‹ Le Jardin des plantes (volume 2)Chapitre 192 sur 219 · CHAPITRE XVIIl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIIl

Développement do la puissance d'Abd-el-Kader. — Annexes au traité de la TulTna. — Guerres de l'cmlr contre les tribus. — Ses menées dans la [irovinco do Conslanlino. — Gouvornement général du maréchal Valée. — Expédition des Dibans. — Lo duc d'Orléans.

Du temps où AchmetBey était encore sur le trône de Constantine, nous avions deux ennemis, mais qui se neiilralisaient l'un |iai l'autre. Mainlenant telle esl l'audace d' Abd-el-kader, que la défaite du pacha lie l'Est va lui sembler un véritable coup d'/Vllali opéré dans l'iulércl des Arabes, o Les l'raïuais ont lait l'auivre de Dieu, val il

ABD-EL-KADER

l'ciire aux tribus, ils ont reiivcrso les derniers Turcs. Allah s'est servi (les infiili-les pnur chasser les tyrans, il faut maintenant se réunir contre les inliilck-s. » Ces paroles ne seront que trop entendues.

En attendant, ce fut un spectacle curieux (|ue de voir l'rniir organiser les provinces i|ue nous lui avions ilonnées. Les trilius s'assouplissaient sous sa main; il leur faisait sentir les avantarjes de l'ordre et de la centralisation. Le commerce et les roules se remplissaient de sécurité. Les Arabes devenaient un peuple, tout en conservant leurs mœurs et leur antique orijanisation fondée sur la famille et sur la tribu. i\Iais adieu l'indépendance d'autrefois! La tribu n'était même plus libre dans ses propres affaires; les officiers de l'émir y intervenaient à chaque instant. Sauf cette intervention, tolérée avec peine, les Arabes bénissaient un gouvernement qui les rendait tous égaux, sinon en civilisation, du moins en droits. Les tribus de la province d'Alger, sans cesse agitées, troublées, menacées, soupiraient après le moment oii elles pourraient jouir des mêmes bienfaits (|ue leurs sœurs de l'Ouest. L'émir entretenait avec soin ces aspirations. Quand on venait se plaindre à lui : « l'assez de mon côté, » disait-il. Lorsque les agents du gouvernement français l'accusaient de ne rien faire ]>oiir engager nos sujets à la paix : « liestez dans Alger, répondait-il, el laissez-moi gouverner les Arabes; je vous réponds d eux. »

Il maïuiua cependant une belle occasion. Durant la campagne de Constantine, le choléra décimait nos troupes. Le général ISégricr, resté à Alger, n'aurait pas pu mettre sur pied deux mille hommes valides. Abd-el-Kader se contenta de s'alTrancbir à petit bruit des limites du traité de la Talïna. Après avoir organisé la province de Tittery sous les ordres du kalifat El-lierkani, il ])arut dans les montagnes (|ui séparaient cette province de celle d'Alger. Nous dûmes songer ii arrêter cette espèce d'invasion sur notre territoire. Il argua du traité signé par le général Bugeaud. Nos agents l'expliquèrent autrement. On finit par conclure, le 4 juillet 1S3S, une contreconvention ou annexe dont voici le texte :

0 Ariici.k pbesmer. — Dans la province d'Alger, les limites du territoire que la France s'est réservé au delà de rOued-l\a<ldarah sont fixées de la manière suivante : le cours de l'Oued-Kaddarah jusqu'il sa source, au mont Tibbiarin; de ce point jusqu'à l'Isser; au-dessus du pont de Hi'n-llini, la ligne actuelle de délimitation entre l'Oulliau de Khachna el celui de Heni- Djaaii ; et au delà de l'Jsser jus(|u'au liiban , la route d'Alger à Constantine, de manière que le fort de ilamza, la route royale, et tout le territoire au nord et à l'est des limites indiquées, restent à la l'"ranc<', et que la partie du territoire de Beni-Djaaii , de l'ilamza el de l'Ouaunouglia , au sud et à l'ouest lie ees mêmes limites, ^ml (iilmiiiislrre par l'émir.

» Dans la province d'Oran, la France conserve le droit de passage sur la roule ipii conduit actuellement du territoire d'Arzew à celui de Moslagaueiu ; elle pourra, si elle le juge convenable, réparer et entretenir la partie de cette route à l'est de la Macta qui n'est pas sur le territoire de Mostaganem ; mais les réparations seront faites à ses frais, et sans préjudice des droits de l'émir sur le pays.

» Art. il — L'émir, en remplacement des trente mille fanèijues de blé et des trente mille fanégues d'orge qu'il aurait dû dinmer à la Fraiici' avant le l.'i janvier ISiS, versera, chaipie année, pendant div ans, deux mille (allègues de blé et deux mille fauègiies d'orge. Ces denrées seront livrées à Oran, le 1"'' janvier de clia(|ue année à dater de IS^iO. Toutefois, dans le cas oii la récolte aurait été mauvaise, répo(|ue de la fourniture serait retardée.

)) Art. III. — Les armes, la poudre, le soufre et le plomb dont l'émir aura besoin seront demandés par lui au gouverneur général, (|Mi les lui fera livrer à Alger, au prix de f.ibriealion et sans aucune augmentalion pour le transport par mer de J'ouliui en Afri(|ue.

» Art. I\ . • — Toutes les dispositions du traité du '-'A) mai ts;i7 rjui ne sont pas modifiées dans la présenter convention loiiliiiuei'ont à recevoir pleine et entière exéciilion, tant dans l'Ouest que dans l'Est. »

Avec un ennemi Ici qu'Abd-el-kader, traiter n était rien. Le maréchal \ alée appuya la conviutioii eu se montrant décidé à la faire exécuter. Il forma un camp sur le Kliamis, occupa lîlidah et (^oléah, les couvrit par des postes considérables, et accordant au système du colonel la i\loriri('re une prédominance (|ui avait été longue à triompher. Il opposa p(>llti(|ui' il pollli(|ue. Par ses ordres, on se mil partout avec les chefs arabes inlluenls; on cliert ha a leur faire comprendre que la France ne voulail que le ièi;ue de la civilisation el de l'ordre, qii'Abd-el-Kader était un maître bien plus dur et bien lilus dangereux, (à'tle polilicpic eut un grand succès dans l.i province de Coiislanline. Les kaïds trouvèrent bienlol entre la domination de la France et celle des Turcs une ditVérence immense. Ouel(|ucs-iins réprimi'rent il'eux-mèmes des meurtres commis sur des Français. I.'excelleiil général ^égrier ayant été chargé de rechercher la meilleure cl la plus courte voie pour se rendre de (Constantine à la nier, fil sur Slora, et par une région non encore jiarcoiiriie et réputée terrible, une reeonnaissanee (pii fui à peine troublée. La route de (.'mistaiitine à ranclenue lîussieada fut alors projeli'c, et une ville fia'nçaise, l'iiilippevillc, prit la (ilace de la vieille cilé romaine, l'hilippcville devint proniptemciil le pori d'Mger.

Le maréchal \ alée fit aussi occuper Djigelli, et fortifia notre garnison lie Djiiuil.ih, qui pendant sept jours venait de résister à une

attaque générale des Kabyles de la contrée; il résolut enfin de lier par terre des communications entre les provinces de Constantine et d'Alger en franchissanl les Ihbans par le célèbre passage des Portes de Fer.

Pendant ce temps, .\bd-el-Kader faisait de son côté de grandes choses. C'était peu pour lui ipie d'étendre sa domination au détriment de la France. Presi|ue toutes les tribus du désert dans lequel va se perdre la province d'Oran lui étaient hostiles. S'il tolérait cette hostilité, il pouvait se tnuivcr jiris à un jour donné entre ces tribus et la France mailresse des principaux points du littoral. D'une autre part, tant que ces tribus ne lui seraient pas soumises, il lui était impossible de pousser à fond de train la guerre contre les Français. Il résolut d'agir en conséiiuenee; mais avant de se porter sur le désert, il eut à s'occuper de Médéah.

Un inspiré, Sidi-Jahia-el-Churgi, avait paru dans celle ville. Lui seul, disait ce prophète, était l'envoyé de Dieu, et Abd-el-Kader n'était qu'un imposteur. Comme preuve de sa mission, Sidi-Jahiael-Cliurgi affirmait que si l'émir marchait contre lui, sa pouiire ne liartirdit ;)i/s. Le fils de ^Lilii-Edditi ne liiit pas compte de la prophétie. 11 fut en outre servi à point. Un renéi;at italien, qui exerçait un coinmaudeiuent dans sa petite artillerie, ayant reçu les propositions de Sidi-Jaliia, demanda la faveur de charger lui-même la première pièce el d'y mettre lui-même le feu. Sidi-Jahia, comptant l'avoir gagne, se présenta audacieuseiuent avec les tribus qu'il avait rassemblées. La poudre ayant pris feu, il s'enfuit. Abd-el-Kader profila de cette circonstance pour augmenter son influence dans la province de Titlery, et, ne craignant plus de rival au Nord, se porta vers le Midi.

Son principal adversaire sur ce point était le clieik Tedjini , chef oudjouat des Ouled-Moklan, dont la famille commandait à Lagliouat et à 1 adjmoul, et qui lui-même concenirail ses forces à Ain-.Mahdi. Tedjini, habitué à vivre dans l'indépendance, ne voulait payer à l'émir que ce qu'il payait autrefois aux Turcs, c'est-à-dire un droit d'investiture. 11 envoya le montant de ce ([u'il se croyait obligé de solder. Abd-el-Kaiter lui retourna ses jiréscnts, exigeant une soumission absolue, et exigeant qu'il le vint joindre avec ses cavaliers disponibles. Tedjini refusa. L'émir le lit d'abord investir par son frère Sidi-Mustajilia; puis il marcha lui-iiièmc à la lêle de ses forces principales. Tedjini, assiégé par un ennemi nombreux, résista avec courage. Il fil plusieurs sorlics; mais il lui fallut enfin abandonner sa ville patrimoniale. 11 se réfugia plus au midi, armant ciuitre l'émirles tribus du Sud; mais Abd-el-Kader ne se fatigua pointa le poursuivre. Ce ne fut qu'après longtemps menacé qu'il regagna Tédikempl, (|ui devint le principal marché du ^lidi. ()ii le vit bienlùl se présenter de sa personne, sous prétexte d'accomplir des actes religieux, jusque dans la grande Kabylie, el jusqu'à Bougie, puis lier des relations suivies dans la province de Constantine. Tel était l'état des choses quand le maréchal \ alée tenta l'expédition des Bibaiis.

Deux divisions, l'une sous les ordres du duc d'Orléans, auquel on n'avait pas voulu accorder la gloire de l'expédilion de Constanliue, l'autre commandée par le général Oalbois, furent chargées de franchir ces redoutables montagnes, devant lesquelles s'était arrêtée l'audace romaine. Ces divisions, parties de Djimilah, s'avanci'reni par Ain-Turc, l'Oued-Bou-Selam el le plateau de l)ar-clllammar, guidées par notre kalifa Mokraiii; de la, elles se portèrent sur l'Ouedliou-Kheleun. Ici, la division de ( ialbois recul l'ordre de renlrcr dans la Medjanah , où sa présence était nécessaire pour arrêter les progrès des partisans de l'émir. Elle obéit en frémissant d'une douloureuse impatience. Les régiments aux ordres du duc d Orléans continuèrent seuls la route. C'étaient le 2'^ et le IT' légers, le 1"'' et le :!•■ iliasseurs; (|iielqucs spahis, du génie et de l'arlillerie les accompagnaient.

Le génie cul fort à faire quand on se fut engagé dans la vallée de l'Oued Bou-Khetcun. A mesure que l'on s'avança, la vallée devint |dus étroite, les moulées el les descenles furent plus rapides. Enfin on se trouva dans le voisinage des Portes de l'er, chacun cherchant vainement à pénétrer des yeux dans ces célèbres passages, à travers les masses perpendiculaires ([ui se dressèrent tout à coup en face de l'armée.

Ces portes sont au nombre de quatre; elles consistent en des ouvertures naturelles qui donncnl successivement passage entre des rochers gigantesques sur lesipicls croissent, défi.inl la main de l'homme, les plus lielles fleurs de la flore niédilerranéinne el des palmiers séculaires. La première se trouve à la suite d'une sorte d'immense entonnoir dans lequel on descend par une pente abru)ile. Celle porte franchie, la roule s'élargit un peu, puis, loiijoiirs surplombée par des rochers dont la vue n'aperçoit point le l'aile, elle se rétrécit proinptcmenl jusqu'à un second, puisa un troisii'iue passage fort rapprochés. La dernière de ces portes donne accès dans un défilé obscur, mais moins étroit, au bout duquel est la qiiatriinie, à travers lai|uelle on aperçoit, comme le paradis au bout de l'enfer, une vallée dans larpielle continue ii couler rOucd-Bou Khelhciin, mais celle fois sous le nom d'Oued Biban , el ciiibcllissanl ses rives de perspectives (|ui, à l'œil f.itigué et terrifié par les obscurilés des portes, semblent vérilalileiiicnt délicieuses.

(ie fut un moment magiipie quanrl 1 1 division déboucha dans celle

ABD-ELKADER.

riante campagne aii\ sons iTlenlissants d'une nuisif(iie joyeuse. Mais cette nia|;ic dura peu. On était au VS d'(>ito))re. Le tonnerre conimenea à jjronder comme si le ciel eût vu d'un mauvais regard une armée française franchir ces portes infraneliissables. Il fallut faire halle à El-nia-lsalou. Dire ce (|ue nos soldats soulïrireiit alors serait difficile. On comprendra une partie de ce qu'ils sn|)porlèrcnt (juand on saura (|oe le chemin qu'ils parcouraient est appelé le chemin île la soif, l'énihle el cruel eheniin en ellct, car I Oued-lJenSellam, main- Icnant appelé Oued-M.ileh, comme il s'appelait toul à l'henrc Oued- Bihan , y coule dans un lit tout inipré|jnc de sels de magnésie ijui en rendent les eaux insupporlahles.

Après la soif, le combat! A peine s'est-on remis en marche le 29, que l'on saisit des éelaireurs arahes, par les(H!cls on apprend que le commandant arabe de Sebaou , le bey ou kalifa lien-Salem , s'est levé pour le compter d'Abd-el-Kader, et que celui-ci invile toutes les tribus des Bibans à se mettre en armes. Ben-Salein lui-même, à la tête de ses forces, campe sur l'Oued-Nava, et s'avance jiour nous barrer la roule du fort de lianiza, qui est le but de l'expédition. I.e rapport des éelaireurs se vérilie. I.e ■!() oe.lobre, on aperçoit le Ualifa b'avançant eoiunu' ils l'avaient annoncé; mais le duc d'tJrléans, rpii conduit une iorle colonne d'avant-gaide composée de troupes légères, les lance avec rapidité au-devant de l'eniuimi, sans rien négliger néanmoins pour s'assurer des positions qui dominent les passages. Ben-Salem ne juge jias à propos de les attendre; il se relire vers Médéali. Le fort d'Ilaniza, (pii eumuiande aux trois routes d'AlgiM', de Bougie et des l'ortes-de-Kir, et i|ui dale des liomains, est en consé- (|uence occupé sans coup férir, puis détruit. Il ne resie plus alors ipi'ii franchir les contre finis du Djebel-llammal , pour alleiiidre le camp du l'^oudouek, nii le géiu'ral liulhièrcs a ses positions sur rOued- Kaddar.di. iJe la on rentrera à Alger, dite nouvelle cl ilillicile marche s'exécute encore avec bonheur, malgré l'opposition de quelques partis arabes. Le 2 novembre, ou est à la Alaison-Carrée , cl bientôt après la division est reçue dans la capitale de nos possessions au milieu des acclamations d'un peuple enthousiaste.

Ce fut assurément le plus beau moment de la vie du duc d'Orléans. Le courage dont il avait donné l'exemple, la décision et la rapidité de ses mouvements, la facilité de ses relations, le rendaient, dans toute la force du mot, l'idole do l'armée d'Afrique. Prime et soldais s'unissaient dans une même [lenséc, le premier promettant solennellement que désormais toute cette terre que l'on venait de ])arci)urir resterait française, les seconds jurant de verser leur sang pour la conserver. Prince et soldats devaient tenir parole; seulement l'exécution de la promesse du duc d'Orléans allait êlre bientôt interrompue par la mort et léguée ii ses frères.

Personne ne songeait îi une mort si ])rénialurée lors des brillants discours de l'hérilier de la couronne à la i^Liison-Carréc, lors de son magnifique loast à l'armée d'Afrique, quand il s'écriait :

« Au nom du roi, messieurs, a cette armée, qui a conquis à la France un vaste et bel empire, ouvert un champ illimité à la civilisation dont elle est l'avant-garde, ii la colonisation dont elle est la première garantie!

» A celte armée, qui, maniant tour il tour la pioche et le fusil, combattant allernalivement les Arabes et la fièvre, a su ailVonler avec une résignation sloïqiie la mort sans gloire de riiôpital, et dont Ja boiiillanle valeur conserve la tradition de nos légions les plus célèbres!

• A cette armée, compagne d'élite de la grande armée française, qui sur le seul champ de bataille réservé il nos armes doit devenir la ]iépinièi'e des chefs futurs de l'armée française, et qui s'enorjueillil jusiement de ceux qui ont percé h travers ses rangs!

i> A celle armée, qui loin de la patrie a le bonheur de ne coiiiiiùlre les divisions intestines de la France que pour les maudire, cl qui, servant d'asile ii cvii\ qui les fiiieul, ne leur diuiue ii combatlrc pour les intérêts généraux de la l'rance que contre la nature, les Arabes et le climat!

» Au chef illustre qui a pris Constantinc, donné à l'Afrique frannaisc un cachet inefl'aeable de iierinanence et de stabilité, et fait flotter nos drapeaux là oii les Uomains avaient évité de porler Ifurs aigles !

» C'est au nom du roi, qui a voulu que quatre fois ses fils vinssent prendre leur rang de bataille dans l'armée d' 'vfrique, que je porle ce loasi !

11 C'est au nom de deux frères dont je suis jusiement lier, dont l'un vous a commandés dans le plus beau fait irarmes que vous ayez, accompli, et dont l'autre s'est vengé au Mexique d'être arrivé trop lard il Ciinstanliue, que je porte celle santé !

11 C'est aussi, permetlez-moi de vous le dire, enmmo lié d'une manière indissoluble ;i l'armée d'Afrique, dans le» rang's de la(|uelle je m'honore d'avoir marché sous les ordres de deux maréchaux illustres, que je porte celle santé. A la i;loire de l'armée d'Afrique et au maréchal \alée, i;ouverneur gi'néial ! »

Celle noble iiupmvisalion conlenait loule l'hisloire de la colonie, loule l'hisloire du règne. Chaque mol iiortait et annonçait une ère nouvelle pour le jour oii le prince qui le disait si'rait le chef d'un fjouvernement vraiment français, libéral et populaire. Le destin allait

se jouer de lant d'heureux présages! Cependant le duc d'Orléans avait encore de la gloire à recueillir en Afrique.

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