‹ Le Jardin des plantes (volume 2)Chapitre 46 sur 219 · Paris. Typographin [Mon · texte numérisé non relu

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riété ; mais son pelage est plus gris, et la tache blanche qui entoure la boiiclie est plus prononcée. Il habite le même i)ays.

Le Kangourou r.Mf,-ROV\ {Kartgurus rufogriseus, Gkoff. — Desm.) est un peu plus petit que le kangourou à moustaches, et n'a que trois pieds et demi (1,157) de longueur; son pelage est d'un gris roux tirant sur le blond, plus foncé sur le dos, plus pâle en dessous et passant au blanc sur la ligne médiane; d'un gris brunâtre sur les quatre jambes, et au bout de la queue. Les oreilles sont plus arrondies que dans les deux premières espèces. De la Nouvelle Hollande.

Le Kangourou de Banks (lîangurus banksianus, Gaim. Macropus banksianus, Less.) est une espèce fort douteuse, qui serait d'un rouge foncé, avec des taches brunes sur la tête. Sa taille serait plus petite que celle du kangourou à moustaches , et il habiterait les montagnes Bleues de la Nouvelle-Hollande.

Le Kan(;oi Rou LAINEUX {Kangurus lanigcr, Quov et Gaim. kan-

frrres. riio (io \'aii;pinrd , .36. '*

MAUSOPIAUX.

giirus riifus , Desm. Macropus laniger, Less.) est presque de la même taille que le kangourou enfume', et n'a pas moins de quatre pieds (1,299) de longiiem'; son pelage est très-long, doux, soyeux, frise et laineux, d'un rouge ferrugineux en dessus; hlaniliâtre sur la poitrine et le ventre; les oreilles sont ovales, grisâtres en dehors; les doigts d'un hrun roussâtre. Ses membres postérieurs sont encore plus allong(^s que ceux des autres espèces. 11 habite les environs du port Manqnarie.

Le Kaxgoi'iiou he l'île Kli.knf. {Kangurus Eugenii, Desm. J/acrepus: Eugrnii , Less.) a dix-neuf pouees de longueur {0,S11); son pelage est épais, moelleux, d'un gris brun en dessus, mêle d'un peu de roux sur les parties antérieures et sur les pattes de devant, et blanch;1tre en dessous; la queue, en dessous, est d'un blanc roussAtre. 11 vit en troupes nondireuses sur l'ile Eugène, à la côte sud de la Nouvelle-Hollande, et parait ne pas se trouver sur ce continent.

" L'OuALABAT ou KANGOUROU DE i)UissoN [Kangwus ualabatus , Less. et Gabn. Macropus ualahatus, Liss. Kangurus bicolor, vélins du Muse'um; Kangurus Brunii, Desm.) est brun en dessus, fauve pâle en dessous; sa (pieue est très-longue, très-noire en dessus ainsi que la bouche; les paltes et les joues sont grises, et les poils de la base des oreilles sont d'un jaune rougeftire. 11 est commun dans la Nouvelle-Galles du Sud.

Le Kangourou de Labillardière (Kangurus BiUaitiierii , Desm. Macropus Billardierii, Less.) est à peu près de la taille d'un lièvre; ses oreilles sont courtes et ovales-arrondies; sa lèvre supérieure est rousse; ses main: sont d'un brun roux, et ses ongles très-compriraès au lieu d'être déprimés; sa queue est de la longueur de son corps; son pelage est d un gris brun en dessus, roussâtre en dessous. Il habite la terre de Diéuien.

Le PoDiN ou Pélandoc d'Ahoé [Kangurus «'eferum, Less. et Gakn. m acropus velerum , Less. Le Filander , Vaiexti.\ etLEBimViN. Le Lapin d'Aroé) est de la taillt^ du précédent. Il est beaucoup plus ramassé dans ses formes que les précédents; sa queue est moins longue; .ses membres antéiieurs plus forts; son pelage est entièrement brun. Il habite exclusivement la iS'ouvelle-GuUiée et les îles équatoriaies.

Le Kangourou filandre (Kangurus philander, Geoff. DideliMs asialica, Pall.) a presque toujours été confondu avec l'oualabal, quoiqu'il ne soit pas de la Nouvelle llollanile, ou avec le podin, cpioiqu'il ne lui ressemble jwis. Il a environ deux pieds et demi (0,K12) de longueur; il est brun en dessus, mais le dessous du corps et la partie interne des membres sont roux ; le museau et les doigts sont noirâtres; la queue est noire, avec un peu de blanc à l'extrémité; les «fleiiles sont brunâtres, avec du roux à leur base. Il habile les îles de la Sonde.

13« Genre. Les PÉTAURISTES ( Petouru.s Siuw) ont trcnlehuit dents, savoir : six incisives siip('rieurcs et deux inférieures: pas de canines; seize molaires en haut et (piatorze en bas; ils ont !a peau des flancs plus ou moins étendue entre les jaudies, et couverte de i>oils, de manière à leur servir, non pas d'ailes, mais de parachute ; leur lélc est assez courte ; leurs oreilles sont petites, et leur<pieue est non prenante. Tous sont de la Nouvelle- Hollande.

L'Hépouna-rou ( Pefauj-t/s taguanoides. Desm. — Siiaw. l'claurista laguaniïdes, Desm. Didclpliispolaurus, Siiaw. \.(' Grand l'halançpr volant, G. Ci v.) est à peu près de la laille d'un galéopi- Ihèque; il a communément dix-liuit pouces de longueur (0,187), non compris la queue, (pii en a près de vingt (0,.StO); sa ti'le est petite, son museau très-aigu; sa queue est arrondie, très-toufltie, brune, un peu fauve à la base. Son pelage varie; il peut élre: -1" d'un brun rhdcolat foncé en ilessus, et d'un blanc sale en dessous; 2" mélangé de fauve clair et de biun , avec une raie plus foncée sur le dos : les flancs d'un gris cendré avec deux taches oblongues fauves : le dessous blanchâtre ; 5° entièrement d'un

blanc jaunâtre sur le dos, et d'un blanc pur en dessous. Les membranes qui sont entre ses membres l'aident à sauter en le soutenant dans l'air.

Celle espèce est commune dans les environs de Sidney et dans les montagnes Bleues , où elle habite les grandes forêts , et se plaît i)articulièrement à poursuivre les insectes, peut-être même les petits oiseaux, sur les plus hautes branches des eucalyptus; probablement elle mange aussi des feuilles. Grâce à l'extension de la peau de leurs flancs, les pétauristes peuvent sauter à une distance prodigieuse d'un arbre à un autre, en élendant les quatre membres et glissant obliipiement dans l'air au moyen de leur parachute. Tout ce qu'on sait de leur histoire, c'est que les habitants du pays leur font une guerre à outrance , non-seulement pour s'emparer de leur chair , qu'ils trouvent délicieuse , mais encore pour faire avec leur fourrure de fort jolis petits manteaux que leurs femmes portent sur leurs éi>aules. En efl'et, le pelage de ces animaux est très-épais, très-long, d'une douceur et d'une finesse extrême, qui, sans aucun doute, lui donnerait une grande valeur si jamais on le mettait dans le commerce de la pelleterie.

Le Pétauriste a grande queue (Petaurus macrourus, Desm. Petaurifita macroura, Desm. Didelpliis macroura. Siiaw. Le Phalanger volant à longue queue, G. Cuv.) est de la taille du surmulot. Il est d'un brun foncé en dessus, blanchâtre en dessous; sa queue est grêle , une fois et demie longue comme son corps ; les paltes de devant sont blanches à leur extrémité. 11 habite la Nouvelle-Hollande. Probablement on devra réunir à cette espèce, comme sini|de variété.

Le Pétauriste a ventre jaune (Petaurus jlaviventer , Desm. Pciaurista fiaviventer, Geoff.). U diffère du précédent par son pelage d'un brun marron en dessus, d'un fauve blanchâtre en dessous; la queue est d'un brun marron, ronde, un peu plus longue que le corps. U habile le même pays.

Le Petauiuste de Péron (Petaurus Pcronii, Desm.) est de la taille de nos e'cureuils , et se distingue des autres par sa membrane des flancs, i|ui ne lui vient que jusqu'aux coudes ; son pelage est brun en dessus , blanc en dessous, et mélangé de brun et de gris sur le dessus des membranes; ses pieds sont blancs, ainsi que l'extrémité lie sa queue. Il est de la Nouvelle-Hollande.

Le PÉTAURiSTii sciURiFN [Pctaurus sciureus , Desm. Didelphis sciurea , Siiaw) a près de neuf pouces de longueur (0,24i), sans y comprendre la queue, ipii en a près de dix (0,271), c'est-à-dire qu'il est à peu près de la taille de noire ('ciireuil commun. Son pelage est d'un gris cendre' en dessus, blanc en dessous ; le bord t^es membranes est blanc ; la tête a deux traits noirs partant des narines et «'étendant jusque sur les yeux; une autre ligne noire s'étend depuis le nez jusqu'au bout de la queue ; c(dle-ci est cendrée, roussâlrc à l.i hase et brune au bout. Il lialiite l'île de Norfolk et les montagnes lili'ucs. On sait qu'il s établit dans des trous d'arbre, et ([u'il fait huit petits à chaque portée.

Le PiiTAURiSTE i'ygmée (Pclaurus pygmwus, Desm. Didelphis pygmœa, Siiaw. Petaurisia pijgmœa, Gkoef. Le Phalanger volatil nain, G, Cuv.) se disliiigue de tous ses congénères par sa queue d'un gris roussâtre, diuit les poils sont parfaitement dislicpies et ad'ectent la position des barbes d'une plume; son pelage est d un gris de souris uniforme, légèrement lavé de roussâtre en dessus, et d'un blanc pur en dessous. Il est de la grosseur d'une souris, et sa ipieue est moins longue que son corps ; la membrane de ses (lancs se termine aux coudes. H habile la Nouvelle-Hollande.

1.^= Genre. Les HALMATUHES {Italmaturus, Fr. Cuv.) ont vingt- Imil dents, savoir: six incisives supérieures et deux inf('rieures; pas de canines; dix molaires en haut et dix en bas, c'est-,i-dirc deux de plus à chaque mâ( hoirr «pie les kangourous. Du reste, ils leur ressemblent beaucoup et n'eu dillèrent guère ipic par leurs oreilles plus courtes et leur queue pres«jue nue ou n'ayant que quelques poils rares.

MARSUPIAUX FOLIIVORKS.

L'Halmature a bandes {Halmaturus fasciatus. — h'anyurus fasciatus, PiiRON et Lesueur. Halmaturus ekgans, Less. Le Kangourou élégant, des naturalistes) a la tête arrondie; son pelage est d'un gris de souris, raye' transversalement en dessus de gris, de roux et de noir, formant douze à quinze bandes d'un efTet agréable ; le dessous est gris, ainsi que la queue dont l'extre'mite' est noire. Cette espèce a les mêmes mœurs et les mêmes liabitu<les que les kangourous; elle habite les buissons épais et s'y forme des galeries de verdure. Sa chair passe pour fort bonne. On la trouve dans les îles Bernier et autres voisines.

L'IIalmature thétis (Halmaturus tlielis , Busseuil. — Less. Kangurua thetis, Fr. Cuv.) a deux pieds un pouce (0,677) de longueur, non compris la queue qui a vingt pouces (0,Si2). Son pelage est d'un roux cendré en dessus, d'un gris jaunâtre sur les flancs , rougeâtre sur le cou et les e'paules ; la queue est peu fournie de poils et recouverte de petites écailles comme celle des rats : elle est, ainsi que les pieds, d'un non- foncé. La gorge, la poitrine et le ventre sont blanchâtres. Il habite les environs du Port-Jackson.

16'= Genre. Les PHASCOLOMES ( Phascolomya , Geofp.) ont vingt-quatre dents, savoir : deux incisives en haut et deux en bas, toutes quatre fort longues; point de canines ; dix molaires supérieures et dix inférieures; la tête large, plate; les Jambes courtes; le corps comme écrasé, sans queue; ils ont cin(] ongles aux pieds de devant, et quatre, avec un petit tubercule au lieu de pouce, à ceux de derrière; la femelle a une poche abdominale.

Le WoMiiAT (Pliascoloniis ivombat , Péron et Lesuecr. — Desm. Wotnbatus fosfor, Geofe. Didelphis ursina, Sbiaw. Phascolomis llasii , Less.) est de la taille d'un blaireau; son pelage est épais, grossier , d'un brun gris plus ou moins foncé , avec des teintes plus foncées sur la poitrine. La femelle tire un peu sur le fauve. Il habite l'île de Ring, au sud de la Nouvelle-Hollande.

Ce phascolome est un animal lourd, ma-sif, raccourci, ce qui, avec des yeux très-écarlés , médiocrement ouverts, des oreilles courtes , une marche plantigrade et d'une excessive lenteur, lui donne une figure peu gracieuse. Son caractère est doux, mais excessivement timide; si on l'attaque, loin de cherchera se défendre , il se ramasse en boule et se laisse assommer sans même cherchera fuir; aussi Péron dit-il que les chasseurs de phocpies vivent exclusivement de sa chair, qui est excellente, et qu'ils ont considérablement diminué le nombre de ces animaux. G. Cuvier pense que, ainsi (|ue les kangourous, il s'acclimaterait fort aisément en France, (pi'il multiplierait dans nos basses-cours, et qu'il y deviendrait fort avantageux à cause de la qualité de sa chair. En effet, il n'est point d'animal plus à facile nourrir; à l'état sauvage, il vit exclusivement d'herbe; en domesticité, il mange tout ce qu'on lui présente : le pain, les fruits, les racines, les herbages, et même le lait.

Le wombat est nocturne ; le jour, il se retire dans un terrier qu'il sait se creuser avec ses ongles robustes; et il n'en sort ipie la nuit pour chercher sa nourriture, et vaquer aux autres besoins de l'animalité. La femelle met bas quatre petits, qu'elle élève dans sa poche abdominale , et dont , selon Péron , elle prend le plus grand soin.

LES RONGEURS

lillTIEJlE OUUKE DES M ,1 jM M I ]'' K It E S.

5^ ,.;s|% ^'f ',/^fc^^Mv .

Le Tamia-Palmiste.

Los animaux de cel oiili'e oui deux grandes incisives ;i chaque inftclioire, separe'es des molaires pai- un espace vide ; ils manquent de canines; leurs jambes de derrière sont plus longues que celles

de devant. Les uns sont omniiiores et ont des clavirides bien distinctes; les autres sont lierhivures et n'ont (|u'un iiidiment de ' clavicule.

" SECTION PREMIEHK.

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