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Ouistiti à pinceau et Ouistiti oreillard.
Le Mico (Jacchus argentatus, GEOrF. Simia argentata, Lin. Le Mico, Burr. — G. Cuv.) Son pelage est d’un gris blanc argenté, quelquefois tout blanc; ses pieds et ses mains sont rouges , et sa face, ainsi que ses oreilles, d’un rouge vermillonné; sa queue est d’un noir brunâtre ou blanche, non annelée. Ce petit animal habite le Para.
Le Mécanure (Jacchus melanurus, Grorr.). Il est brun en dessus et fauve en dessous; sa queue est non annelée, d’un noir uniforme. Il semble faire le passage des ouistitis aux tamarins. M. de Humboldt l’a trouvé au Brésil.
Le Porre-Camai (Jacchus humeralifer, Grorr.). Il est d’un brun châtain , avec les épaules, la poitrine et les bras blancs ; sa queue est légèrement annelée de cendré. Il est du Brésil.
L'Ouisriri À PINCEAUX (Jacchus penicillatus, Georr. Hapale penicillatus, Fr. Cuv.). Sa taille est celle du ouistiti ordinaire; son pelage est cendré; la poitrine , les côtés du cou, la nuque , le dessus des épaules, sont noirs; il a sur la croupe et les côtés du dos des bandes transversales noires, grises et fauves; sa tête est noire, avec une tache blanche en demi-lune sur le front; il a un pinceau de poils noirs très-longs devant les oreilles. Sa queue, annelée comme dans les espèces qui suivent, est à anneaux blancs et noirs. Il est du Brésil.
L'OreizLar» (Jacchus auritus, Grorr.) est noir, mêlé de brun; il a une tache blanche au front, et de très-longs poils blancs couvrent l'intérieur même des oreilles; sa queue est annelée de noirâtre et de cendré. On le croit du Brésil.
24e GENRE. Les TAMARINS (Midas, GEorr.) ont quatre incisives supérieures contiguës, les intermédiaires plus larges que les latérales ; quatre incisives inférieures proclives, contiguës et formées en bec de flûte; leurs canines sont coniques, assez fortes, et se dirigeant de dedans en dehors; leurs oreilles sont grandes, d’où leur est venu leur nom scientifique; la saillie que fait en avant le bord supérieur des orbites rend leur front très-apparent.
Le Tamary (Midas rufimanus, Georr. Jacchus rufimanus, Des. Simia midas, Lin. Hapale rufimanus, Fr. Cuv. Le Tamarin, Burr. — G. Cuv. Le petit Singe noir, Ebwa.) n'a guère que six pouces de longueur (0,162) non compris la queue, qui est deux fois plus longue. Il est noir, avec la croupe variée de brun ou de gris; ses mains et ses pieds sont d’un roux jaunâtre ou orangé. Il s’habitue aisément à la captivité, mais il n’y vit pas longtemps.
Ce joli petit animal habite la Guyane et le Maragnon. Il est vif, gai, capricieux, irritable, et néanmoins il s’apprivoise aisément. Son intelligence est assez bornée, et sous ce rapport il le cède beaucoup aux sapajous. Il est sujet, quand on le contrarie, à tomber dans des accès de colère, que son impuissance rend plus risibles que dangereux; car ses mâchoires n’ont pas assez de force pour entamer la peau. Sa complexion est fort délicate, d’où il résulte que si on le transporte en Europe il ne tarde pas à être tué par les influences du climat. Dans son pays il vit d'insectes et de fruits. Même lorsqu'on est parvenu à le rendre tout à fait familier, il ne faut pas compter sur son affection, car il n’en est
pas capable, et il n’est privé que par le seul effet de l'habitude. Il grimpe sur les arbres avec facilité, et ses mœurs, sa manière de vivre, rappellent beaucoup celles de l’écureuil, Tout ce que nous en disons peut également s'appliquer aux autres espèces du genre.
Le TamarIN NÈGRE (Midas ursulus, Georr. — G. Cuv. Hapale ursulus, Fr. Cuv. Jacchus ursulus, DESM. Saguinus ursula, Horrm.). Il a beaucoup d’analogie avec le précédent , mais il s’en distingue aisément par ses mains constamment noires. Son pelage est noir, ondulé de roux vif sur le dos. On le trouve au Para. Il s’apprivoise difficilement, est très-irritable, et mord serré quand on le touche.