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LES ÉCUREUILS

se font reconnaitre par leurs incisives inférieures très-comprimées; ils ont cinq molaires en haut, ou plutôt quatre, avec une très-petile en avant qui tombe de bonne heure, quatre en bas, de chaque côté des mâchoires, en tout vingt-deux dents. Leur queue est longue, garnie de longs poils souvent distiques, c’est-à-dire, dirigés sur les côtés comme les barbes d’une plume ; ils ont quatre doigts devant et cinq derrière, munis d'ongles très-acérés ; quelquefois le pouce de devant est indiqué par un tubercule. Quelques-uns ont des abajoues ou poches buccales; chez d’autres, la peau des flancs s’étend de chaque côté d'une patte à l'autre.

Aer Genre. Les TAMIAS (Tamia, IL116.) ont la tète osseuse, présentant une ligne courbe uniforme à sa partie supérieure vue de profil ; et, vue en dessus, toutes ses parties antérieures très-effilées ; leur boîte cérébrale , peu étendue, ne s’avance pas jusqu’à la moitié de la tête; ils ont des abajoues et la queue distique. Tous sont fort lestes, fort vifs et pleins de grâce.

Le PALMISTE (Tamia palmarum, Less. Sciurus palmarum , Lin. — Des. Mustela africana, Cius. Le Palmiste, Burr. Le Rat palmiste, BRISSON) appartient peut-être au genre écureuil, car nous ne savons pas s'il a des abajoues; mais, pour Lous les autres caractères, il se rapproche dayantage des tamias,

Ce joli animal est un peu plus petit que notre écureuil; son corps a cinq pouces (0,155) de longueur, et sa queue six pouces (0,162) ; il la porte droite et relevée verticalement, mais sans la renverser sur son corps comme l’écureuil : il ne l'a pas non plus aussi touffue, et elle est rougeàlre en dessus, et blanchâtre bordée de noir en dessous. Son pelage est brun ou d’un roux mêlé de gris, avec trois bandes longitudinales d’un blanc sale ; le dessous de son corps est blanc; ses oreilles n’ont pas de pinceau terminal. On en connaît une variété albinos, figurée ici.

Le palmiste vit de fruits et se sert de ses deux pattes de devant pour les saisir et les porter à sa bouche; il passe une grande partie de sa vie sur les palmiers, d’où lui est venu son nom, et il fait un grand dégât de-dattes , ainsi que d’autres fruits qu'il va chercher dans les vergers et dans les jardins, et qu’il emporte avec lui soit pour les manger plus à son aise, soit pour en faire une provision. Quand il ne les emporte pas, il en gâte néanmoins un grand nombre, car , avant d'en manger un, il faut qu'il en entame au moins une douzaine pour les goûter. Vif, léger, éveillé, d'une agilité surprenante, il aime à bondir de branche en branche et d'arbre en arbre, le plus souvent pour le seul plaisir de se donner du mouvement. Les auteurs que j'ai consultés ne disent pas s’il niche sur les arbres , comme les écureuils , ou dans des

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