‹ Le jardin fruiter du muséum (volume 2)Chapitre 24 sur 47 · RER RER ER 7 VENES >= S · texte numérisé non relu

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PÊCHER TETON DE VENUS

Feuilles glanduleuses, à glandes globuleuses. Fleurs très-petites. Fruit gros, souvent mamelonné, à chair non adhérente, mürissant vers la fin de septembre.

ARBRE très-Vigoureux , à rameaux gros et longs, à écorce vert-roux , rarement colorée, si ce n’est dans les terrains secs, lorsque l’arbre, planté le long d’un mur, est fortement frappé par le soleil.

FEuices glanduleuses, grandes, planes , larges, finement dentées, courtement rétrécies en pointe vers le sommet. Glandes globuleuses , petites, rares, souvent noirâtres.

FLeurs petites, rose violacé pâle, à pétales distants, régulièrement obovales, petits, concaves, assez longuement onguiculés. Ælamines à peine saillantes.

Fruit très-gros, un peu plus haut que large, ordinairement plus ou moins conique etmamelonné, terminé par un petit mucron pointu, à surface légèrement bosselée, parcouru d’un sillon étroit placé dans une large dépression. Cavité pédonculaire largement évasée, très-peu profonde. Peau épaisse, très-duveteuse , vert-blanchâtre, jaunissant à la maturité, se colorant en rouge franc uni ou marbré sur les parties exposées au soleil. Chair non adhérente, fondante , blanche, souvent légèrement rosée, parfois même violacée dans la partie qui touche au noyau; eau très-abondante, peu sucrée, souvent aigrelette, pourtant agréable. Noyau gros , roux, tomenteux, longuement et régulièrement

PÈCHER TETON DE VÉNUS

Ovale, atténué aux deux bouts et terminé au sommet par un long mucron spinescent; à surface très-grossièrement et largement rustiquée-sillonnée ; suture ventrale peu saillante, parcourue au milieu par un sillon assez large, à bords épais, souvent çà et là entrecoupés; suture dorsale saillante , très-amincie, aiguë vers la base, accompagnée de chaque côté d’un sillon profond, largement évasée.

Le Pêcher Teton de Vénus n’est pas ordinairement très-fertile:; ses fruits mürissent à partir de la deuxième quinzaine de septembre. Toutefois dans les années froides et humides leur maturité est beaucoup plus tardive; dans ce cas ils sont à peine sucrés et presque complétement dépourvus de saveur.

Cette variété doit donc être plantée en espalier à bonne exposition, et, lorsque cela est possible, en terres sèches, chaudes et légères. Dans ces conditions le fruit est ordinairement fort bon. C’est du reste une variété que l’on doit avoir dans toute collection soignée.

« Le {eton de Vénus est une Pêche qui ressemble assez à l’Admirable ; elle est ronde et faite en teton qui a une pointe comme une tette, est blanche dedans, est peu rouge dehors ; sa chair est très-délicate et fondante. C’est une des meilleures Pesches tardives ; fleurit à petites fleurs. » Merlet, Abrégé des bons Fruits, p. 36 [1675].

«Aïnsi nommée parce qu'elle a une tette au bout, plus grosse et plus longue qu'aucune autre Pêche ; ressemble beaucoup à l'Admirable ; elle n’est pas si grosse ni si ronde; sa chair est excellente; elle fleurit à petites fleurs ; sa maturité est à la fin de septembre. » Catalogue des Chartreux, p. 9 1752].

« Pêche d’une forme plus allongée que les autres , avec un mamelon trèsapparent à l'extrémité; sa chair est excellente ; fleurit à petites fleurs. Mürit à la fin de septembre, au midi. » Nollin , Essai sur l'Agriculture moderne, p. 173 [1755].

« Ce Pêcher est très-ressemblant à l’Admirable par sa vigueur, par la force de ses bourgeons, par la beauté de ses feuilles, qui sont très-finement

PÊCHER TETON DE VÉNUS

dentées ; par sa fleur qui est petite, rose, bordée de carmin. Son fruit est moins rond ; son diamètre et sa longueur sont presque égaux (31 lignes sur 30); quelquefois il est beaucoup plus gros que l’Admirable. Un de ses côtés est divisé suivant sa longueur par une gouttière peu profonde, souvent à peine terminé par un petit enfoncement, un mamelon si gros que, suivant plusieurs auteurs, il caractérise ce fruit ; quelquefois, surtout dans les gros fruits, iln’y a ni gouttière ni aplatissement bien sensible sur les côtés, ni enfoncement, ni mamelon à la tête, mais, vu par cette extrémité, il représente bien, suivant d’autres, l’objet dont il porte le nom. La queue est placée dans une cavité profonde et assez large. La peau est couverte d’un duvet fin; elle ne prend pas beaucoup de couleur du côté du soleil ; tout ce qui est à l’ombre est de couleur paille. L'eau a un parfum fin et très-agréable. La fin de septembre est le temps de la maturité de ce fruit. Le noyau est de médiocre grosseur, terminé en pointe, et il y reste de grands lambeaux de chair. » Duhamel, Traité des Arbres fruitiers, p. 34 [1768].

« Autre variété plus grosse et moins arrondie que l’Admirable, terminé par un gros mamelon; goût très-fin et agréable. Mürit fin de septembre.» Bon Jardinier [1783].

« Le Teton de Vénus est une Pêche plus longue que ronde, ayant un mamelon allongé à son extrémité ; elle fleurit à petites fleurs et müûrit à la fin de septembre. C’est une excellente Pêche, meilleure dans les terres légères et chaudes que dans les terres franches et froides. On la place en espalier au midi.» Descombes, École du Jardin fruitier [17841.

« Ce Pêcher ressemble aussi à l’Admirable par son port, ses feuilles et ses fleurs ; ses fruits, ordinairement plus gros, moins arrondis, la plupart terminés par un très-gros mamelon, sont d’un jaune paille qui se lave légèrement de rouge du côté du soleil. La chair est de couleur rose auprès du noyau; l’eau est d’un goût très-fin et très-agréable. Ce beau fruit mürit à la fin de septembre. » Le Berryais, Traité des Jardins, vol. [, p. 301 [1789].

« Cette Pêche est souvent confondue avec la Bourdine parce que ses fleurs sont semblables, que son mamelon est variable, et aussi parce que le temps de sa maturité prête beaucoup à cette confusion; cependant elle est plus grosse, moins colorée et un peu plus tardive. » Pirolle, Horticulteur français [1824].

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PÊCHER MIGNONNE HATIVE

Feuilles glanduleuses, à glandes globuleuses. Fleurs grandes, rose vif. Fruit gros, à chair non adhérente, mürissant au commencement d'août.

ARBRE Vigoureux, à rameaux assez grêles, à écorce fortement colorée sur les parties exposées au soleil.

Feuizes glanduleuses, d’un vert foncé, planes ou à peu près, parfois légèrement contournées, finement et courtement dentées, longuement atténuées au sommet. Glandes globuleuses, très-petites et peu nombreuses (faisant défaut sur un grand nombre de feuilles).

FLeurs très-grandes, d’un beau rose foncé, à pétales larges, irrégu-

lièrement ovales, souvent comme un peu chiffonnés, brusquement rétrécis en onglet.

Fruir subsphérique, parfois un peu plus haut que large, légèrement déprimé ou souvent légèrement concave au sommet, quelquefois un peu mamelonné, parcouru sur l’un des côtés par un sillon très-arrondi, peu profond. Cavité pédonculaire régulièrement et largement évasée, peu profonde. Peau se détachant facilement de la chair, couverte d’un duvet court et serré, fortement colorée de rouge sur les parties exposées au soleil, marquée de nombreux points rougeàtres sur tout le reste. Chair non adhérente, ou parfois légèrement adhérente par places, fondante, blanche , rosée ou quelquefois très-colorée près du noyau; eau très-abondante, sucrée, légèrement acidulée, d'une saveur très-

PÊCHER MIGNONNE HATIVE

agréable. Noyau blond-roux , comme tomenteux , largement ovale, très-atténué vers la base, surtout sur les faces, renflé vers le sommet, qui est terminé par un très-court mucron, à surface très-grossièrement et profondément rustiquée ; suture ventrale très-convexe, arrondie, à bords épais, séparés par un sillon étroit; suture dorsale saillante, aiguë à la base, accompagnée de chaque côté par un sillon large, assez profond.

Le Pécher Mignonne hâtive ou Grosse Mignonne hâtive est trèsvoisin de la Mignonne ou Grosse Mignonne ordinaire, dont il n’est, au reste, qu’une forme perpétuée par la greffe. On le distingue surtout à la maturité de ses fruits , qui, toutes circonstances égales, sont toujours un peu plus hàtifs, et ordinairement plus fortement colorés; ses rameaux sont aussi, en général, plus grêles, et, comme disent les jardiniers, un peu plus sujets à la brûlure. L’arbre est un peu moins | vigoureux que celui qui produit la Mignonne ordinaire, de sorte qu’on 1 le distingue assez facilement dans les pépinières, malgré la ressem-

IR blance de quelques-unes de leurs parties.

La Mignonne hâtive mürit, à Paris, à partir du commencement

d'août; dans les années chaudes, et à bonne exposition, la maturité a

lieu plus tôt; ainsi, en 1862, nous en avons vu de müres le 24 juillet.

« Mignonne hätive. Variété de la Grosse Mignonne, à fruits plus petits, souvent mamelonnés au sommet. Mürit au commencement d'août. » Poiteau, Bon Jardinier [1825].

« Pêche Grosse Mignonne hâtive. Arbre vigoureux, productif. Bourgeons menus et très-colorés du côté du soleil. Feuilles grandes, frisées , d’un beau vert, très-finement dentées, à glandes globuleuses, peu visibles. Fleurs grandes, belles, d’un rouge vif. Fruits gros, d’un diamètre de 8 centimètres,

| assez ronds, à peau couverte d’un duvet grisätre, rouge, brun foncé du côté | du soleil, pointillé de pourpre sur le peu de vert jaunâtre que conserve la peau du côté de l’ombre et s’enlevant facilement. Ils sont partagés par un

PÊCHER MIGNONNE HATIVE

sillon étroit, peu sensible au sommet, où se trouve une portion aplatie, au centre de laquelle existe un très-petit mamelon. La chair est fine, fondante, succulente, délicate, blanche, excepté sous la peau frappée par le soleil et près du noyau, où elle est teinte de rose vif ou pourpre; elle adhère au noyau, auquel il reste toujours quelques lambeaux; ce dernier est de grosseur moyenne, peu allongé, très-rouge et profondément rustiqué. Elle mürit dans les premiers jours d’août, et quelquefois plus tôt selon l’exposition. C’est elle qui, à Montreuil, ouvre la récolte des Pêchers. Lepère, Taille du pécher... [1846.] p. 123.

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