‹ Le jardin fruiter du muséum (volume 3)Chapitre 29 sur 38 · EVE · texte numérisé non relu

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Fruit d'été, parsemé de petits points, petit, jaune ou Jaune verdâtre d’un côté, rouge-vermillon de l’autre; à queue droite, charnue, portant des cicatrices de bractéoles, renflée et accompagnée de plis à son insertion sur le fruit ; à chair blanchâtre, demi-cassante, juteuse, sucrée, aei-

dulée, peu parfumée.

ARBRE très-fertile; scions assez gros, grisâtres ou bronzés, à reflets violâtres, pubescents, parsemés de lenticelles oblongues et jaunâtres; yeux petits, coniques, appliqués contre le rameau.

FeuiLees florales ovales, presque entières, légèrement acuminées, pubescentes en dessus, blanches et cotonneuses en dessous; les adultes de deux sortes : celles des rosettes ovales-arrondies ou ovalesoblongues, acuminées, presque entières; celles des scions ovalesoblongues ou ovales-lancéolées, à bords plus ou moins redressés, ou quelquefois cordiformes à la base du rameau, ovales-elliptiques à son sommet, pubescentes en dessous.

Fceurs grandes, blanches, portées sur des pédoncules assez courts et tomenteux; calÿce à divisions linéaires-lancéolées, couvertes de poils roux en dessus, étalées; pétales orbiculaires, brusquement onguiculés, laissant très-peu ou point d'intervalle entre eux.

Fruir mürissant en août, petit ou moyen, turbiné, atteignant au plus 0,07 de hauteur; à pédoncule droit, épaissi et ridé à son insertion sur le fruit, de couleur brune à son origine et offrant les traces de quelques bractéoles; peau lisse, d’abord verte, pointillée de

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brun, puis jaune vif, lavée et parsemée de points rouges à la parfaite maturité, n’offrant jamais de taches fauves; œil à fleur du fruit, grand, à divisions longues, linéaires, aiguës, canaliculées, dressées, pubescentes en dessous, couvertes de poils roux en dessus; cœur petit, arrondi, entouré de granulations ; loges petites, à peu près remplies par les pepins; pepins bruns.

Caair blanchâtre, demi-cassante, jJuteuse; eau sucrée, acidulée, peu parfumée. — Fruit très-médiocre, mais abondant et quelquefois d’un grand débit dans les rues de Paris.

Les anciens pomologistes ont cité, sans les décrire, un grand nombre de Poires sous le nom de Fin-Or. Ruell [1536] en a trois qui sont: le Fin-Or hâtif ou l’Aurate, celui d'été et celui d'hiver. Merlet énumère, dans sa liste générale, un Fin-Or ou Bellissime, le gros, le Fin- Or à longue queue, celui d'hiver ou Gros-Micet. Enfin Mayer décrit et figure, sous le nom de Fin-Or de septembre, une Poire que plusieurs jardiniers confondent, dit-il, avec le Messire-Jean doré, et qu’il croit être la véritable Poire-d’Or signalée par Jean Bauhin en 1598.

« Cette Poire de Fin-Or d’été est de moyenne grosseur, de la forme d’une toupie, un peu tronquée par la queue, qui est assez grosse, longue de seize lignes ; elle est plate du côté de la tête, où œil, qui n’est pas fort gros, est placé au fond d’une petite cavité. La peau est très-unie, d’un rouge foncé brillant du côté du soleil, d'un vert jaunâtre tiqueté de rouge du côté de l'ombre. La chair est fine, verdâtre, demi-beurrée. Elle mürit vers la mi-août. » Duham., Arbr. fruit, p. 155 [1768].

« Ce Poirier réussit bien sur Coignassier. Il est peu vigoureux ; ses scions sont grêles, d’un gris jaunâtre et bruns au soleil ; les boutons sont pointus, se détachant du bois. Les feuilles sont pliées en gouttière et d’un vert pâle en dessous. Le fruit, d’une moyenne grosseur, a la forme d’une toupie tronquée vers le pédoncule. Sa peau est un peu luisante, d’un rouge vif au soleil , d’un vert jaunâtre partout ailleurs , et tiquetée de rouge. Sa chair est demi-fondante. L'acide de cette Poire n’est pas désagréable, mais elle a quelquefois de l’âcreté. On la cultive peu parce qu’elle vient dans une saison où la facilité du choix fait

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donner la préférence à d’autres qui la méritent davantage. Elle mürit à la fin de thermidor (mi-août).» Calvel., Traité génér. des Pépin., L, p. 192 [an XIV, 1805].

« Fruit de moyenne grosseur, figuré en toupie, rouge foncé du côté du soleil, jaune et piqueté de rouge dans l’ombre; chair fine, demi-beurrée , assaisonnée d’eau aigrelette agréable.— Mürit à la mi-août.» Noisette, Jard. fruit., 2 édit., p. 119 [1839].

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Fruit d'hiver, gros, ventru , obtus, à queue moyenne légerement enfoncée dans le fruit; peau jaune orangé à la maturité, parsemée de points fauves; chair fine, fondante, très-juteuse, acidulée, parfumée.

ARBRE d'une grande fertilité, à scions vigoureux, olivätres-cendrés, à coussinets à peine saillants; yeux petits, coniques.

FeuiLees florales ovales, aiguës, planes, cotonneuses et blanches en dessous, ciliées, glabres en dessus, à l’exception de la nervure moyenne qui est pubescente; les adultes à peu près de même forme : celles des rosettes ovales-lancéolées, longuement pétiolées, denticulées; celles des scions ovales ou quelquefois ovales-elliptiques, dentées.

FLeurs moyennes, légèrement rosées à l'extérieur, quelquefois toutes blanches; calyce tomenteux, à divisions lancéolées étalées, couvertes de poils roussâtres en dessus; pétales largement obovales, abruptement et distinctement onguiculés.

FRuir mürissant en hiver, gros, ventru, obtus ou déprimé aux deux extrémités; pédoncule droit ou mollement arqué. assez gros, un peu renflé à ses deux extrémités, parsemé de lenticelles ou de

* Jean-Baptiste-Clément Sieulle, né le 1° novembre 1762 à'Condé Sainte-Libière, pres de Meaux, jardinier de M. le duc de Choiseul-Praslin, s’est fait connaître par une méthode particulière de la taille du pêcher, qui fut adoptée et soutenue par Aubert du Petit- Thouars dans cinq Rapports sur la manière de diriger les arbres en espalier, imagince ef pratiquée par M. Sieulle, jardinier à Vaux-Praslin. (Paris, in-8°, 1811.)

P. SIEULLE.

verrues , légèrement enfoncé dans le fruit, fauve ou vert-olivätre; peau d’abord d'un vert jaunâtre, puis passant à l’époque de la parfaite maturité à la couleur orangée ou citron vif, parsemée de nombreux points fauves, sans mélange de marbrures; œil placé à fleur du fruit ou dans une très-faible dépression, à divisions étalées, lancéolées, canaliculées; cœur ovale, de même couleur que la chair, entouré de petites granulations; loges très-larges, aplaties; pepins géminés, noir-acajou , plus petits que la loge; lacune centrale subé-

reuse.

Carr très-fine, blanche, fondante, à peine granuleuse , d’une saveur sucrée-acidulée, parfumée, très-agréable.

Cet excellent fruit exhale à sa maturité une odeur très-prononcée de muguet, et se conserve quelquefois jusqu'en mars. Je le considère comme très-voisin du Doyenné d'hiver, dont il se distingue néanmoins par quelques caractères, entre autres par la grosseur et la couleur du scion.

« L'apparition du Doyenné-Sieulle date de 1815. Sa forme est celle de la Crassane ; la queue est longue, placée dans un enfoncement entouré de quelques bosses; sa peau est fine, jaune-citron, légèrement lavée de rouge du côté du soleil; sa chair est demi-fine en novembre.» Poit., Bon Jardin.[1829].

« Ce fruit, obtenu par M. Sieulle à Vaux-Praslin, est ovale ou irrégulièrement arrondi, jaune-citron, marqué de taches ou de points gris, parfois un peu rosé d’un côté; le pédoncule est ordinairement implanté dans une petite cavité. — La chair est fine, fondante; l’eau est abondante, douce, sucrée et très-agréable. » Prévost, Pomol. Seine-Infér., p. 46 [1839].

« Fruit moyen, ovale ou irrégulièrement arrondi; pédoncule grêle, courbé, légèrement renflé à son insertion sur le fruit; peau d’un vert-grisâtre, passant à la maturité au jaune herbacé, fine, lisse, relevée de quelques tiquetures vertes, lavée et ponctuée de rouge-carmin du côté du soleil; chair blanchâtre, fine, fondante; eau sucrée, relevée, très-bonne. La Poire müûrit de novembre en janvier. L’arbre est vigoureux et assez fertile; on l’élève en haut vent, en pyramide ou en espalier, au levant et au couchant. » Willerm., Poir., p. 205 [1848].

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