‹ Le jardin fruiter du muséum (volume 3)Chapitre 30 sur 38 · OP SENS D PA · texte numérisé non relu

OP SENS D PA

Fruit d’été, moyen, oblong, obtus aux deux extrémités, à queue toujours droite, assez longue, à peine enfoncée dans le fruit; peau de couleur jaune-pâle, parsemée de points, de marbrures plus ou moins nombreuses, et constamment tachée de fauve autour de la queue, rarement lavée de rouge; chair demi-fondante, juteuse, acidulée-astringente.

Argre fertile quoique peu vigoureux. Scions moyens ou grêles, légèrement flexueux, d’un brun-violâtre ou fauves, parsemés de lenticelles oblongues; coussinets saillants, mais sans arêtes décurrentes; yeux coniques plus où moins rapprochés du scion.

Feuices florales ovales, mucronées, à bords redressés, ciliés, à peine pubescentes en dessous, glabres en dessus; les adultes à peu près de mème forme, planes : celles des rosettes oblongues, entières et trèsglabres; celles des scions ovales ou ovales-elliptiques, mollement crénelées ou quelquefois entières.

FLeurs moyennes, très-blanches, portées sur des pédoncules moyens, un peu grèles, pubescents; calyce tomenteux , à divisions lancéolées,

réfléchies, couvertes de poils; pétales ovales-orbiculaires, mollement enguiculés, laissant un peu d'intervalle entre eux.

-Fruir mürissant en août, moyen, oblong, obtus, variant beaucoup

* Hasel Birn où Poire de couleur noisette des pomologistes allemands.

P. HASEL.

de grosseur, mais toujours de même forme; pédoncule très-droit, à peine enfoncé dans le fruit, eylindracé, fauve ou fauve-violâtre, parsemé ou dépourvu de lenticelles; peau d’un jaune pâle et mat, trèsrarement lavée de rouge du côté du soleil, parsemée de gros points gercés, ainsi que de marbrures plus ou moins nombreuses, et constamment couverte, autour du pédoncule, d’une large tache de couleur fauve ou fauve-noisette; œil légèrement enfoncé ou superficiel, à divisions ovales, étalées ou un peu redressées, pubeseentes, teintées de rose carminé à l’intérieur; cœur dessinant une sorte de losange sur la coupe longitudinale du fruit, entouré de granulations assez grosses vers l’œil; lacune centrale allongée, subéreuse; loges moyennes; pepins bruns-roussâtres.

Car blanche, ferme ou demi-fondante ; eau assez abondante, sucrée, peu parfumée, astringente ou àpre comme certaines Bergamotes. Préférable aux petits fruits d’été, mais néanmoins médiocre.

J’ai conservé à cette Poire le nom allemand d’Hasel au lieu de’le traduire par le mot français noïsette, qui aurait amené des confusions. Dans l'Encyclopédie de Krüniz la Poire Angobert se nomme Hasselbirn *; mais les pomologistes français ont altéré l'orthographe du mot Hasel, et en ont fait la P. Haissel, Hessel, etc., etc.

Hazel Pear, Traunsact. horticult. Soc., p. 310 [1827].

Hazel Pear, Catal. of the Fruits cultiv in the hort. Soc., p. 140, n° 273, 3° édit. [1842].

« L’Haselbirn est de longueur moyenne, obtuse, très-bonne en automne, semblable au Martin-sec; à peau jaunâtre, avec une tache de couleur noisette rouillée autour du pédoncule. » Éd. Lucas, Die Kernobstsorten Würtlembergs, etc., p. 186 [1854].

* Knoop, Pomol., p. 28, t. II [1771].

A Fiocreut del, WU 7, Taillant. se.

P. S2 CERMAIN D'ÉTÉ.

P. SAINT-GERMAIN D'ÉTÉ

Fruit d'été, pyriforme, jaune, lisse, unicolore, à queue légèrement recourbée, amincie à son insertion sur le fruit; chair blanche, fondante, sucrée, légèrement acidulée, parfumée. s

ARBRE atteignant d'assez grandes dimensions, très-fertile; scions de couleur olivâtre-cendrée ou fauve, parsemés de lenticelles; yeux coniques , assez semblables à ceux de la P. Frangipane.

Feuices florales ovales-elliptiques , légèrement acuminées, crénelées, cilées, presque glabres sur les deux faces; les adultes à peu pres de même forme : celles des rosettes longuement pétiolées, oblongues ou lancéolées, denticulées; celles des scions lancéolées, arquées, à bords très-relevés et plus ou moins dentés.

FLEURS un peu grandes , très-blanches, portées sur des pédoncules moyens, grêles, glabres inférieurement, cotonneux au sommet; calvce à divisions aiguës, blondes en dessus; pétales obovales-orbiculaires, ondulés, mollement onguiculés, ne laissant presque point de vide entre eux.

Fruir moyen, commençant à mürir en septembre ou en octobre, de couleur jaune, à pédoncule légèrement courbé, amincei à son insertion sur le fruit; peau jaune-päle à sa parfaite maturité, lisse ou à peine pointillée, n'offrant ordinairement que de très-petites taches ou marbrures fauves, soit dans le voisinage de l’œil, soit autour du pédoncule, se colorant rarement en rose du côté du soleil; œil à fleur du

P. SAINT-GERMAIN D'ÉTÉ

fruit ou un peu saillant, à divisions assez courtes, tronquées, ovales, appliquées sur le fruit; cœur dilaté transversalement ; lacune centrale assez large, atténuée vers l’œil; loges un peu grandes, obtuses, légerement obliques; pepins solitaires ou géminés, de couleur brunacajou.

Caaim blanche, demi-fondante, fine, presque complétement privée de granulations et se confondant ainsi avec le cœur; eau abondante, sucrée, parfumée. Fruit agréable, mais inférieur à beaucoup d’autres de la même époque, et qui a l'inconvénient de blettir très-vite.

«La peau de cette Poire est partout d’une belle couleur citron , sans aucun mélange d’autres couleurs, si ce n'est de points grisâtres ou fauves très-petits, dont elle est plus ou moins parsemée. La forme du fruit est pyriforme, très-allongée, ayant trois pouces trois à quatre lignes de hauteur sur vingt-six lignes de diamètre ; l'œil est placé presque à fleur, et la queue, longue de douze à quinze lignes, s'implante presque toujours un peu latéralement. Sa chair est fondante , sucrée, parfumée , relevée d’une petite saveur acerbe qui n’est point désagréable, ce qui lui donne beaucoup de rapport , pour le goùt en général, avec celui de la Crassane. Ses pepins sont bruns. Cette Poire est aussi connué en Provence sous le nom de Jargonelle; mais, comme elle n’a aucun rapport avec celle que Duhamel appelle ainsi , nous lui avons donné, d’après M. Audibert * qui nous l'a envoyée, le nom de Saint-Germain d'été; elle mürit en Provence au commencement du mois d’août. C’est un excellent fruit, qui mériterait d’être répandu dans le nord de la France, où il n’est peut-être pas connu.» Loiseleur, Nouv. Duham.. vol. VE, p. 203, tab. 69 [1815].

Saint-Germain dété, Van Mons, Cutal., p. 20, n° 1038 [1823].

« M. Madiot, directeur de la Pépinière du département du Rhône, à Lyon, nous mande que cette Poire y est très-cultivée et fort estimée. Nous l’avions déja remarquée, il y a une vingtaine d'années, dans les pépinières de M. Noisette, à Brunoy. Le fruit a la même forme que le Saint-Germain ordinaire, mais il est de moitié plus petit ; sa peau est d’un jaune clair, lisse; sa chair est blanche , fon-

* Les frères Audibert, célèbres pépiniéristes de Tarascon (Bouches-du-Rhône).

P. ‘SAINT-GERMAIN D'ÉTÉ

dante ; son eau abondante , sucrée, d’un parfum très-agréable. Cette excellente Poire mürit en juin aux environs de Lyon. C'est le meilleur fruit de l’époque. Il mériterait d’être plus multiplié. » Poit., Bon Jardinier [1830].

Je crois pouvoir rapporter à ce fruit la Poire décrite et figurée par Knoop (Pomol., p.93, t. II) sous le nom hollandais de Hoe langer hoe liever , et que je traduis par ceux de : «Plus je vous vois, plus je vous aime. » Quelques pépimiéristes français lui donnent le nom de Joli-Mont.

Se den 2 HP Toillant se à | PU DIPCRIOUCHIEN. !

P, DE BOUCHET

Fruit d'été, moyen, arrondi ou ventru, un peu bosselé, à queue droite ou arquée, renflée à son insertion sur le fruit; à peau lisse, jaune, vergetée de rouge du côté du soleil; à chair blanchâtre, fondante, sucrée, d’une saveur particulière très-agréable.

ARBRE Vigoureux, très-productif; scions gros, droits, fauves inférieurement, de couleur gris de lin au sommet et légèrement pubescents, parsemés de lenticelles oblongues; yeux coniques assez gTos.

Feuies florales assez petites, ovales, mucronées, glabres sur les deux faces, ciliées; les adultes à peu près de même forme, ovales, plus ou moins acuminées, denticulées ou presque entières, très-glabres ou à nervure médiane pubescente, à pétiole ordinairement teinté de rose à la base.

FLeurs moyennes, blanches, à peine rosées par places extérieurement, portées sur des pédoncules un peu longs; calyce à divisions linéaires, étalées ou réfléchies, glabres à l'extérieur, recouvertes de poils blancs en dessus ; pétales obovales, laissant des intervalles entre eux, très-étalés.

Fruir commençant à mûrir en août, moyen, arrondi ou ventru, souvent un peu bosselé, à queue droite ou courbée, jaunâtre ou fau-

* Espèce de liqueur ou d’hypocras fait de vin, de sucre, de cannelle et d’autres ingré-

dients.

P. DE BOUCHET

ve-rousstre, parsemée de quelques lenticelles saillantes, légèrement verruqueuse, renflée à son insertion sur le fruit avec lequel elle semble se confondre ; peau jaune-citron, lisse, vergetée de rouge vif du côté du soleil, parsemée de petits points et de quelques petites taches fauves; œil placé au milieu d’une très-faible dépression régulière, à divisions rapprochées, assez courtes, entourées de sortes de plis ou de très-petites protubérances et de légères zones concentriques gercées; cœur petit, dessinant une sorte de losange sur la coupe longitudinale du fruit, accompagné de petites granulations; loges moyennes ou larges ; pepins bruns-rougeâtres ou de couleur acajou ; lacune centrale nulle ou très-étroite et atténuée vers l'œil.

Cuaïr blanche, très-fondante, à peine granuleuse ; eau abondante, sucrée, légèrement acidulée, à peine musquée, d’une saveur particulière, un peu fenouillée.

Je n'ai jamais trouvé à ce fruit, qui offre quelquefois un léger sillon longitudinal, la saveur franchement musquée que lui attribuent quelques pomologistes.

«Cette Poire de Bouchet est grosse et ronde à peu près comme-un Besidery ; quelques-unes du même arbre ressemblent à de médiocres Bergamottes, et d’autres à de grosses Cassolettes; la chair en est belle et tendre, et l’eau sucrée; le bois semblable à celui de Mon-Dieu. Elle meurit à la my-aoust.» La Quint. Instr., p. 180 [1692].

«Fruit moyen, turbiné, un peu bosselé, vert pâle, tiqueté et marbré gris, devenant jaunâtre, parfois rouge d’un côté, à l'époque de la maturité, très-odorant. Pédoncule court, droit, vert grisâtre , épais ou un peu charnu. Chair demifine, très-tendre ou demi-fondante, blanche. Eau abondante, un peu musquée , très-parfumée et très-sucrée. C’est une très-bonne Poire ; il en est peu qui aient autant de saveur. » Prév., Pomol. Seine-Inf., p. 4, t. XXVII [1839].

«La Poire Ananas cultivée à l’école du Luxembourg a assez la forme et la grosseur d’un Doyenné, mais sa surface est bosselée , et la queue plus longue et fort grosse ; sa peau d’un beau jaune , ponctuée et rougissante du côté du soleil ; sa chair d’un blanc jaunâtre, fine , fondante ; eau abondante, sucrée, relevée, très-

P. DE BOUCHET

bonne. Ce fruit répand une bonne odeur, mais je n’y trouve pas celle de l’Ananas. Sa maturité arrive vers la mi-septembre. On trouve dans le catalogue de la Société horticulturale de Londres une P. Ananas d’été qui a les mêmes qualités que la nôtre, et qui mürit aussi en septembre, mais on la dit de la première grosseur. Le New American Orchardist parle également de deux Poires Ananas d’origine flamande, l’une mürissant en novembre, l’autre en hiver, et par conséquent n'étant pas la nôtre.» Noisette, Jard. fruit., 2° édit., p. 134 [1849].

M. Willermoz a reçu cette Poire sous le nom de Favori musqué du conseiller. Will., Nouv. Observ. sur la Poire, p. 6 [1853].

Nous rapportons à notre fruit l'Ananas d'été décrit et figuré dans les Annales de Pomologie belge pour 1855, p. 38, quoique la forme s'en éloigne; mais la couleur si caractéristique du bois ne semble laisser aucun doute à ce sujet.

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A. fiocreux del.

PMIIRAINICHIEANIE

P. FRANGIPANE

Fruit d'automne, moyen, pyriforme, Jaune, lavé de rouge, parsemé de nombreux points fauves; à queue droite ou légèrement arquée; à chair blanche, cassante, sucrée, d’un parfum particulier.

ARBRE très-vigoureux; scions de couleur cendrée-olivätre, parsemés de lenticelles arrondies; yeux coniques, légèrement écartés du scion, aigus; entre-nœuds assez rapprochés.

Feuizes florales ovales ou ovales-cordiformes, acuminées, presque entières, pubescentes en dessous; les adultes de même forme, ovalesarrondies ou arrondies-cordiformes, acuminées, à peine dentées, arquées, et à bords plus ou moins relevés.

FLEURS moyennes ou petites, un peu lavées de rose à l'extérieur, portées sur de courts pédoncules; calyce à divisions aiguës, étalées ou réfléchies , blondes en dessus; pétales obovales-elliptiques, étalés, peu concaves, laissant des intervalles entre eux.

Fruir moyen, commençant à mürir à la fin d'octobre, à pédoncule droit ou légèrement arqué, cylindrique ou un peu renflé à son insertion sur le fruit; peau un peu grossière, jaune, lavée de rouge à sa

* Le nom de Frangipane a été donné originairement à un parfum mis en vogue par un membre de l'ancienne famille des Frangipani, dont le nom lui-même, suivant Ménage, vient de panem frangere, parce qu’au XIII° siecle, pendant une famine, un seigneur de cette maison distribua beaucoup de pain aux pauvres. Les armoiries des Frangipani consistent en deux mains d'argent rompant un pain d’or.

P. FRANGIPANE

parfaite maturité, très-pointillée, n’offrant ordinairement que de trèspetites taches ou marbrures fauves, soit autour de l'œil, soit dans la partie voisine du pédoncule; al placé à fleur du fruit, à divisions souvent tronquées, canaliculées; cœur très-petit, presque totalement envahi par les granulations; lacune centrale très-petite ou nulle; loges petites ou moyennes; pepins solitaires ou géminés, de couleur brune, remplissant presque la loge.

CHar blanchâtre, d'apparence moirée, cassante, granuleuse, surtout vers le cœur; eau assez abondante, sucrée, peu parfumée.

Ce fruit, très-médiocre à mon avis comme fruit à couteau, peut être compté parmi les meilleurs en compote.

La Quintinye classe la Frangipane (p. 200) parmi les Poires médiocres, mais il n’en donne aucune description. Merlet et quelques autres pomologistes citent une P. Frangipane verte et une autre d’automne, à laquelle ils donnent pour synonyme une P. Dauphine.

« La Frangipane est plus longue que ronde, plus grosse que petite, d’une bonne:grosseur ; sa peau est licée et jaune; elle est demi-fondante et bonne; son eau est douce et sucrée; elle a le goût de frangipane. Fin d'octobre. » Frère François, Jardin. solit., p. 54 [1704], et Cat. Pépin. Chartreux, p. 32 [1752].

«Les pétales de cette espèce sont ovales, la plupart bordés de rouge, quelques: uns presque entièrement teints. Le fruit est de moyenne grosseur, ayant deux pouces neuf lignes de hauteur, sur vingt-cinq lignes de diamètre, long, tiqueté de très-petits points. L’œil est assez:grand, placé dans une cavité peu profonde, et bordé de petits plis qui ne s’étendent pas jusqu'aux bords de la cavité. La tête du fruit va en diminuant jusqu'aux bords de cette cavité ; la partie vers la queue diminue beaucoup et se termine en pointe obtuse, ou tronquée obliquement, un côté étant bien plus élevé que l’autre. La peau est unie , un peu onctueuse au toucher, d’un beau jaune clair presque citron du côté de l'ombre, et d’un rouge vif du côté du soleil. Cette Poire mùrit à la fin d'octobre. Elle est très-agréable à la vue et ne déplaît pas au goût.» Duham., Traité Arbr. fruit., p. 210 [1768].

P. FRANGIPANE

« Ses fruits sont de grosseur médiocre, longs, renflés par le milieu, diminuant de grosseur par les deux extrémités, très-lisses , d’un beau jaune citron et d’un rouge vif, demi-fondants et sans marc, doux, sucrés, d’un parfum propre dont cette jolie Poire tire son nom. Elle mürit fin d'octobre. » Le Berryais, Traité des Jard., 1, p. 332 [1789]. "

« Cette variété est peu connue en Normandie, mais ses bonnes qualités nous ont engagé à la faire connaître. L'arbre est fertile, vigoureux même sur Cognassier, et prospère bien en pyramide et à haut vent dans les vergers. Son fruit est * jaune, taché de gris, marbré de rouge du côté du soleil; sa chair fondante, quoique grosse; l’eau est très-sucrée , parfumée, très-agréable. Cette Poire imürit en octobre et novembre (j’en ai conservé jusqu’en janvier ) ; elle n’est pas sujette à blettir. » Prévost, Pomol. Seine-Inf., p. 29 [1839].

« Les fruits de cette espèce croissent par bouquets de trois à emq, et leur forme est celle d’une Calebasse ; la peau est épaisse, un peu rude, d’abord d’un vert jaunâtre, puis jaune et colorée en rouge du côté du soleil, parsemée d’une grande quantité de points gris ou verdâtres. La chair est blanche, cassante, un peu grossière, et laisse dans la bouche beancoup de marc. L'eau est abondante, sucrée, très-agréable ; quelques personnes lui trouvent un goût de frangipane *. Cette Poire, qui mûrit en novembre et qui se conserve peu, mérite cependant d’être cultivée. » Poit., Pomol. [18461.

* L'auteur fait allusion ici à l’espece de pâtisserie que l’on connait sous ce nom.

PARCIERNONOA

Ale 3, Taillant se

P. GRACIOLI.

Fruit d'été, cydoniforme, gros, ventru, bosselé, obtus ; à queue longue, arquée, un peu enfoncée dans le fruit ; peau vert-jaunâtre, parsemée de points fauves; chair demi-cassante, très-juteuse, parfumée.

ARBRE très-vigoureux et d’une grande fertilité; à scions grêles, légèrement flexueux, bruns-rougeàtres; à coussinets peu saillants; à veux petits, coniques, plus ou moins écartés du scion.

FeuiLces florales ovales-arrondies ou subcordiformes, acuminées, denticulées, d’abord pubescentes en dessous, puis ciliées et enfin glabres sur les deux faces; les adultes à peu près de même forme ; celles des rosettes ovales-arrondies ou ovales-elliptiques, acuminées, très-finement dentées; celles des scions ovales-arrondies, acuminées, dentées, souvent tordues sur leur pétiole.

Fceurs très-grandes, longuement pédicellées, blanches; calyce à divisions lancéolées, linéaires, étalées ou réfléchies, couvertes de poils roussâtres en dessus; pétales orbiculaires, brièvement onguiculés, concaves, ordinairement dressés et se touchant par les bords.

Fruir mürissant en élé, gros, ventru, obtus aux deux extrémités, cydoniforme, bosselé; pédoncule droit ou arqué, vert ou bronzé, long, un peu renflé à ses deux extrémités, légèrement enfoncé et portant près du fruit quelques plis charnus; peau d’un vert jaunàtre, parsemée de nombreux points fauves ou verdâtres, très-lisse, onctueuse, rarement colorée en roux du côté du soleil, sans marbrures

P. GRACIOLI.

ou offrant une tache fauve autour du pédoneule; œil placé au fond d’une cavité entourée de bosses, à divisions lancéolées, épaisses à la base, rapprochées ou légèrement étalées; cœur ovale-elliptique, entouré de nombreuses granulations; lacune centrale étroite ou nulle; loges assez grandes ; pepins allongés, d’un brun-acajou.

CHair blanche, demi-fine, remplie d’une eau très-sucrée, parfumée, vineuse, à peine musquée.

Le Gracioli est une des variétés de Poirier les plus vigoureuses et les plus productives. Le Traité des Arbres fruitiers, publié par la Société économique de Berne en 1768, cite sous ce rapport plusieurs individus remarquables par leur fertilité : l’un d’eux formait un espalier de 12 mètres de hauteur sur 13”,50 de longueur; un autre, abandonné à luimême et de forme pyramidale, atteignait plus de 10°”80 et rapportait, quand les intempéries n’en contrariaient point la floraison, plus de deux mille poires par an.

« Graciole di Roma. » Jardinier françois [1652].

« Nous avons d’une autre espèce de Poirier de Bon-Chrestien qui est fort excellent, lequel n’est pas si délicat que celuy dont j'ay cy-devant traité; son : fruict se mange en Esté, c’est pourquoy nous l’appelons Bon-Chrestien d’Esté. » CI. Mollet, Théatre, p. 26 [1632].

« Dans le mois de Septembre se mange le Bon-Chrestien d’Esté, ou Gracioli, qui est une grosse Poire jaune, tendre, lice et longue, pleine d’eau, bonne et sucrée, qui est de bon rapport, surtout au bout. des branches, qu’on ne doit point couper, non plus qu’aux autres Arbres qui donnent leur fruit de la même manière. » Merl., Abrégé, p. 86 [1675].

« Le Bon-Chrétien d’Esté, connu de tout le monde, est demi-cassant ; il est jaune, licé, long, plein d’une eau sucrée : quoyqu’il ne soit pas estimé des curieux , il a néanmoins son mérite dans les terres chaudes. » Le Jardinier solitaire *, p. 50 [1704].

* Ce livre a été écrit par le frère François, qui était à la tête de la pépinière des Chattreux; il y réduit en préceptes les ouvrages de La Quintinye; mais la forme de dialogue qu'il a adoptée le rend extrêmement prolixe.

P. VGRACIOLT.

«Le Bon-Chrétien d'Eté, ou Gracioli, est gros, long, lissé, Jaune ; son eau es! très-sucrée; il est demi-cassant : quoiqu'il ne soit pas généralement estimé, c’est une bonne Poire, semblable au Bon-Chrétien d'Hyver pour la figure; elle est

excellente en compote.» Catal. Pép. Chartr., p. 28 [1752;.

« La fleur du Gracioli est la plus grande de toutes les fleurs de Poirier ; elle à vingt et une lignes de diamètre. Son fruit est gros. Sa forme imite un peu la Calebasse. Le côté de la queue qui est obtus se termine par plusieurs grosses bosses ou plis profonds, comme sur le Bon-Chrétien d'hiver. Sa peau est lisse et jaunit au temps de sa maturité; sa chair est blanche, tendre ou demi-cassante ; son eau est abondante, sucrée. » Duham., Traité Arbr. fruit., p. 217 [1768].

« Les feuilles du Gracioli sont grandes et belles; son fruit, qui mürit vers le commencement de septembre, est gros, de forme allongée, en pyramide tronquée, imitant un peu la Calebasse; anguleux et bossu comme le Bon-Chrétien d'hiver, lisse, d’un vert très-clair qui jaunit ensuite, demi cassant, ou tendre, très-abondant en eau sucrée. » Le Berryais. 7raité des Jard., p.334 [1789].

« Le fruit du Gracioli pousse souvent par trochets ; on en voit jusqu’à quatre attachés au même support. Cette Poire est irrégulièrement pyriforme et a plusieurs bosses ou sinuosités vers la queue. Sa peau est brillante et légèrement tiquetée de vert, jaunit à proportion qu’elle approche d’une parfaite maturité, qui a lieu au commencement de septembre. » Calvel, Traité des Pépin., p. 311 [1805].

« Le Gracioli ou Bon-Chrétien d'été est un arbre très-vigoureux, qu’il faut greffer sur Cognassier si lon veut en jouir le plus tôt possible; car sur franc il est long à se mettre en rapport ; mais, quand il a acquis une certaine étendue er plein vent, il fructifie abondamment. Le fruit est gros, pyramidal, ventru, un peu étranglé vers les deux tiers de sa hauteur, caractère d’ailleurs propre aux Bons- Chrétiens ; la chair est blanche, demi-fondante, pierreuse dans toute son épaisseur, mais davantage vers les loges. L’eau est abondante, sucrée, délicieuse. Cette Poire, l’une des meilleures de la saison, mürit au commencement de septembre. A l’exposition du nord elle ne se colore pas, mais elle se conserve jusqu'aux gelées. » Poit., Pomolog. [1846].

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P. FIN OR DE SEPTEMBRE

Fruit d'automne, moyen, pyriforme, ventru ; à queue grêle, longue, arquée; à peau jaune, rouge du côté du soleil, parsemée de gros points fauves ; à chair blanche, fondante, sucrée, acidulée.

ARBRE assez vigoureux et fertile; à scions légèrement flexueux, d'un fauve violacé et parfois rougeâtres, parsemés de lenticelles nombreuses, ovales, jaunâtres; yeux coniques, élargis à la base.

FeuiLes florales ovales, acuminées, pubescentes en dessous, presque glabres en dessus; les adultes à peu près de même forme; celles des rosettes ovales-arrondies ou cordiformes, dentées, très-glabres; celles des scions ovales-arrondies ou quelquefois cordiformes, acuminées à la base du rameau, ovales ou ovales-elliptiques à son sommet.

Fceurs moyennes, blanches, très-ouvertes; calyce à divisions lancéolées, aiguës, réfléchies, couvertes de poils roux en dessus; pétales largement ovales, onguiculés, semi-CONCaves, laissant de l'intervalle entre eux.

Fruir mürissant à la fin de septembre ou en octobre, pyriforme ou cydoniforme, ventru, atténué et obtus aux deux extrémités, à queue longue, ordinairement grêle, arquée, cylindracée, insérée perpendiculairement sur le fruit; peau jaune-citron, lisse, onctueuse au toucher, colorée en rouge vif du côté du soleil, parsemée de points fauves ou rougeâtres, ordinairement dépourvue de marbrures; æ à fleur du fruit ou placé au milieu d’une très-faible dépression, entouré d’un

P. FIN OR DE SEPTEMBRE

duvet cotonneux, à divisions lancéolées, aiguës, plus où moins rapprochées, alternant avec de très-petites protubérances; cœur dessinant une sorte de losange sur la coupe longitudinale du fruit, entouré de granulations ; lacune centrale large; loges grandes; pepins fuligineux ou brun-noir.

Caair blanc-jaunâtre , demi-fondante, juteuse; eau abondante, sucrée, légèrement acidulée, d’une saveur particulière qui n’est ni musquée ni citronnée. Ce fruit est de deuxième qualité et inférieur à quelques autres variétés de la même saison; mais sa forme et sa couleur sont des plus agréables.

Mayer ( Pomol. francon. ) figure et décrit une Poire d’Or qu'il dit de très-bon goût, et qui semble avoir beaucoup d’analogie avec le Fin-or de septembre.

« La Finor d'Orléans : fruit commun du mois d’Aoust, rougeûtre, figure de Rousselet ; il la faut cueillir verdelette pour la faire meurir, afin qu’elle en ait plus d’eau. » La Quint., Znstr. Jard., p. 198 [1692].

« La P, du Fin-Or de septembre est grosse, ayant deux pouces neuf lignes de hauteur sur deux pouces quatre lignes de diamètre. Elle a la forme d’une Poire. Le côté de la tête n’est pas applati comme au Fin Or d'été; au contraire, il est relevé de quelques bosses peu saillantes, et au milieu est un petit enfoncement où l’œil est placé. La queue a environ quatorze lignes de longueur. Sa peau est lisse, unie, d’un vert gai du côté de l'ombre, lavée de rouge, parsemée comme de marbrures du côté du soleil. Sa chair est blanche, beurrée, fine ; son eau a un aigrelet agréable ; elle ressemble beaucoup à celle de la Poire de Beauprésent. Elle mürit à la fin d’Aoùt, ou au commencement de Septembre. » Duham., Traité des Arbr. fruit., p. 156 [1768].

« Les feuilles du Fin Or de septembre, ou d'Orléans, sont plus grandes que le Fin Or d'été, plus dentelées; le fruit plus gros, bien autrement pyriforme. La tête est arrondie, son ombilic un peu enfoncé; la peau est fine, lisse, un peu

P. FIN OR DE SEPTEMBRE

luisante, jaunissant à l’époque de la maturité et se colorant de rouge au soleil. Sa chair, blanche et délicate, est mi-fondante, d’un acide sucré et parfumé. Elle müûrit fin d'août. » Calvel, Traité génér. des Pépin., p. 308 [1805].

« Le Bon-Chrétien de Bruxelles est un arbre très-vigoureux, même sur Cognassier. Le pédoncule est grêle, droit ou courbé, long de 25 à 40 millimètres, implanté dans une petite cavité entourée de quelques bosses; le fruit moyen ou gros, un peu bosselé, pyriforme, très-renflé vers le milieu ou plus près de l’œil que de la queue, et se rétrécissant vers les deux bouts, qui sont obtus. La peau est jaune-verdâtre, ordinairement fouettée ou lavée de rouge du côté du soleil. La chair est demi-fine, fondante ; l’eau est abondante, trèssucrée, un peu acidulée, parfumée, très-agréable. Ce très-bon fruit mürit fin de septembre et au commencement d’octobre; venant très-bien en pyramide et à haut vent, on aurait tort de le cultiver en espalier. » Prévost, Pomol. Seine- Infer., p. 113 [1839-1850].

«L’Empressée est une très-belle Poire, ventrue, haute de trois pouces et demi, bosselée. Sa queue est menue, longue d’un pouce et demi et plus; son œil est presque à fleur, ouvert, à divisions longues et étroites ; la peau est lisse, jaune, lavée et ponctuée de rouge vif du côté du soleil. La chair est blanche; elle ressemble beaucoup à celle du Doyenné et passe aussi vite, d'où son nom l’£mpressée. Elle mürit fin septembre ou dans les premiers jours d'octobre. » Poit.. Ann. Soc. hort. Paris, t. XV, p.373[1834], et Noisette, Jard. fruit., 2° édit., p. 132, tab. 60 [1839].

Noisette décrit en outre, dans l'ouvrage que je viens de citer, le Bon-Chrétien de Bruxelles, qui fait ainsi double emploi. M. Willermoz ajoute à ces synonymes celui de Délices Gamotte. Enfin le nom de P. Capucine, donné par M. Dalbret au Bon-Chrétien de Bruxelles, est absolument faux.

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P. DOUBLE-PHILIPPE

Fruit d'automne, gros, ventru, obtus; à queue grosse, charnue, légèrement enfoncée dans le fruit; peau jaune -vif, parsemée de points et marquée d’une tache fauve autour de la queue ; chair fine, fondante, très-juteuse, acidulée, parfumée.

ARBRE très-Vigoureux ; à scions assez grêles, légèrement flexueux , de couleur fauve du côté de l’ombre, d’un brun violacé sur la face exposée au soleil; coussinets peu prononcés; yeux petits, coniques, écartés du scion. |

Feuizees florales ovales ou ovales-elliptiques, entières, acuminées, presque glabres en dessus, cotonneuses en dessous; les adultes de deux formes : celles des rosettes larges, arrondies ou ovales, acuminées, presque entières; celles des scions ovales-arrondies, trèsacuminées, denticulées.

FLeurs toutes blanches, portées sur des pédoncules tomenteux ; calyce à divisions lancéolées, aiguës, étalées, couvertes de poils blonds en dessus ; pétales moyens, légèrement redressés, demi-concaves , obovales, onguiculés.

Fruir mürissant en septembre, gros, ventru, obtus aux deux extrémités; pédoncule droit, gros ou très-gros, charnu, un peu plus renflé encore aux deux extrémités, marqué de plis, de couleur brune ou bronzée avant la maturité ; peau jaune vif uniforme ou teinté de rose du côté du soleil, parsemée de nombreux points fauves, portant

P. DOUBLE-PHILIPPE

une large tache fauve autour du pédoncule , rarement accompagnée de marbrures; œil placé à fleur du fruit ou dans une très-faible dépression, à divisions étalées, canaliculées, pubescentes, entouré de très-petites protubérances ; cœur se confondant pour ainsi dire complétement avec la chair et à peine indiqué par quelques granulations ; loges grandes; pepins souvent avortés, d’un noir acajou; lacune centrale étroite, atténuée vers l'œil.

CraiR blanche, fondante, beurrée, d’une saveur sucrée-acidulée, parfumée, excellente.

J'ai conservé à ce délicieux fruit le nom sous lequel il est connu depuis un très-grand nombre d’années en Belgique, d’où il parait originaire.

« Je ne connais ni l’âge ni l’époque où cette variété a été obtenue ; elle doit être ancienne. Elle m’a été livrée sous le nom de Philippe double (sic) par un pépiniériste de Louvain. Le fruit est gros, ovale-turbiné ou turbiné-pyriforme; la peau est mince, lisse, vert très-clair ou jaunâtre, fortement lavée de fauve vers le pédoncule ; elle jaunit fortement à la maturité et se colore légèrement ; le pédoncule est long d’environ 20 millimètres, de grosseur moyenne, implanté dans une cavité peu profonde. Ce beau et bon fruit mürit vers la seconde moitié de septembre ; cueilli quinze jours avant sa maturité, il est beaucoup meilleur et ne jaunit pas autant. » Bivort, Album pomol., vol. 1 [1847].

« Ge fruit, qui a pour synonyme les Doyenné Boussoch, Beurré de Mérode , Beurré de Westerloo, est gros, pyriforme-ovale, obtus, quelquefois turbiné-pyriforme ; pédoncule gros, court ou très-court, fauve, muni d’un petit bourrelet à son implantation sur le fruit au fond d’une cavité assez régulière et peu profonde. Peau jaune foncé, teintée de rouge du côté du soleil, lisse quoïque tachée de points roux assez nombreux ; autour du pédoncule règne parfois une large tache. Chair blanche, fine, fondante, pleine d’une eau sucrée, légèrement parfumée. L'arbre, très-vigoureux, très-fertile, s'élève en plein vent, en pyramide et en espalier. » Willerm., Poir., p. 173 et 239 [1848].

« Le Doyenné Boussoch est un arbre vigoureux, ayant un peu le port du Beurré magnifique. Ses rameaux sont un peu flexueux, rougeâtres en dessus ,

P. DOUBLE-PHILIPPE

, grisâtres en dessous ; les feuilles des rosettes grandes, ovales-lancéolées , ordinairement entières. Fruit gros, ovale-turbiné, très-oblus, jaune pâle, pontillé de gris, souvent rouge d’un côté; chair fine, fondante; eau abondante, sucrée, agréable. C'est un fruit de première qualité, lorsqu'il est cueilli un peu avant sa parfaite maturité et mangé en temps convenable. Il remplacera le Doyenné doré dans les terrains où cette variété ne produit que des arbres chancreux et des fruits gercés. » Prév., Pomol. Seine-Infér., p. 165 [1850].

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