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P. DE QUESSOY .
Fruit d'hiver, maliforme, moyen, arrondi; à queue droite ou légèrement arquée; à peau jaune indien, presque complétement recouverte de taches ou de marbrures fauves ; à chair demi-cassante, juteuse, très-parfumée.
Argre très-fertile, propre à former des plein-vent; à scions grêles, de couleur fauve ou fauve-jaunâtre, légèrement flexueux, parsemés de lenticelles arrondies ; veux coniques, petits.
Feuizes florales ovales-arrondies ou subcordiformes, mucronées, entières, un peu pubescentes en dessous, glabres en dessus, ciliées ; les adultes à peu près de même forme, ovales-arrondies ou cordiformes, acuminées, dentées, glabres sur les deux faces.
Fceurs toutes blanches, moyennes, portées sur des pédoncules longs et assez grêles ; calyce à divisions étroites, étalées, canaliculées, couvertes de poils roussâtres en dessus; pétales obovales, un peu longs, distants les uns des autres, sensiblement onguiculés.
Fruir d'hiver, remarquable par sa forme, qui est presque exactement semblable à celle d’une Pomme; pédoncule de longueur variable, de 0,02 à 0”,04, droit ou légèrement courbé, lisse ou parsemé de lenticelles, fauve-brunâtre; peau à fond jaune indien ou jaune olivâtre, presque complétement cachée par des marbrures ou des taches fauves squameuses, quelquefois uniformément brune ou brun-grisàtre comme
* Bourg du département des Côtes-du-Nord, à trois lieues S.-E. de Saint-Brieuc, sur la grande route de Moncontour.
P. DE QUESSOY.
la Reinette grise ou la Nèfle, dépourvue de points blanchätres ; œl placé à fleur du fruit ou dans un très-léger enfoncement, à divisions étalées, canaliculées, blanchâtres, entourées de très-légères zones concentriques; cœur dessinant une sorte de losange sur la coupe longitudinale du fruit, entouré d'assez grosses granulations; lacune centrale nulle ou peu prononcée; loges larges; pepins géminés, assez larges, brunâtres.
CHaiR demi-cassante ou ferme, juteuse, très-parfumée sans être inusquée ; eau sucrée, acidulée-astringente, rappelant la saveur de la Crassane. Ce fruit a l’avantage de se conserver jusqu’à la mi-janvier, mais 1] est quelquefois trop astringent et trop granuleux.
Bezy de Quassoy, Jardinier francois, p. 68, 8° édit. [1665].
« Le Bezy de Quessoy est une petite Poire presque ronde, fort brune et bœurrée, venant de Bretagne, de la forest de Quessoy, où elle est appelée Roussette, ou le petit Bœurré d'hyver, d’une eau excellente, relevée et vineuse, qui tient encore quelque peu du sauvageon qui nous l’a produit. » Merl., Abrégé, p. 105 [1675].
« Besi de Quessoy, ou Ambrette, est ronde, grosse comme la P. Sicile, de couleur et façon de petit Besi d'Heri, a quantité d’eau, la queue longuette et de moyenne grosseur, point pierreuse; semble meilleure que-Besi d’Heri, et faut la peler pour être meilleure. Excellente.» Dom CI. Saint-Estienne, /nstruct.. p. 65 [1675].
« Je ne suis pas tout à fait bien persuadé du mérite du Besi de Caïissoy, autrement Roussette d'Anjou. C’est une petite Poire de décembre et janvier, de grosseur à peu près de Blanquet. Le fond du coloris est jaunâtre, chargé partout de rousseurs; la peau peu unie, la chair tendre, mais pâteuse , beaucoup de pierres et de mare, Peau peu agréable, et comme tirant au goût de Cormes. Tous ces défauts, joints à la petitesse de la Poire, m'ont empêché de la mettre en rang jusqu'ici; cependant, parce que quelquefois on en voit d'assez bonnes, et que les Angevins en sont si contents, je veux bien en souffrir deux dans les jardins de quatre cent trois buissons. » La Quintin., {nstruct., p.181 11692].
« Le Bezy de Caissoy ou Roussette d'Anjou veut être planté dans une bonne
P. DE QUESSOY.
terre franche un peu forte. Il ne se greffe point sur Coignassier, et même greffe sur franc il est très-délicat et peu vigoureux dans les terrains légers. Le fruit est petit, rond, un peu aplati vers la tête ; son diamètre est de dix-neuf lignes, et sa hauteur de dix-sept lignes. L’œil est petit, très-peu enfoncé. La queue, droite, longue de six lignes, est plantée dans une cavité profonde et large relativement à la petitesse du fruit. Ces fruits sont abondants et viennent par bouquets. La peau est verte; à sa maturité elle jaunit; mais elle est tellement couverte de taches brunes qu’on voit peu sa couleur. La chair est tendre et beurrée. L'eau en est très-bonne, et tient beaucoup de celle de la Crassanne, dont elle n’a point l’âpreté. Lorsque le Poirier languit dans un terrain qui lui est contraire, l’eau est insipide ou d’un goût peu agréable. Cette Poire mürit en novembre. » Duham. . Traité, p. 179 [1768].
« Le Bezy de Caissoy, faible et délicat dans les bons terrains mêmes, et greffé sur franc, a le feuillage petit, raccourci, dentelé. Sa fleur est petite ; son fruit rond, un peu aplati par la tête, d’un vert qui jaunit ensuite, recouvert de grandes taches brunes, tendre et beurré, d’une eau fort semblable à celle de la Crassanne, mais plus douce et sans âpreté. Il mürit de novembre à février. » Le Berryais, Traité des Jardins, p. 324 [1789].
« Le Besy du Quiessois est réellement un fort bon fruit, dont l’eau a perdu toute l’âpreté de sauvageon qu’on lui reprochait autrefois; seulement il faut à l'arbre une bonne terre un peu forte et le franc pour sujet de greffe. Sa fécondité est extrême, en quoi il n’est peut-être surpassé par aucun Poirier. » Mayer. Pomol. Franconicu, M, p. 234 [1801].
« Le Besi de Caissoy est un arbre délicat aux envirens de Paris, même su franc, et dure peu sur Coignassier. Ses bourgeons sont longs, mais grêles, cotonneux, brunâtres et légèrement tiquetés de points gris. Les feuilles sont petites. arrondies, régulièrement et profondément dentées, un peu cotonneuses. Les fleurs sont petites, à pétales ovales. Le fruit, qui vient par bouquets, est d’une médiocre grosseur, arrondi, aplati vers la tête, qui offre presque à fleur un petit ombilic. La queue est enfoncée dans une cavité profonde. La peau est d’un jaune vert, fort couverte de taches brunâtres. La chair en est fine et fondante. d’une eau sucrée et relevée, moins âpre que la Crassane lorsque le terrain lui est favorable. Elle mürit à la même époque. » Calvel, Traité génér. des Pépin., v. Il, p. 347 [1805].
Duhamel, Mayer, Poiteau, etc., ont décrit, sous le nom de Grosse. Roussette d'Anjou, un fruit plus gros que le précédent, à queue plus lon-
P. DE QUESSOY.
gue et à peau assez semblable à celle du Messire-Jean doré; c’est à cette sous-variété qu’il faudra rapporter, à mon avis, le Besi du Quessoy d’éte décrit par M. de Liron d’Airolles dans les Annales de Pomol. belge, p. 63 [1854], bien que ce fruit n’ait aucune ressemblance de forme avec celui dont le même auteur a donné la description et la figure dans sa Notice pomologique, p. 7, tabl. 7, fig. 19 [1854].
JARDIN. PRULER: DU. MUSEUNT:
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PSC.
P. SECKLE.
Fruit d'automne, petit, coloré en rouge plus ou moins foncé, quelquefois de couleur orangée du côté de l’ombre, fortement teinté de rouge-brun du côté opposé; à queue courte ; à chair blance-jaunâtre, demi-cassante, très-juteuse, sucrée, parfumée, mollissant sans blettir, excellent.
ARBRE très-productif ; scions moyens, de couleur fauve, à coussinets saillants; yeux petits, coniques , appliqués contre le rameau.
Feuizes florales lancéolées ou lancéolées-elliptiques, acuminées, atténuées à la base, glabres en dessus, pubescentes en dessous, ciliées ; les adultes à peu près de même forme; celles des rosettes ovales, acuminées, denticulées; celles des scions ovales-cordiformes à la basé du rameau, subrhomboïdales ou ovales-oblongues à son sommet, acuminées, dentées.
FLEURS moyennes, un peu rosées à l'extérieur, portées sur des pédoncules très-courts; calyce à divisions courtes, ovales, acuminées, étalées; pétales obovales-elliptiques, onguiculés, laissant des mtervalles entre eux.
Fruir commençant à mürir à la mi-septembre, petit, à pédoncule assez court, charnu, fauve ou de couleur bronzée, portant quelques cicatrices de bractéoles, paraissant fiché dans le fruit; peau lisse,
* Nom d’un propriétaire des environs de Philadelphie.
P. SECKLE.
d’abord d’un vert terne, lavée de rouge-brun comme dans les Rousselets, ou rouge-laque dans la partie voisine de l'œil, parsemée de trèspetits points blanchâtres, quelquefois complétement dépourvue de taches ou de marbrures fauves et squameuses; les parties colorées en vert dans la jeunesse passent souvent au jaune-orangé vif à la maturité; œil à fleur du fruit ou placé dans un petit enfoncement, pubescent, blanchâtre, entouré de légères zones concentriques, à divisions courtes, rapprochées ou caduques; cœur dessinant une sorte d’ovale sur la coupe du fruit ; lacune centrale étroite; loges à parois assez épaisses, petites; pepins bruns.
CHair blanchâtre, ferme ou demi-cassante, fine, à peime granuleuse, très-juteuse ; eau abondante, très-sucrée, parfumée, d’une saveur particulière qui rappelle celle des Poires cuites au four.
Ce joli et bon fruit m’a présenté quelques particularités que je n'ai pas eu occasion de constater chez d’autres : c’est d’abord de mürir et de se colorer très-fortement lors même qu'il a été cueilli longtemps avant sa maturité et qu’on le conserve à l'ombre dans un fruitier ; puis de mollir sans précisément blettir. Dans cet état particulier de mollesse la chair prend une couleur jaunâtre et une saveur trèsagréable qui ne rappelle aucunement l'odeur vineuse des Poires blettes. Ce caractère particulier me porte à considérer la Poire Seckle comme faisant partie d’un groupe de Poires auquel les anciens pomologisies appliquaient le nom collectif de Baume. Je trouve en effet dans Mayer une Balsambirn qui offre la plus grande analogie avee la variété américaine. La Poire Seckle a été découverte, suivant le D° David Hosack, vers 1819, aux environs de Philadelphie, sur la propriété de M. Seckle, dont le nom, accolé au mot Poire, a souvent été métamorphosé par les pépiniéristes du continent en Sackpear, Seckleper, et enfin en Shakspeare.
Seckle. W. Prince, Cat., p. 17 [1826].
Seckls Pear. David et Cuthbert Landreth, Cat. [1828].
P. SECKLE.
Hort. Trans., Vol. HI, p. 256, et vol. VE, p. 520.
New-York red Cheek.
Red cheeked Seckle.
« Fruit petit, court, ovale-turbiné, lisse, gris chamois, vert pâle, pointillé de gris-cendré d’un côté, marbré de rouge-brun de l’autre; pédoncule implanté dans une très-petite cavité. OEil petit, presque à fleur du fruit. Chair assez fine, fondante. Eau abondante, très-sucrée, parfumée, un peu musquée. Cette excel lente Poire mürit à la fin de septembre ; elle participe de la saveur du Rousselet de Reims. » Prév., Pomol. Scine-Infér., p. 72.
« Fruit petit, à pédoncule court et fort, venant par bouquets ; peau lisse, vert foncé, largement maculée de pourpre violacé, semée de petits points blancs : la chair est cassante, très-sucrée et très-parfumée ; excellent fruit. — Le Poirier Seckle est d’un assez bon produit, mais la petitesse du fruit ne le fera rechercher que des véritables amateurs de bons fruits. » De Liron d’Airoles, Notice pomol., p. 8, t. V, fig. 3.
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P. DE PAYENCHE.
Fruit d'été, moyen, oblong, obtus aux deux extrémités, à queue droite ou courbée, charnue, se continuant avec le fruit, sur lequel elle s’insère quelquefois un peu de côté; peau de couleur jaune vif, colorée en rouge du côté du soleil, parsemée de gros points grisâtres et de taches fauves, et offrant une large tache de même couleur autour de la queue; chair fondante, fine, juteuse et parfumée.
ARBRE Vigoureux, très-propre à former des plein-vent; scions moyens, légèrement flexueux, brun-olivätre ou fauves, parsemés de lenticelles arrondies; coussinets peu saillants; yeux coniques plus ou moins rapprochés du scion.
Feuices florales ovales, mucronées, à bords redressés, pubescentes en dessous, glabres en dessus; les adultes à peu près de même forme, planes; celles des rosettes plus entières; celles des scions ovales-elliptiques, acuminées, finement crénelées, munies de petites glandes sur la nervure moyenne.
Fueurs toutes blanches, moyennes, portées sur des pédoncules assez courts, pubescents; calyce tomenteux, à divisions lancéolées , aiguës, couvertes de poils roux en dessus; pétales orbiculaires-elliptiques, assez longuement onguiculés, laissant un certain intervalle entre eux. Les fleurs de cette variété répandent une odeur désagréable de marée plus prononcée que dans les autres variétés.
Fruir mürissant en septembre, oblong, obtus, variant de forme ;
P. DE PAYENCHE.
pédoncule gros, charnu, droit ou obliquement implanté sur le fruit, qui
est fauve, parsemé de lenticelles grisätres ; peau d’un jaune vif, colo-
-rée en rouge du côté du soleil, parsemée de points grisàtres gercés,
ainsi que de taches plus ou moins nombreuses, et constamment cou-
-verte autour du pédoncule d’une large tache fauve; œil presque à fleur
du fruit, à divisions persistantes ou caduques, canaliculées, coton-
neuses , entourées de zones concentriques qui se confondent avec les
marbrures; cœur petit, dessinant un ovale sur la coupe longitudinale du fruit, entouré de très-petites granulations; lacune centrale étroite
ou presque nulle; loges assez larges; pepins brun-acajou.
Crair blanche, très-fondante, très-fine, remplie d’une eau sucrée, parfumée, légèrement acidulée, non musquée. Une des meilleures Poires de la saison.
Je trouve dans les manuscrits d'André Thoüin, conservés à la bibliothèque du Muséum, la note suivante :
«Cette Poire, découverte par le citoyen Belair, a été trouvée au village de Payenche, en Périgord, dans la haie d’un pré. Sa forme est oblongue, renflée vers la queue, d’un fond jaune, presque couverte de taches fauves qui en rendent la peau raboteuse, prend du rouge vif du côté du soleil. La Poire est beurrée, fondante, et d’un goût qui approche beaucoup de celui du Doyenné. Le bois est accoudé à chaque œil et se met promptement à fruit. Sa maturité a lieu en septembre. » Note communiquée à À. Thoüin par le ciloyen Masse, en ventôse an X. R
« Cette nouvelle variété, envoyée au Jardin des Plantes, a les feuilles presque rondes, épaisses, d’un vert foncé, légèrement dentelées. Le fruit est long comme une Verte longue (ne pas confondre avec la Longue verte) ; il jaunit en mürissant ; il est parsemé de petits points gris. La chair est mi-fondante, d’une eau parfumée. » Calvel, Traité gén. des Pép., 3, p. 11 [1805].
« Arbre fertile, vigoureux même sur Coïignassier, se formant en pyramide. Fruit moyen, turbiné-pyriforme et ovale-turbiné, ordinairement obtus, à surface unie, sans côtes ni bosses prononcées. Son épiderme devient jaune lors de la maturité. Il est abondamment ponctué et marbré gris-fauve ou roux. Cette
P. DE PAYENCHE.
couleur domine autour de l’œil et du côté frappé par le soleil; ce côté est en outre presque toujours d’un rouge plus ou moins foncé, sur lequel ses nombreux points gris-fauves sont très-apparents. Pédoncule ordinairement un peu charnu à sa base. Chair demi-fine, tendre, demi-fondante, beurrée; eau abondante, très-sucrée, musquée, très-agréable. C’est un bon fruit, qui mürit en septembre et octobre. Comme toutes les Poires d'été, celle-ci doit être surveillée à l’époque de sa maturité, afin qu’elle ne devienne pas pâteuse. » Prevost, Pomol. Scine-Inférieure, p. 103, t. 13 [1839].
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