‹ Le jardin fruiter du muséum (volume 3)Chapitre 33 sur 38 · L £ = TT · texte numérisé non relu

L £ = TT

Se S \

ME E Jéillané se PNDES QURBANISIES,

P. DES URBANISTES

Fruit d'automne, moyen, turbiné ou pyriforme, à queue grosse, charnue, légèrement enfoncée dans le fruit; peau jaune vif ou orangé, parsemée de petites taches fauves et marquée d’une large tache de même couleur autour de la queue; chair fine, fondante, très-juteuse et parfumée.

ARBRE pyramidal assez vigoureux, très-rameux, à scions légèrement flexueux et de couleur fauve-olivacée, à coussinets assez développés; yeux petits, coniques, obtus, assez écartés du scion.

FeuiLces florales ovales-lancéolées ou ovales-elliptiques, entières, aiguës, pubescentes; les adultes à peu près de même forme : celles des rosettes lancéolées-elliptiques, arrondies à la base, à peine acuminées au sommet, glabres, portées sur de très-longs pétioles ; celles des scions lancéolées, denticulées, arquées, à bords plus ou moins redressés, à pétioles assez longs.

Fceurs blanches, portées sur des pédoncules tomenteux ; calyce à divisions lancéolées, aiguës, étalées; pétales onguiculés, planes, petits, isolés, elliptiques , laissant beaucoup d'intervalle entre eux.

Fruir mürissant à la fin de septembre ou en octobre, moyen, obtus aux deux extrémités; pédoncule droit, gros, très-charnu, lége-

(1) Communauté fondée au treizieme siecle à Longchamp, près Paris, par sainte Isabelde et confirmée par Urbain II. Les religieuses de l’ordre de Saint-François se partageaient en trois communautés : 1° les Urbanistes ; 2° les Capucines; 3° les Clarisses ou Déchaussées.

P. DES URBANISTES

rement enfoncé dans le fruit, de couleur fauve; peau lisse, d’un jaune vif ou de couleur orangée du côté du soleil, parsemée ordinairement de quelques marbrures fauves, portant toujours une large tache autour du pédoncule; œil placé dans une très-faible dépression régulière, entourée de zones concentriques, à divisions linéaires-lancéolées, pubescentes, étalées; lacune centrale étroite ; loges moyennes; pepins brun-acajou.

CHar blanche, fine, très-fondante; eau d’une saveur sucrée, acidulée, citronnée, très-agréable. Fruit de première qualité.

J'ai conservé à ce délicieux fruit le nom sous lequel on l’a d’abord fait connaître de préférence à ceux de Beurré Piquéry, Beurré Drapiez, Louise d'Orléans, Beurré Gens, Urbanists Seedling, ete., que lui donnent quelques pépiniéristes.

« La Poire des Urbanistes a été obtenue à Malines, vers la fin du siècle dernier, par le comte de Coloma. Elle a reçu le nom de Coloma et de Beurré Coloma d'Automne; celui d’Urbaniste lui a été imposé parce que l’arbre a été découvert en 1783 dans le jardin des religieuses de ce nom. C’est un fruit à peau mince, d’un vert pâle, lisse et grasse au toucher à l’époque de la maturité, et qui offre de nombreuses tiquetures d’un vert obscur. La queue, qui est courte, est entourée d’une tache rousse. La chair est blanche, fine, beurrée et sucrée. Ce fruit mürit en octobre et se conserve environ pendant un mois ; son odeur est alors celle du Doyenné, moins l’arome musqué de ce dernier. Par son feuillage, et aussi un peu par son port, l’'Urbaniste se rapproche de l’'Hoyerswerda, du Saint- Germain, etc.; par sa peau elle se classe près du Doyenné blanc.» Van Mons, Revue des Revues. Bivort, Alb. pomol., I, p. 87 [1847].

« L’Urbaniste est de forme allongée ; sa hauteur égale trois pouces et son grand diamètre deux et demi; la peau, assez lisse, est de couleur vert-jaunâtre dans sa plus grande étendue, avivée de rouge du côté du soleil; sa chair est blanc de lait, fondante, d’une saveur acidule-sucrée, assez suave. Cette Poire, la plus grosse de celles qui s’offrent en bouquet, mûrit en septembre.» Couver., Traité des Fruits, p. 496 [1839],

« Fruit moyen, ovale, turbiné ou pyriforme, obtus ; son épiderme est fin,

P.-DES URBANISTES

jaune herbacé, tavelé de gris, rarement nuancé, rose ou rouge d’un côté, au moins à Rouen. Chair blanche, fine, très-fondante. Eau abondante, très-sucrée, agréable. Mürit fin de septembre ou en octobre.» Prévost, Pomol. Seine-Infér., p. 107 [1839 à 4850].

« Ce fruit est moyen, ovale, de forme variée. La peau, d’un vert herbacé, relevée de gros points roux, est rarement colorée en rouge du côté du soleil. Le pédoncule est fort, gros, court, fauve, cannelé, oblique, renflé du côté de son attache au fruit, implanté peu profondément, environné d’une tache brune; l’œil est grand, noirâtre. Chaïr blanche, mi-fine, fondante, peu juteuse, sucrée, parfumée, agréable. Le fruit mürit mégalement du milieu à la fin de septembre ; il se conserve jusqu’à la mi-octobre. » Willerm. Poir., p. 181 [1848].

« J'ai reçu, sous le nom d’Urbanist Seedling, en octobre 1846, d’un de mes correspondants, la Poire qui fait le sujet de cet article, comme étant un fruit nouveau. Il a 9 centimètres de long sur 7 £ de diamètre; sa forme est un peu irrégulière, c’est-à-dire un peu plus ventrue d’un côté que du point opposé, vers la queue, qui est courte et grosse, et placée sans aucun enfoncement ; il est obtus et presque arrondi. Le calyce est petit, ouvert, et se trouve placé dans une cavité large, plane, quelquefois un peu profonde. A sa maturité, la peau est lisse, jaune-orangée, très-pointillée de brun et tachée de fauve, surtout vers la queue, qui est grosse. La chair est fondante, beurrée, d’un sucre acidulé superfin. Sa maturité a lieu en octobre. » Bivort, A4b. pomol., I, p. 13 [1847].

« Arbre vigoureux. Fruit moyen, mesurant 9 centimètres de haut, 7 en largeur ; pédoncule long de 40 à 12 millimètres, gros, fort, droit, à fleur du fruit ; calyce petit, ouvert, étoilé, placé dans une large cavité irrégulière. Épicarpe vert, taché de rouille, fortement semé de petits points de la même couleur; à la maturité il passe au jaune d’or vif; chair beurrée , fondante; eau suffisante et sucrée. L’Urbanist’s Seedling nous a été envoyé par M. de Richebourg, du Mans. » J. de Liron d’Airol, Not. pomol., p. 43, tab. 8, fig. 10 [1855].

Je place ici la description du Beurré Drapiez, qui ne me semble différer de l’Urbaniste que par son époque de maturité.

« Les feuilles du Beurré Drapiez sont étroites, lancéolées, pointues. Les fruits gros, régulièrement ovales et moins rétrécis vers le calyce que vers le pédoncule, qui est gros, parfois charnu. Le calyce est clos, cotonneux, placé dans une cavité superficielle, très-évasée ; la peau est verte, marbrée de gris autour du pédoncule et du calyce, marbrée et ponctuée sur sa surface. La chair en est blanche, fine, beurrée, fondante; l’eau abondante, sucrée, légèrement

P. DES URBANISTES

acidulée, d’un parfum délicieux. Ce fruit mürit à la fin de novembre. » Bivort, Alb. pomol.; v. IE, p. 69 [18501.

« Le Beurré Drapiez est un arbre assez vigoureux, qui se rapproche par son port du Saint-Germain; ce fruit est gros, ovale, plus fortement rétréci par la partie basse ; pédoncule gros, quelquefois charnu, long de 3 centimètres, placé dans une cavité étroite ; le calyce est clos, cotonneux, placé presque superficiellement et entouré de quelques gibbosités; chair très-fine, fondante; eau abondante , d’un parfum délicieux, qui laisse après la dégustation le goût du laurier-amande. Nous plaçons ce fruit au premier rang dans nos introductions. » J. de Liron d’Airol. Not. pomol., p. 15, tab. v, fig. 5 [1855].

« Le fruit de l’Urbaniste est délicieux et avantageux pour le marché.» A. Leroy, Cat., p. 36, n° 433 [1855 à 1856].

JARDIN NIUE EIRMDIONNTTRS DIN

1 Hiver AA. HUE. Trillant. se

PA SANS UPEPINSE

P. SANS PEPINS

Fruit d'automne, gros, large, déprimé du côté de l'œil, à queue assez longue, charnue et accompagnée de plis à son insertion sur le fruit; peau d’un jaune-olivâtre, parsemée de points et quelquefois marquée d’une tache fauve autour de la queue; chair demi-fondante, tendre, par-

fumée.

ARBRE vigoureux et fertile, à scions droits, fermes, de couleur brune, parsemés de lenticelles arrondies ; coussinets peu saillants ; yeux très-petits, appliqués contre le scion.

FeuiLees florales ovales ou ovales-elliptiques, finement denticulées, mucronées , tomenteuses et blanches sur les deux faces, puis glabres en dessus; les adultes de deux formes : celles des rosettes larges, ovales ou ovales-elliptiques, acuminées, arrondies à la base, presque entières; celles des scions ovales, acuminées, légèrement pubescentes en dessous.

Fceurs grandes, très-blanches, portées sur de forts pédicelles très-tomenteux; calyce à divisions assez larges, aiguës, couvertes de poils roux en dessus; pétales orbiculaires ou quelquefois plus larges que longs, assez courtement onguiculés, ne laissant pas d’intervalles entre eux. ù

Fruir mürissant vers la fin d'octobre, turbiné, gros, large, aplati

ou fortement déprimé du côté de l’œil, ordinairement plus large que

P. SANS PEPINS

haut ; pédoncule droit ou oblique, assez long, charnu et plissé à son insertion sur le fruit, de couleur fauve, lisse, portant les cicatrices de quelques bractéoles; peau d’un jaune-olivâtre assez chaud, uniforme ou rarement teintée de roux du côté du soleil, parsemée de nombreux points fauves ou verdàtres, offrant quelquefois des marbrures gercées ou rugueuses et presque toujours une tache fauve autour du pédoncule; œil placé au centre d’une large dépression entourée de zones concentriques fauves, à divisions charnues, larges, conniventes, légèrement pubescentes, et plus cu moins sphacélées à l'extrémité ; cœur se confondant plus ou moins complétement avec la chair, à peine indiqué par quelques petites granulations et très-éloigné de l’œil, dont il est séparé par une sorte de conduit au fond duquel on remarque les styles ; loges complétement avortées, ‘ou persistantes en nombre variable ; lacune centrale ovale peu étendue.

Carr blanche, fondante, très-fine, d’une saveur sucrée-acidulée , parfumée , légèrement citronnée. Excellent fruit.

Cette variété n’est pas la seule qui présente un avortement total des carpelles; on remarque le même fait dans la Poire décrite par Knoop sous le nom de Zonder Zieltjes ou sans àmes, le mot ztelije étant le diminutif de celui de ziel, qui signifie âme en hollandais.

«En 1810, mon ami Turpin, se trouvant à Vire (Calvados), vit dans le jardin de M. Debrais un seul arbre taillé en éventail, dont les fruits étaient sans pepins. Il en apporta à Paris, ainsi que des rameaux qui ont été greffés au Jardin des Plantes et à la pépinière du Luxembourg, où on ne les connaissait pas, tandis qu’un de nos amis nous assurait que c’était une Poire très-connue et trèscultivée en Flandre. C’est un très-beau fruit, qui a à peu près la forme et la grosseur d’un Colmar. Son œil est fort grand et placé à fleur. La queue, longue de 5 à 6 centimètres, est implantée un peu obliquement et munie d’un bourrelet à son insertion, La peau, d’un jaune-citron à la maturité, est tavelée de

P. SANS PEPINS

taches verdâtres et de points roussâtres. La chair est blanche, fondante , mais d’un grain un peu gros. L'eau est abondante, sucrée. Cette belle et bonne Poire mürit dans les premiers jours d’octobre. » Poit., Pomol. [1847].

« Cette Poire a pour synonymes : Belle de Bruxelles, Grosse Bergamotte d'éte et Fanfareau. Son fruit est gros, large, ordinairement aplati, ou plus large que haut, lisse, vert-pâle devenant jaunâtre, avec des marbrures vertes et couvert de petits points gris-foncé. Il est quelquefois fouetté rouge-pâle d’un côté. Chair demi-fine, tendre, demi-fondante; eau très-sucrée. Pour que cette belle Poire soit succulente et très-bonne il faut la cueillir avant sa maturité et la manger aussitôt qu’elle change de couleur et devient odorante, Si on la laisse muürir sur l’arbre, son eau est moins abondante, a moins de saveur, et la chair devient pâteuse. Elle mûrit rarement en même temps que lAmanlis, mais elle lui succède immédiatement. Le nom de Fanfareau, que j’inscris ici comme synonyme de Belle de Bruxelles, est probablement ignoré au delà de la partie orientale de Rouen et de sa banlieue ; mais dans cette portion du territoire rouennais beaucoup de propriétaires de jardins ne la connaissent que sous ce nom, parce qu'ils l’ont acquise d’un sieur Jourdain, alors pépiniériste à Rouen, qui a répandu cette variété sous cette désignation bizarre. » Prévost, Pomol. Seine- Infér., p.12, tab. 4 [1839].

« Cette Poire était inscrite à la pépinière du Luxembourg sous le nom de Belle de Bruxelles, mais nous ne pouvons adopter ce nom puisque nous possédons depuis plus de vingt ans une P. Belle de Bruxelles fort différente; nous désignons donc celle-ci sous le nom de Belle du Luxembourg. C’est une belle Poire, turbinée, obtuse, très-renflée, haute de trois pouces sur quelques lignes de moins de diamètre; sa queue est légèrement enfoncée dans le fruit ; la peau, d’un vert clair, jaunissant un peu à sa maturité, se marbre d’un peu de rouge et se piquote de points verts; la chair et l’eau ne le cèdent en rien à la Belle de Bruxelles (vraie) pour la qualité. » Noïsette, Jard. fruit., 2° édit., p. 121, tab. 41 bis [1832].

Belle et Bonne. Pomol. Magaz., v. UN, tab. 118 [1830].

Le nom de Belle de Bruxelles appliqué à cette Poire dans quelques pépinières a donné lieu à une foule d’erreurs, et c’est le motif qui m'a déterminé à supprimer cette désignation pour la Poire de Madame ou de Windsor, à laquelle on l’appliquait dans l’origine.

HUE Taillantu se

À Hiocretux del

PMBONNENDENSOULERS.

P. BONNE DE SOULERS

Fruit d'hiver, pyriforme, ventru ou oblong, à queue longue, arquée, assez grêle, enfermée dans le fruit et quelquefois placée un peu en dehors de l’axe du fruit; peau vertjaunâtre, parsemée de points et marquée d’une tache fauve autour de la queue; chair fine, beurrée, fondante, trèsagréable.

ARBRE fertile, à scions droits ou flexueux, de couleur olhvâtre, parsemés de lenticelles arrondies, à coussinets peu prononcés; veux très-petits, coniques, grisätres, presque appliqués contre le scion.

Feuizes florales ovales, arrondies ou atténuées à la base, mucronées, denticulées, pubescentes en dessous; les adultes à peu près de même forme : celles des rosettes ovales, acuminées, crénelées, portées sur de très-longs pétioles ; celles des scions ovales-arrondies, quelquefois suborbiculaires, étalées ou à bords légèrement redressés.

FLEURS assez grandes, très-légerement rosées à l'extérieur, portées sur des pédoncules longs et tomenteux ; calyce à divisions lancéolées, aiguës, étalées, couvertes de poils roux en dessus ; pétales ovales, assez souvent aigus ou subaigus, onguiculés, laissant des intervalles entre eux.

FruiT mürissant de février à mars, assez gros, ventru, obtus; pédoncule arqué, cylindrique, portant souvent les cicatrices des brac-

P. BONNE DE SOULERS

téoles, légèrement enfoncé dans le fruit, et parfois inséré un peu de côté et en dehors de l’axe du fruit; peau vert-jaunàtre uniforme, parsemée de nombreux points fauves, portant en général une large tache fauve autour du pédoncule, très-rarement accompagnée de marbrures; œil placé à fleur du fruit ou dans une très-faible dépression, à divisions dressées, canaliculées, glabres, assez épaisses; cœur formant une sorte de losange sur la coupe longitudinale du fruit, en se confondant plus ou moins avec la chair; loges grandes, situées à peu près au milieu du fruit; pepins grands, de couleur roussätre; lacune centrale très-large.

Caair blanche, fondante, d’une saveur sucrée, parfumée. Très-bon fruit d'hiver.

« La Bonne de Soulers est une espèce de Bergamotte d'hiver, très-beurrée et de bon goût, qui se garde longtemps, et se mange des dernières et des meilleures. » Merlet, Abrégé des bons Fruits, p. 110 [1690].

« Le fruit de la Bonne de Soulers est de grosseur moyenne, rond; sa hauteur est de vingt-cinq lignes et son diamètre de trente lignes ; sa tête est plus arrondie que celle des autres Bergamottes ; l’œil est très-peu enfoncé. La queue est assez grosse, longue de onze lignes, un peu enfoncée dans le fruit. Lorsque l'arbre est planté dans un terrain et à une exposition qui lui convient, son fruit est gros, ayant trois pouces de hauteur sur trente-deux lignes de diamètre , allongé, presque pyriforme ; il se termine en pointe un peu obtuse à la queue. Sa tête est plutôt allongée qu’aplatie, de sorte que sa forme ordinaire est trèsdifférente de celle des autres Bergamottes. La peau est lisse, luisante, d’un vertblanc ou très-clair, tiquetée de points d’un vert foncé. Elle devient jaune lorsque le fruit mürit. Le côté du soleil prend une teinte très-légère de rouge-brun. Sa chair est sans pierres ,- beurrée, fondante. Son eau est sucrée et d’un goût agréable. Sa maturité est en février et mars. » Duham., Traité, p. 168 [1768].

« Bonne de Soulers. Le fruit est gros ou moyen, suivant la bonté du terrain, pyriforme allongé, très-arrondi par la tête au contraire des autres Bergamottes; lisse, brillant , jaune et fort légèrement lavé de rouge-brun, beurré, fondant, sans pierres, d’un goût sucré et agréable. Il mürit en février et mars. » Le Berryais, Traité des Fruits, p.320 [1789].

P, BONNE DE SOULERS

« Soit sur franc, soit sur Coignassier, cet arbre est robuste et fertile. $es bourgeons sont vigoureux, allongés, fortement coudés; ils sont d’un vert-roux lorsqu'ils sont bien aoûtés. Les fleurs sont d’une médiocre grandeur, à pétales ovales, sur un long pédicule, et souvent lisérées d’un rouge-pâle à leur extremité. Les feuilles sont ovales, peu dentelées, repliées en gouttière. Le fruit est très-communément d’un pyriforme turbiné, quelquefois cucurbité. IL s’arrondit vers le haut, et est moins écrasé que les autres Bergamottes. Sa peau est douce, assez brillante, tiquetée de points d’un gris-verdâtre, jaune à Pépoque de sa maturité, et un peu pourpre du côté du soleil. Sa chair est tendre, fondante, d’une eau et d’un parfum agréables. On le cueille avant les gelées. » Calvel, Traite gén. des Pépin., p. 381 [1805].

« Cette variété me semble appartenir plutôt au Bon-Chrétien qu’à la Bergamotte ; elle est très-peu répandue ; le fruit est moyen, brillant, lisse, vert, devenant Jaune à la maturité, faiblement lavé de rouge-brun du côté frappé par le soleil, élargi dans le milieu, se rétrécissant du côté de l’orifice , légèrement étranglé du côté de la queue; celle-ci est grosse, courbée, brun-verdâtre, longue de 2 centimètres et demi, implantée peu profondément, recouverte d’un côté par un mamelon saillant. OEil petit, peu enfoncé ; divisions grandes et régulières. Chair blanche, demi-beurrée ; eau assez abondante et douce. La maturité de ce fruit a lieu en février ; il se conserve jusqu’en mars.» Willerm., Por. p. 165 [1848].

Poiteau parait avoir confondu deux variétés sous le nom de Bergamotte de Soulers : l’une à fruit très-déprimé, à queue très-courte, semblable à celle décrite par Knoop {Pomol., p. 118, t. 7), et par plusieurs autres pomologistes sous le nom de B. Bugi ; l’autre dont 1l a représenté la coupe longitudinale, et qui me semble avoir de l’analogie avec la véritable Bonne de Soulers.

: ns

re

— eee gt een ie eee

{ June. 159. | .

JARDIN ERULLIER DU MUSHUM

Page 1