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Fruit defin d'automne, ovale-oblong ou allongé; à queue oblique, courte, charnue; à peau jaunâtre, presque complétement recouverte de marbrures fauves ; à œil à fleur de fruit ; à chair très-fine, fondante, parfumée, de première qualité.
ArBre délicat, mais productif, à scions assez gros, légèrement flexueux, de couleur fauve-olivacée, à coussinets peu saillants; yeux coniques, plus ou moins écartés du scion.
Feuizces florales petites, ovales, acuminées, pubescentes sur le bord ; les adultes à peu près de même forme, ovales, acuminées aux deux extrémités, portées sur d’assez courts pétioles ; stipules persistantes.
Feurs petites, très-blanches, portées sur des pédoncules moyens, grêles; calyce à divisions lancéolées, aiguës, étalées ou réfléchies, couvertes de poils blonds en dessus; pétales elliptiques ou elliptiquesorbiculaires, onguiculés, laissant des intervalles entre eux.
Fruir mürissant d'octobre à novembre, oblong ou oblorg-cylindracé, obtus, rarement parcouru dans sa longueur par un très-léger sillon ; pédoncule oblique, inséré en dehors de l’axe du fruit, eylindrique, très-légèrement fendillé dans le sens longitudinal, de couleur fauve mate; peau jaunâtre, portant une large tache fauve autour du pédoncule, toute parsemée de marbrures de même couleur et reliées entre elles par de fins linéaments ; œil placé à fleur de fruit, à divisions étalées, assez courtes, tronquées, creusées en cuiller, et laissant voir
P. VAN MONS LÉON-LECLERC
le tube calycinal sous forme de palme évasée; cœur dessinant une sorte de losange sur la coupe longitudinale du fruit et se confondant plus ou moins avec la chair; loges très-grandes, placées aux deux tiers supérieurs du fruit; pepins bruns; lacune centrale étroite, subéreuse.
Cam blanchâtre, remarquablement fine, fondante; eau sucrée, légèrement acidulée, parfumée, un peu anisée, nullement musquée. Fruit de première qualité.
Cette variété paraît avoir été obtenue par M. Léon Leclerc, pomologiste à Laval, auquel la science est redevable d’un excellent travail sur le genre Prolifera où OEdogonium, de la famille des Conferves, inséré dans les Annales du Muséum. Les premiers échantillons en ont été envoyés en octobre 1837, par M. Léon Leclerc, à la Société d'Horticulture de Paris, par l'entremise de M. Vilmorin. Un second envoi était accompagné d'une lettre de M. Léon Leclerc d’où j'extrais le passage suivant :
«... M. Van Mons non-seulement a bien voulu agréer la dédicace de cette Poire en me déclarant qu'il la regardait, à tous égards, comme de premier rang, mais encore, par un raffinement de politesse, il a exigé que le nom de l'inventeur, qui lui en faisait hommage, fût placé à la suite du sien pour la désigner. C’est donc la Poire Van Mons Léon-Leclerc. Cette explication était nécessaire pour justifier une telle dénomination. » Ann. Soc. Hort., Par., t. XXX, p. 140 [1849]. LN
Poiteau fait observer avec raison que M. Léon Leclerc ne nous apprend pas l'année précise où il a obtenu ce fruit, ni ses qualités, ni le caractère de l’arbre, ni le nom de sa mère, toutes choses bonnes à enregistrer pour l’histoire de la Pomologie, et propres à éclairer la
discussion élevée sur la détérioration des fruits, très-prompte selon Knight, etc., très-lente selon d’autres.
«Le fruit est gros, ovale, très-obtus; sa peau est d’un vert grisâtre ou roux.
P. VAN MONS LÉON-LECLERC
La hauteur a dix à onze centimètres, et le diamètre huit. La chair est blanche, demi-fine et fondante. L’eau est abondante, très-sucrée, parfumée. Les loges sont grandes et les pepins allongés. L’œil est peu enfoncé; le pédoncule est moyen et inséré dans une cavité peu profonde. La maturité a lieu d'octobre à novembre.» Rousselon, Pomol., Ann. Soc. hort. Par., p. 25, fig. 11 [1854].
Il est essentiel de ne pas confondre la Poire que nous venons de décrire avec les P. Léon-Leclerc de Louvain et Léon-Leclerc de Laval, qui sont des fruits d'hiver de médiocre qualité ou bons à cuire.
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MEL, Trillant Se.
A .Siiocreux del P. MESSIRE JEAN.
P. MESSIRE JEAN
Fruit d'automne, moyen, arrondi ou turbiné; à queue grele, droite ou légèrement arquée; à peau rude, de couleur de cuir plus ou moins brun, pointillée et marquée de taches plus foncées; à chair cassante, blanche, très-juteuse, sucrée, astringente, parfumée.
Argre de petite dimension, fertile, à rameaux étalés; scions moyens, flexueux, de couleur fauve cendrée, parsemés de lenticelles oblongues; yeux petits, courts, coniques, bruns.
Feuizres florales ovales-cordiformes, obtuses ou mucronées, étalées, pubescentes en dessous, principalement sur la nervure moyenne, ciliées et denticulées sur les bords; les adultes à peu près de même forme, ovales, cordiformes, plus ou moins acuminées au sommet : celles des rosettes presque entières ou mollement crénelées; celles des scions plus longuement acuminées et crénelées, portées sur d’assez longs pétioles.
FLeurs grandes, très-blanches, bien ouvertes, portées sur des pédicelles longs et tomenteux ; calyce à divisions lancéolées, réfléchies, blondes en dessus; pétales obovales-orbiculaires, brusquement onguiculés, laissant un peu d'intervalle entre eux.
FruiT mürissant en automne, moyen, arrondi ou turbiné; pédoncule droit ou un peu arqué, cylindracé, légèrement enfoncé dans le fruit, de couleur fauve; peau d’abord olivätre bronzé, puis passant au brun orangé ou cannelle à la maturité, assez rugueuse, parsemée de points fauves gercés, opaques, accompagnés de très-petites écailles
P. MESSIRE JEAN
brillantes; œil placé au milieu d’une légère dépression, à divisions caduques ou ovales-lancéolées, étalées, entouré de zones concentriques et de petites protubérances; cœur arrondi, limité par des granulations assez abondantes; loges grandes, obliques; pepins bruns; lacune centrale assez large et subéreuse.
Car blanchâtre, cassante, fine, mais néanmoins un peu granuleuse; eau abondante, sucrée, parfumée, quelquefois astringente.
Cette variété abonde dans les rues de Paris, où elle se vend ordinairement à très-bas prix; les plus belles dans ces conditions dépassent rarement 5 francs le cent. On la mange indifféremment crue ou
cuite.
« Poire de Messire Jean est celle qu’en Dauphiné et Languedoc lPon nomme de Coulis. » Olivier de Serres, Théâtre d’Agr., p. 689 [16001].
« Le Poirier de Messire Jean est un Arbre qui vient fort bien partout, mais pourtant si en faut-il avoir du soin aussi bien que du Bargamotte. Son fruit est subjet à estre pierreux. Prenez garde de le planter à l'abri, si faire se peut, parce que le vent luy est grandement contraire lorsqu'il est en fleur. » Mollet, Théatre du Jard., p. 33 16521.
« Pendant le mois d'octobre, se mange le Messire-Jean ; il y a le blanc, le doré et le gris : Le blanc est le plus hâtif, le plus tendre, et qui a l’eau moins sucrée ; sa blancheur provient de la maladie de Varbre, lequel reprenant sa vigueur première donne son fruit plus coloré: Le Messire-Jean doré’ est d’un suc “plus relevé, et n’est pas si sujet à la pierre que le Messire-Jean gris, qui est plus tardif, se garde long-tems, et dont l’eau est très-sucrée et extraordinaire. C’est un des meilleurs et des plus anciens fruits, qu’on ne peut avoir en trop grand nombre, se mangeant pendant tout l'automne, qui est le temps qu'on est plus en campagne. » Merlet, Abrégé bons Fr., p. 90, 2: édit. [1673].
« À l'égard du Messire-Jean, soit blanc , soit gris (car tout cela est la même chose), qui est-ce qui ne le connoïst pas? il n’a pas véritablement le don de plaire à tout le monde, et il a cela de commun avec beaucoup d’autres Fruits: ceux qui ne l’aiment mettent en jeu la pierre, à laquelle il est fort sujet, et luy reprochent par ce moyen la chair rude et grossière, et en cela ils n'ont que
P. MESSIRE JEAN
trop raison; 1ls poussent, ce me semble, trop loin le mépris qu'ils ont pour luy, en disant, que ce n’est qu'une Poire de Curé, de Bourgeois et de Valets, ou tout au plus une Poire de Communauté; mais quelque chose qu’ils veuillent dire, il faut pourtant qu'ils avoüent, pour sa justification, qu'autant qu'il aprehende les Terroirs trop secs, et les Estez trop bruslans, ce qui le rend petit et méprisable, autant demande-t-il un fond médiocrement humide, soit naturellement, soit par artifice, c’est-à-dire humide à force d’arrosemens; et pour lors, avec un Esté assez tendre, il reüssit indubitablement aussi bien du franc que du Cognassier, et aussi bien de l’Arbre de tige que du Buisson : sa figure est plate, et sa peau un peu rude à celles qui sont grises; mais à celles qui sont blanches elle est un peu plus douce, et dans sa chair cassante donne une eau fort sucrée, et médiocrement de marc : on peut même le loüer de ce qu'il prend si bien son temps pour parvenir en maturité; car afin d'éviter la confusion qu'il pourroit avoir de se trouver en compagnie des Poires tendres et beurrées, ausquelles il ne veut pas se comparer: il attend justement que les Rousselet, les Beurré et les Verte-longue soient finis, et vient un peu devant la mvy-Octobre, comme si ce n'estoit que pour amuser les curieux; tandis que les Marquise, Loüise-Bonne et Petit-Oin avancent vers leur maturité, et que sur tout le Bergamotte se prépare à se faire voir avec tout l’éclat et l’agrément de la Reyne des Poires, si ce Messire-Jean avait quelques meilleures raisons, il ne manqueroit pas de les faire valoir : il veut même qu’on conte pour quelque chose de ce qu’il a disposition à faire un beau Buisson, et qu’enfin il fait une assez belle figure dans les desserts de vacances.» La Quint., Znstr. pour les Jard. fruit., p. 158 [1692].
« Le Messire-Jean est une poire aussi ancienne que le Beurré; c’est une poire cassante et sucrée, et très-bonne sur tout quand elle n’est pas pierreuse, elle vient très-bien en espalier, en buisson, et même en plein vent, et forme aisément un bel arbre. » Observat. sur la cult. des Arbr. fruit., Jacq. Collomb, p. 75 [1718]. «
« Le fruit du Messire-Jean est gros, presque rond, plus renflé au milieu que vers les extrémités. La queue, longue de dix à quatorze lignes, est plantée dans une cavité large et peu profonde. L’œil est petit, placé dans un enfoncement uni et peu creusé. Le diamètre est de deux pouces huit lignes, et la hauteur de deux pouces six lignes et demie. Les vieux arbres, dans un bon terrain, produisent quelquefois des Poires de trois pouces quatre lignes de diamètre sur trois pouces deux lignes de hauteur. La peau est un peu rude, d’un jaune doré trèsembruni par tavelures qui le couvrent quelquefois presque entièrement. La chair est cassante, souvent pierreuse, et un peu sujette à mollir. L’eau est abondante, d’un goût très-relevé et excellent. Sa maturité est en octobre. La couleur des
P. MESSIRE JEAN
Poires de Messire-Jean varie suivant l’âge, la vigueur de l'arbre et le sujet sur lequel il est greffé. S'il est vieux et languissant, le fruit est d’un jaune très-pâle, presque blanc. S'il est jeune, vigoureux, greffé sur franc, le fruit est de couleur grise ; il devient moins gros et un peu plus pierreux. Ainsi le Messire-Jean gris, le blanc, le doré sont une même espèce, et non trois espèces, ni même trois variétés » Duham., 4rbr. fruit., p.173 [1768].
« Le Messire-Jean est à la tête des Poires cassantes, comme le Beurre est à la tête des poires fondantes , avec celte différence que le mérite du Beurré est incontestable, tandis que le mérite du Messire-Jean est contesté par quelquesuns. Ce Poirier donne de plus beaux fruits en terrain un peu humide qu'en terrain sec; il est d’une petite stature , touffu, d’un aspect sombre, son feuillage n'ayant pas le vert gai de celui de beaucoup d’autres Poiriers, et les yeux infé- . rieurs de ses bourgeons se développant la plupart en dards divergents dans l’année de leur naissance. La peau du fruit est toujours rude, d’abord d’un vert grisâtre, ponctuée et maculée de roux, et prenant ensuite une teinte jaune sale qui, favorisée par le soleil, a valu à ce fruit l’épithète de doré. Sa chair est blanche, cassante, plus ou moins pierreuse autour des loges, et contient une eau abondante, sucrée, d’un goût relevé, délicieuse. Cette Poire mürit vers la mi-octobre et ne se conserve pas longtemps. Merlet s’est trompé en disant qu’on en mange pendant tout l'automne. Le Messire-Jean et le Martin-Sec sont les Poires les plus estimées pour faire le raisiné. » Poit., Pomol. franc. [1846].
Ta.
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P'U'RNTIGHU D EMNER
+ À, Îiocreux del.