RECONNAIS-TU
Reconnais-tu le cloître aux grands murs jaunes Tout entouré de tilleuls vifs et d'aunes ; Le cloître où tant de destins sont cloîtrés, De tilleuls vifs et d'aunes entourés.
Les tilleuls vifs ont des branches parlantes, Les aunes sont des visages d'amantes, Mais nul n'entend, ô murs, ô cœurs cloîtrés, Les grands soupirs que vous vous soupirez.
Reconnais-tu... 175
Et nul ne sait si la ferveur vous pèse De moines fous ou de nonnes mauvaises, Et si des doigts vous déchirent souvent O murs de cloître, ô cœurs morts ou vivants.