‹ Le jardin secret, poèmeChapitre 13 sur 29 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

0 chaleur ! 0 lumière! Heure où l'été flamboie! Épanouissement des radieux midis !

0 claire effusion de soleil et de joie!

C'est midi! c'est l'été! Je brûle et resplendis. Un grand jardin m'entoure, immense et solitaire, Pareil aux lieux rêvés des anciens paradis,

Un jardin de silence en un lieu de mystère,..

Et le jardin rayonne en sa sérénité

Comme un jardin claustral au fond d'un monastère.

L'air immobile est bleu. C'est midi! c'est l'été! Le sang de la jeunesse, au jardin du silence, Court dans le sol, dans l'arbre et dans l'air dilaté.

Je sens la sève en feu qui bouillonne et s'élance.

Le flot tumultueux des végétations,

Sur ma tête, à mes pieds, roule avec violence.

Et j'y suis soulevé comme un nid d'alcyons. L'herbe épaisse et soyeuse où chaque pas s'enfonce A sous mes pieds tremblants des palpitations.

Laurier-rose, églantier, genêt, cactus ou ronce, La foule des buissons embroussaillés au sol En les tapis herbeux s'enguirlande et se fronce.

Au-dessus, corps rigide et redressant leur col.

Les uns courts et trapus, d'autres aux nobles tailles.

Les arbres, par milliers, prennent en haut leur vol.

Et partout, dans les fins gazons, dans les broussailles. Sous les dais de feuillage à la royale ampleur. Sur les rets de verdure aux millions de mailles,

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