DEUXIEME PARTIE
Et Vair épais de F ombre était plein âpres vœux; Un désir inconnu me mordit en mes moelles, Et je voulus Vétreindre entre mes bras nerveux.
Alors je vis ton sein frémir à tes blancs voiles : Et je crus que la terre était prête à s'ouvrir; Et je baissai les yeux sous les yeux des étoiles.
Les bêtes pour nous voir se hâtaient d'accourir; De longs rires aigus sonnaient dans la feuillée... Et c'est pourquoi, Divine^ il Va plu de mourir.
Et tu n'as point voulu, Divine, être souillée... Le silence est tombé sur nos deux fronts absous-; Les rires des Sylvains ne Vont plus effrayée.
Tout s'est tu, frisson d'herbe et baisers des époux; Je n'ai plus vu rôder, dressant partout leurs têtes, Les animaux joyeux d'être pareils à nous.
Sur nos deux fronts rougis de nos hontes secrètes. En les soirs cjui viendront, nous n'aurons pas traîné L'humiliation d'être pareils aux bêtes;
Et mon regard, un soir, ne s'est pas détourné, Un soir inévitable, en une nuit future. De ton divin visage à toujours profané.
La Mort, la bonne Mort, fa sauvé mon injure; Tu t'es évanouie avant notre péchés- La Mort, la bonne Mort, te garde à jamais pure;
Et, sur le lit funèbre où ton corps gît couché. Sans honte et saris effroi ta chair sacrée enfante Entre ses bras d'où fuit tout ton être arraché.
Chaque brin de racine, entrant par une fente. Ta saisie en ton ombre au bois pourri d'un ais; Et du cercueil éclos tu renais triomphante.
Tu viens. Gloire et salut! Gloire à toi! Tu renais! Fleur, haleine ou rayon, tu reprends ta volée ; Tu viens à jamais pure au sol où tu venais.
Ton âme ici m'entoure, insaisissable, ailée; Ta présence est sur moi comme jwur me bénir; Ton âme ici m'entoure, ô Morte inviolée;