III. Et pour ce, benêts — et coquillards
11^ LE lARGON DU XV SIÈCLE.
90 Rebecquez vous de la montjoye,
Qui desvoye
Vostre proye, Et vous fera du tout brouer, Par joncher et enterver, 95 Qui est aux pigeons bien chair,
Pour rifler
Et placquer Les angelz de mal tous rons, Pour les sires qui sont si longs,
100 De paour des hurmes
Et des grumes, Rasurez vous en droguerie
Et faierîe, Et ne soyez plus sur les joncs io5 Pour les sires qui sont si longs.
94. D'après l'édit. Trepperel. L'édition anonyme a séparé à tort ce vers en deux parties, ce qui donnait treize vers au couplet au lieu de douze.
détournez-vous de la montjoye (le gibet de Monlfaucon), — qui vous donne la colique (voy. au glossaire le sens littéral) — et qui fera réduire à rien — à force de tromper et de ruser — ce qu'il y a de plus précieux pour les pigeons. — Ce faisant, — vous raflerez — et aplatirez — les sergents remplis de malice — pour les bourreaux aux longues mains.
Envoi. — De peur des formes ou logettes du gibet, — et des potences, — renforcez-vous en tours d'adresse — et subtilités, — et ne soyez plus sur la paille des cachots — en réserve pour les bourreaux.