‹ Le jésuite (volume 2)Chapitre 20 sur 35 · LIS · texte numérisé non relu

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dirétiem. Certes oda était beau. Un diritieii seloD rÉvangile est le type de la plas haute perfectioa à laqaelle nature humaine puisse s'élever. Mair si notre hut était grand, les moyens qar nous employions pour y arriver étaient impui^i sants.

Pour rendre nos enfants de véritables chrétiens, que faisions-nous? Nous les surchargions de pratiques religieuses. Les jours de granii^ fête, les élèves ne passaient pas moins de huiti neuf heures dans la chapelle. A la vérité, oos cérémonies étaient admirables. Dans nos moi^ de Marie, dans nos processions, il y avait toujours une mise en scène splendide; c'est un genit dans lequel les Jésuites ne seront jamais sQ^ passés. Il n'en est pas moins vrai que tout cela devient un ennui pour les enfants, et que 1'^^ prit religieux se perd par les moyens même eto-i ployés pour Tinspirer.

On faisait mieux encore, on cherchait à pa^ sionner les jeunes esprits sur des questions librtf dans l'Église. A Brug;elette, nous n'étions p^ gênés par les quatre articles de 1682, et notf posions carrément Tinfaillibilité papale comme ii> dogme. Notre collège était surtout composé à*è' lèves français appartenant presque tous à des familles légitimistes; et nous leur répétions ^ toutes les manières, et dans les classes, et daii les récréations, et même en chaire, que le galli* canisme et les ordonnances de 1S28 contre M

PAR îJA«m *** 6&

Jésoiles éitteot les fieules eaases de k chute de la branche ainée.

Mais il est une question sur la(}uelle l'Église a toujours eu la sagesse de ne pas se prononcer, celle de Tlmmaculée Conception de la Vierge. On commença â la discuter au douzième siècle; elle fut vivement attaquée par les plus graves esprits du temps, notamment par saint Bernard, C'était le temps des disputes théologiques. Cettç question serait tombée avec beaucoup d'autres aussi oiseuses, si les Jésuites ne l'avaient pas ravivée plus tard. Ils la soutinrent d'autant plus vivement, que les Dominicains, leurs rivaux et leurs antagonistes, s'étaient prononcés contre. Le concile de Trente refusa de trancher la difficulté. h'Immacfdée Gonceptùm resta une question libre. Les Jésuites usèrent de cette liberté, c'était leur droit, pour soutenir VlmmacuUe Conception, Que leurs théologiens eussent écrit là-dessus des ifirfoltoa^ rien de mieux. Mais pourquoi discuter cette croyance devant des bambins de dix à quinze ans? Le 8 décembre, il était d'usage que le prédicateur montât en chaire après les vêpres, eC qu'il établit la doctrine de V Immaculée Goneepiion sur des preuves inconteatoMea, Mais ce n'était pas tout Après le «ermon, on appoitait aux pieds de la statue de la sainte Vierge un grand registre, et tous ceux sur lesquels la {nrole du foédicateur avait produit une conviction cem*plète allaient éciîre «ur ee livre:

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