PREFACE
démonstration, que de préparer, pour la libre pensée comme pour la foi elle-même, le terrain de la conciliation dans Fâvenir? S*il restait quel* que chose de mes lirres, ce serait surtout mon courage à repousser la négation, trop rigoureuse, que fait notre siècle' du symbole chrétien, en même temps que d'affirmer, avec énergie, pour rÉglise, le besoin de sortir du rigorisme de la lettre, afin d'attirer à elle les esprits élevés qui se font, des croyances nécessaires à l'homme, une compréhension moins étroite et moins formaliste.
Ici je serai compris des hommes de bonne foi dans le camp de la libre pensée. Us seraient bien inconséquents d'imiter le refus de conciliation qu'ils reprochent si justement au sacerdoce officiel. Et feraient-ils autre chose, s'i? repoussaient les hommes de l'orthodoxie, qui vei lent leur tendre loyalement la main, sans renie jusqu'à bonne preuve du contraire, ce qu'i croient divin et impérissable dans leur symbole
LETTR£ A M. LOUIS YEUILLOT
8tIR LA
SUITE DES LIBRES PENEœUBS.
Le Mondé, en amwnçaat l'œnvre nouTclle da M. Louis Veuillot, a donné pour speamen du atfle de ce spirituel écrivain l'aptiole qm attaque l'auteur du Maudù et de la BeUgieute.
Cher monsieur Veuillot,
Que Tou» ête? donc aimable de nous appce^ dre„ nar un écrU public, que vous êtes eBCore dans le mandai Vraiment, je vous croyan au fiww de quelotte benne et donee moinerie, mort à tooia» les choses de la terre, et vous délectant i wciter pieasement votre chapelet Cela vous va si bien, «le ia me figure touioura votre iltastre personr ^«t dans oette attitude si homble, mamwttant
ses Ave sur les trottoirs, comme on peut yous rencontrer à la brune.
Et voilà que vous donnez une suite à vos Libres penseurs I
C'est bien bardi.
Vous aviez tant d'esprit autrefois, qu'il vous faut une dose assez fort d'audace, pour oser croire que celui qui vous reste est à la hauteur d'un livre à sensation.
Vous vous êtes décidé cependant Que Dieu vous soit en aide!
Je vais vous étonner, cher monsieur YeuiUot, mais je vous dirai que moi, si amoureux de toutes les exentricités qui tombent de votre plume, je ne lirai pas votre 5utïe des Libres penseurs.
Pourquoi donc? Serait-ce parce que j'y suis attaqué?
Pas le moins du monde. C'est parce que j'y suis mal attaqué.
Comment! vous n'avez que cela à dire contre l'auteur du Maudit et de la Beligieuset Mais c'est pitié, monsieur Yeuillot, c'est pitié!
Vous avez lu ces deux romans, et vous cooimettez l'étrange erreur de me prêter l'idée „de diffamer le clergé pour diffamer la religion.
Voilà qui est fort!
Ils sont loin, monsieur, les jours où vous étiez une puissance; où votre parole, tout imbibée de la sève de la virilité, imprimait uxi stigmate et
corrodait un nom, Goname le feo. Vous ne Taves plas cette sére, et comme le vieux Priam réfagîé près de l'autel, vous lie jetez qu'une flèche tremblante, le^um imbeUe,
Je vous eusse redouté alors. Je ne voudrais pas aller à la postérité, avec les rudes coups de ïerges que j'eusse reçus de vous dans les lÀbreê penseurs, D m'est indifférent aujourd'hui que TOUS me jetiez de grosses injures, dans cette queue de petites satires où vous serez méchant, quand il faudrait être incisif, et vulgaire quand il faudrait être plaisant.
Hélas! monsieur Veuillot, le mena ddmnior TOUS a fui. Vous laissez cela aux plus jeunes, à ceux qni font encore ce beau rêve d'idéal qui s'est terminé pour vous dans les visions de Marie d'Âgréda et de sœur Emmerich. Perdu, noyé dans ce monde mystique, où l'on croit à toutes les folles qui ont des taches aux mains et au côté gauche, et 6ù l'on se figure que Dieu parle par des images de la Vierge, en lui faisant rouler dé- Totement les yeux, „doucement agiter le sein,^ que pouvez-vous nous dire maintenant de sérieux et de vrai?
Jugez-en par mon exemple.
Comme tous les hommes du sacerdoce qui ont vu, avec douleur, la décadence effrayante où se traîne le Catholicisme, qui surtout ont étudié k près l'influence néfaste que votre écoie exeree sur l'Église, école qui est constituée, depuis vingt
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«Bs» eB' uBe secte doninaljrice el haineuse, veu tant dirifer le monde, cooune les Jésuites qtiL)^ puélentioii de le faire et de TÉglise et da. Bapi lui-même, j'ai 'dû chercher à dévoiler le dangei de rénfiueace de votre école, et à montrer Tablm^ où eourt rapidement le Ca4bolicîsme.
le jMMiYais remplir cette tâche difficile pa des écvita de formes diferses : livres de polemiquej artieles de journaux, discussions de toutes sorte Avant moi, d'autres L'ont essayé; et j'ai vu qu o^e guerre de plume ne les a pas menés loin Ils signalaient les tendances de votre parti, il^ relevaient, avec plus ou moins de force, quelques uns de vos paradoxes; mais la Secte qui s'appelle ,4égion," se riait de ses- escarmouches isolées don elle ressentait k peine les blessure&
Décidé à entrer dans la lutte après euK, j eonçuft un plan plus hardi Je songeai aux masse et à la forme littéraire qui va le mieux aux nuas ses, le roman. Le Maudà et la Jidigieuse pai rorent
Coupable vous-même dé certains romans, entr antres de. rMormête Fewmê, vous ne pouves pa me faire un crime d'avoir eu recours à oe g«nr^ littéraire.
J'ai- été net, vigoureux, incisif. J'ai tourné e| ittCouroé lie. scalpel dans les blessures que je fai^ sais. Sans pitKi pour vos folles doctrines je le^ ai étalées avee kurs nudités honteuses, je les aj Ml toucher du doigt; et le cri d'immense doui
PA» L'iflËÉ ♦♦♦
Ifor pdussé par les i^<V«res, et que je rov» m racbé à Toii»^inéine, m'a prè«)ré qae j'omis pv»» fondement sondé la phie dfl CadMiiieiMie^ Ht qvê j'avais frappé jjast».
Hais^ monsieor, de ces attaques- ardènlasicoBm votre dangereuse coterie il y a- loin , immense* ment loin, k ee que vou» voûtez hken appeiev (me attaque contre la religion. Il serait écrange qae j'eusse pour' but de dMimer la MligiiiiH comme tous le dites, et qti^en même tenpé, je ne m'attaquasse qu'aux doctrines qui la-défigorent^ qu'aux hommes qui la font détester. A^tr'on pour but de déshonorer une œuvre d'art, lorsqu'on sa plaint du grossier badigeoi^ dont on l'a recouverte^ aux âges de barbarie, lorsqu'on se dMt à l'oHi^vv pour enlever ce badigeon' honteux? Il est évident^ pour tous ceux qui ont lli mes lîirreB , qa» mon but est précisément de sauvegarder l'œilvre ^ me dans- l'Église, en cherchant à la dégager der snperfétations humaines.
One je me trompe dans* cette' pensée , qift'ell soit ou non exécutable, que fœtavr^ doive mardiei telle qu'elle est, -- c'est votre Uiéorie, vfee «oik eorté^ f institutions nées aux ^ux âges, ou se transformer, en s'assîmilanC le monde moderne; ce que je pense, et ce que pensent avec moi bon nombre de hautes ef de bdles" intelHigetteès', il n'en reste pas moms que tous- me Oalommea sciemmeiit, en appelant „inf!tate*^ T^envre cour»» geuse où je cher<^ à désnootrer, pour le cbniH
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tinuMiie, le besom de rompre afec les théories wées, dont rotie êtes eneore le représentant dam la publicîlé européenne.
Je puis vous déplaire, beaucoup vous déplaire dans mes livres, puisque je ne pense pas comme vous; mais qu'ils soient une attaque à la religion elle-même, c^est ee que votre parole ne persuadera à personne, parce que c'est une fausseté patente, une insigne calomnie.
Vous me demandez pourquoi alors je ne me nomme pas. I
J'ai dit, dans mes préfaces, les graves moti^ pour lesquels j'avais dû taire mon nom. Si led livres étaient médiocres, sans portée, même avec un nom, toirt sombrerait dans l'oubli, et le non) et les livres. S'ils avaient une sérieuse valeur, le nom devenait inutile; et j'empoissonnais, pour une (^oire d'auteur, toute ma vie sacerdotale.
J'ai fait cela, et j'ai raisonné ainsi: c'était mon droit.
Vous eussiez voulu autre chose, je le vois bien, excellent monsieur Veuillot. Vous, vous teniez immensément à savoir mon nom. Cela entre dam ▼os conditions de polémique. Quand vous ave: maille à partir avec Navet ou avec Greluehe, voua êtes enchanté de vous escrimer contre les noms de tireluche et de Navet. Vous trouvez cela spiH rituel Et si Navet et Greluehe ont eu quelques bonnes raisons contre vous, habile homme» vous comptez assez sur la naïveté de vos lecteurs diij
monde rel^ieux jMNir savoir qu'ils se oontoate^ ront de vos facéties sur les Boms de Grelache et de Navet, et ne songeront pas à vous dire: Hél les rusons de Navet et de Grelucbe, y répondres* Toas?
Mon nom vous ayant donc manqué, — « je suis bien méchant, avooons-le, de vous priver d'une satisfaction aussi innocente, — vous m'en aves fabriqué un. Je suis pour vous: L'hoiible Trois* ÉToaRs. Ce n'est pas mal; il y a là un petit rien de poésie dont je vous sais gré. Franche* ment, c'est plus honnête que Greluche, moins restauraut^bouillon que Navet. Merci, merd I vous ne m'avez pas appelé Babouin. Votre dictionnaire ne se sent plus autant des fréquentations de votre adolescence. Ce qu'on gagne à vivre un peu avec les Jésuites!
Donc Vkumble Troù-^ÉtoUea était devant vous, avec son artillerie formidable. Je vous vchs parcourant ces effrayantes pages,
— Mais c'est affreux 1 Mais c'est terrible I Mai» il n'épargne rien, ce scélérat d'abbé! Oh! ce» abbés qui écrivent! J'en ai bien éreinté. — Ce lui-là n'y va pas, comme ses pâles prédécesseursy avec des coups d'épingles. Comme il manie 1» massue! — Pesje de ton abbé! Mais qui peut-il être? n connaît bien les détours du séraÛI Od jurerait un ex*secrétaire intime d'évéché, un ex* jésuite, qui sait? Peut-être plus encore. Mais ce n'est pas possible* Les enterrés de Saint-Peni»
8Q LE .wcrrs
BStemBl pas. ^ QmimU danc ce.diajUe,d'«Uié1 li me .damera, aat ^èbé.
>Yoi» a?az dit cela, .voua avaz àA la dire. Mo petkt idAÎgt ne oie Iroaape pas.
Mais vous n'êtes pas seul, il y a la ^aintfi camarilia. Quels ci;is de paon! Quel vacarme | £Ue a j^fMifi^ d'immenses gémissements, cooiin^ nue femne dans les .doulauis. — Un prêtre ! un prêtre oi'attaquer, porter sa 4nain sur moi imiua^ culée, sur moi si dévote au Pape, si pure dan^ mas principes que toute opinion du Pape ^est uij dotgwoe à mes yeux! Quelle horreur! Moasieui Veoîllot, ^eogez^nous! il faut écraser cet iafânie]
^T^ Mais que faire? i^rand Dieu!
^- Bon! eat-ce que vous êtes en peine? Fai^ tes comme autrefois, comme toujours. Dita^s qu< ce n'est pas un prêtre; que c'est un de ces his\ fyfima HorgueH qui composent la Société dei gens de lettres.
— Hum!
— Allons donc ! pas de vergogne. En aui îez vous maint^iant? U faut marcher jusqu'au bouj Monsieur, à l'oeuvre! un coup hardi! Affirmej que le prétendu prêtre n'est autre chose qu'u| libre penseur.
Vous avez trouvé l'idée -passablement stupîd« Un reste de raison qui a survécu au pathos d| JB^me et Likrette vous a dit qjue la Francj •tntolligente, le monde littéraire, de Saint-Péter^ tourg.à Calcutta, ne .croiraient pas cette facétî^
PAR L'âWIB'*** 81
Mm il 'fallait ' cMer. PMnre «omieiir YeoiMel, vous avez été maître afcmriu é^n» la €oterie é^è purs, si awltre qu'an keau jour 'imw avez pris peu poliiKefit par la main un • comte-marquis, m ik des croisés, -et (}ue irons lui aTez ilit : '**- Très-haut et très-puissant, tous ne resterez plus dans la boutkpie. — Les temps seraîeiil^ils ehangés? Votre parti vous 'dicte**t-il des lois et wmk a-t-il ioqposé l'obligation d'écrire l'article: L'hum- BLB Trojs*£toile6? Cela n'est pas impossible. Et je soupçonne le Monde, ce traître de Monde, de vouloir prouver, à toute la catholicité, que vous baissez terriblement dans vos homélies, et qu'on aurait bien tort de penser que vos premiers^ Par lis de r Univers étaient supérieurs à ceux de MM. Coquille, Chantrel et Maumtgny; et, pour preuve irréfragable, le Monde, en annonçant votre JSui des libres penseurs, s'est hâté de donner, comn primeur du livre, votre article contre moi.
Ce malheureux numéro du l^*" octobre 181 est rilé aux quatre coins du monde catfaoliqut^. On l'a lu chez les évéques: Tiens! M. Veuillot baisse bien! — On l'a lu chez les chanoines: -^ M. Yeuillot baisse bien! — On Ta lu ehee les Bénédictines, chez toutes les Soeurs: • — Ce bon M. Veuillot baisse bien. — Les sacristains l'ont lu: — Ah! qu'il a donc baissé, M. Veuillot! — Et vous avez eu le coup de pied de l'àne.
— AusM pourquoi écrivait-il ce slupide article contre auteur 4u ^Mauêk et de «a ReU-
LE 4S80ITB
gièuget Si tout son livre est de cette faiidefise, quelle chute! De pro/vndùl
Mais re?enoiis à votre mauvais article. Vous aviez contre moi des grieb à faire valoir: pourquoi ne Tavez-vous pas fait? U fallait reprendre la thèse du Maudù et de la BeUgieuae^ défendre, à vos risques et périls, la Secte que j'attaque et dont vous êtes le chef avoué. Vous étiez là dans votre rôle et dans votre droit. J'ai été sévère pour un certain dom Lecreux ; il falkut défendre dom Lecreux; j'ai malmené Tévèque Bigut, et j'avoue que, pour un abbé, j'ai* été un peu hardi ; il fallait me tancer de la liberté grande; j'ai flaFgellé le publiciste, le grand publiciste Falot, qui a écrit '2a Malhonnête Femme^ — vous, vous avez écrit rHarmêU Femme; — vous pouviez défendre Falot, vous porter fort pour Falot, me provoquer même, pour soutenir la gloire de Falot Je vous aurais aimé de vous poser ainsi, devant moi, en loyal adversaire. Nous aurions échangé quelques bonnes pages ; cela fait toujours passer une heure ou deux au public qui aime les gens d'esprit
Pas du tout: vous entreprenez une thèse impossible: que je suis un membre de la Société des gens de lettres, un chose, un pauvre dùMe; quoi de plus? „un Labre littéraire.*^ Oui, vous me comparez à saint Labre. Voilà du complet mauvais goût £t je déclare que ma conscience, bien calme et bien iiinocente devant elle-même»
PAB l'abbé *** 88
Bidgré ses hardiesses contre votre Secte, ne souffre pas le moins du monde y,de la vermine jwe Labre ee contentaxê de souffrir sur aa peau.^* Par cette TUatne comparaison, qai est de vous, et que moi, tont infâme que tous me dites,* je ne me permettrais pas, quand il s'agit d'un mendiant canonisé par Pie IX, tous n'êtes pas bcmnéte pour ce malheureux saint, et, soif dit entre hommes qui écrÎTent, tous êtes grossier pour moi.
J'ai été malmené, dans une de vos revues, par un monsieur qui^ne se gène pas pour employer des termes équivalents à ceux de vermine^ de goM gui asphyxie, de b<nte, ^infection ^ et d'autres élégances qui composent votre palette littéraire et dont vous émaiUez l'article misérable que vous m'avez consacré; mais je le tiens pour un garçon qui il quelque franchise, mauvais écrivain, oui, distSlant l'injure jusqu'à l'impudeur, exactement comme vous, mais ne prenant pas, quand il s'agf de moi, le nom d'un port pour un nom d'bommi U liH a répugné d'entrer dans cette pauvre voi de défense contre les deux „romans fameux,^ vous les appelez ainsi, — qui consiste à ne pas en accorder la paternité à un prêtre, pour la décerner à quelque membre de la Société des gens de lettres. Ceci est bonnement stupide, et ce mcmsieur brutal envers moi, autant qu'on puisse Fétre envers on abbé anonyme, n'a pas voulu être stupide.
Vous, à bout dlAées et de raisons, pour al^
9è i'E mmn
Um§^r votie wamgr^ «rtîd«, ywm vous^ étas j«ié AMP celle pitoyable invantioii:
„Sl se se coDtante pa» de &m modeslemeot 9êm nom; il pvend encore une qualité qui ne lui i^partienfc pas: Vaibé TroûhÉtoUe^, . IL charge aa pauDire conacieiica d'un meosonge <|iii est en méine tempe un vol . . . Il faut pourtant s'attendre à. le voir assuma sa gloire. Un jour, ôtanl liû^ même son masque et montrant sen Tisi^e plue ¥il encore, il dira tout fier: ^C'est moi, un. tel, 4e la Société des gens de lettres/'
Vous aTes écrit cela, monsieur VeuiUet, voua ëavez écrit Et, pour mieux rendre votre idée, veûs me mette2 beaucoup au-dessous du larron qid dérobe un mouchoir^ bien convaincu „qu'on ne ¥eus reprochera pas de faire des assknttatîoiM odieuses.'' Saint homme! Non, voua n'êtes pas Cfy?We de comjjiaraisoQs peu chrétiennes! Vous tyoïrveii toui naturel de dire que f enseigne Vimr mçraUté^. que je d^amA te clergé pour di^iuner Un teUgùmi que je fais tffie œuvre mwlhonmite^ ua travail infâme^ Tput ceci oeule sous votre phiine avec uae faciiJAé charoietite; vou» ne ^MHipçannez pas qu'il ; ajit rien la ^omtre la charité. Yoiis ne craignez pas de charger votre p^mure QQinseience de^ v^amonge» et de calaw^mea. Vous tte voyez rien là cont^se la iustîce qu'un heeune attend 4*utt autre hewiner; viatre aeœ otoral ne s'élève pas jusque-là ; et, si mon nom était à jemu livrer et que je fisse a^^ aux tiâbamiux 4a mon
PAU l'a«èé ♦♦♦ 95
pay» «mUne tes imptftfttion» caloiiiiii^ttSM de rmn et éis vdlres, vMis «erfier timt «irpm ée voM entendre eondaianer powr dîffkitiatiOD : —* Oe* iiii*« «Niables jages, diriez^^^sr, se sont ktiasé gagner par les toges maçonniques.
Cest qu'il y a un honneur, nttê jùdlke que ^Hms ne soopçonnea pas. Vous disliUex, aftee une nerteifletise candenn l'injnre ia pins outrageante, conMie^ in bonne petite aieilie eondense son niel. Rien, hélas ! ne tous courbera sur ce point Vous penses plaire à Dieu par W6 hAines, saurer la foi en jetant Tinenlte au front de quiconque vous parM un adversaire. Le ttiiensenge, pourvu qu'il soit ponr la bonne cause, vous semble une arme purei Ce sont des ennemis, dites-TOUs: quia iH
Il TOUS faudra les clartés d'une autre vie peior éclanw votre conscience siur ces singulières aber rations de polémique chrétienne. Vous allez à eemnninon, au rosaire^ en sortant de vos éhic %ratiotts vénéiieuses, apnée ftvoir pris na homs que vous ne connaisse!} pas, que votre foi toi cennMindei^ d'ainier , si vous oemprenies voûfe foi, et, après avoir entassé ser cel h«snme plus d'injures et de brutalités de pawiAes que ifen sovpçénna jtttiais le pins a<ftiarnè païen, votre eeMwienee ne veus ftit t^e nn reprodie. Bt von» votHT difee arrè^ botone fM^: „IIais je sels un fer^nm iasMàqw^ El veus ne vwk^ pas' que les homme» du nfDifde,'ftica]piiiAfteë de^ s*e%plfqner par
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quels détours étranges de barbare easuistique, on arri?e h de telles aberrations en fait d'boBoeur, de charité et de justice, prennent en horreur les robustes catholiques de votre force, et préfèrent mille fois les honnêtes incroyants qu'ils rencontrent sur la rue.
Vous les avez pourtant amenés là. Moi qui ai étudié de près des hommes qui vous ressemblent, je me rends compte de cette bonne ioi effrayante par laquelle, comme il est dit dans TÉvangile, on croit servir Dieu en persécuUmt Jes hommes. Je vous comprends, malheureux égarés par des haines fanatiques; et, au moment où de sang-froid vous déversez sur mm le plus de fiel que vous pouvez tirer du fond de votre cœur, je n'ai qu'une chose à faire, vous donner votre pardon, comme on pardonne à Timprudent qui vous heurte, au buisson épineux qui vous déchire la main.
Et d'ailleurs, monsieur Yeuillot, vous étiez ainsi fait. C'était votre nature; vous avie^ besoin de liaîr. Mais vos haines vous servent n^al. Vous ne pouvez pas comprendre que vous donnez un baptême de gloire à toute œuvre sur laquelle vous portez vos souillures.
Les nobles et douces paroles que j'ai reçues, de toutes parts, sur mes deux premiers romans^ me sont bonnes au cœur. Toutefois je puia y supposer au moins de l'indulgence. Hais quand ils sortent de vos mains, qu'ils ont passé sous
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votre seuiBe) que voire regard de bestiaire les a dévorés, comme des suppliciés dans un amphithéâtre, ils sont pour moi des martyrs. On peut mettre sur eux la palme, et écrire en lettres d'or au frontispice: InanêUéa par VeuiUat.
Tous décernez donc l'auréole aux écrivains. que vous pensez flétrir. Quelques natures chagrines, ennemies de ce qui est grandeur, lumière, liberté, peuvent vous écouter et s'en tenir à votre parole. Les masses courent aux livres que vous leur défendez. Elles n-ont pas de guide plus sûr, pour discerner des pages chaudes et généreuses, que votre haine.
Je savais ces choses, et il me semblait déjà que vous manquiez, par votre silence, à la consécration du Maudù et de la Bel^ieuse. Tout cela m'est venu à son heure, et je le regarde comme une bénédiction. Toutefois je ne vous remercie pas. On ne doit rien à qui nous jette l'injure, même quand cette injure devient, aux yeux de tous, légitimement un titre de gloire; mais je prends acte, pour mes livres, de la vio*lence des coups que vous avez dirigés contre eux, des colères qu'ils vous ont inspirées.
Puisque vous m'y avez forcé, j'ai dû régler définitivement mon 'compte avec vous, et montrer ce que valent vos attaques haineuses.
Selon vous, finaulte à Dieu, à la conscience, à la pudeur.