‹ Le Jésuite (volume 3)Chapitre 22 sur 47 · LA RÉVOLUTION AU GBSU · texte numérisé non relu

LA RÉVOLUTION AU GBSU

(Iraient et dont il faudrait éviter l'espionnage. Nous convînmes des heures où nous nous verrions, de rinfluenœ que nous exercerions au dehors, des jiommes du parti qu'il fallait voir sans trop nous compromettre.

Le lendemain le Père G... me dit ceci :

— Aujourd'hui il y a triduo de prières à l'église patriarcale de Saint-Jean-de-Latran pour obtenir un bon Pape. Nous irons y faire nos dévotions. Vous me suivrez. Un chanoine de la basilique est des nôtres. Pendant tout le mouvement de la foule qui se porte à ces assemblées populaires, une salle placée au-dessus de la sacristie, salle dont il a seul la clef et qui sert quelquefois à des réunions pieuses, est mise à la disposition d'un comité secret qui doit se réunir pour aviser aux affaires présentes. Le Père Ventura, le prince Tommaseo Corsini, le Père dominicain S. . . , le Franciscain D. . . s'y trouveront ; tous hommes sûrs.

On a pris ce moyen pour que les réunions n'excitent aucun ombrage et que des hommes comme nous, et les autres Pères, auxquels ^nsait des idées avancées, puissent facilement s'y rendre.

Le bon chanoine a fondé une œuvre de dévotion, et nous serons censés là nous occuper de cette œuvre pieuse. En apparence, réunion de fondateurs.

Nous nous rendîmes en effet, vers le milieu du

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jour, à Tinsigne basilique. Malgré kt chaleur, le peuple roniam s'y podrtait en foule. Nous pasdâme^ incouaus au milieu de ces flots pieux^ et raseeinblée se compléta en cpielques instants dans la saUe où nous étions convoqués.

Lorsque les portes furent fermées^ que nous eûmes la certitude de ne pouvoir être ni troublés ni entendus, la séance fut ouverte.

Déjà le comité, à la réunion duquel j'assistais, s'était aâsemblé deux ou trois fois . Je vis tout de suite que le Père Ventura en était l'âme. Quelques mem* bres des grandes familles romaines étaient là. Il y avait de plus des hommes du barreau, des méde* cins, des artistes appelés professeurs dans les habitudes du langage italien.

Le prince Tommaseo Corsini exposa la situat^n dans un rapport simple et précis. Il ne dissimula rien de l'effervescence générale. Il énuméra avec impartialité les chances des deux partis qui se divisaient Rome. Il annonça que le comité, ayant des ramifications nombreuses dans toutes les classes de la société, espérait être maître du mouvement et le diriger à son gré.

Il termina par une invitation chaleureuse à ne pas diviser les forces intelligentes du parti favora* ble à la liberté.

— Nous avons^ chacun de nous, nos théories. Placés sur le chemin du progrès, les uns sont les

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