DEUXIEME PARTIE
Le Père de Montgazin.
L'histoire de mes joies paisibles, ou plutôt celle de mes illusions, s'arrête ici. J'ai dit bien simplement ce que j'ai vu jusque-là dans l'Ordre; et je crois avoir laissé entrevoir le vrai, à tra* vers mes admirations, juvéniles et ces impressions, presque toujours ineffaçables, de l'éducation maternelle.
Une vie nouvelle commençait pour moi; je la révais calme et laborieuse; et, dans le port où je m'étais abrité si jeune, je ne comprenais pas que la plus petite tempête des passions auxquelles j'avais renoncé par mon vœu, vint jamais Vagitor.
L'existence du Père de Montgazin, de celui que les femmes enthousiastes, à Paris et dans les villes de province, appelaient „le beau Jésuite/' se lie intimement à la mienne. Ses malheurs ont préparé mes grandes souffrances; et raconter comment cette brillante carrière d'orateur fut troublée par les épreuves déchirantes d'une passion tourmentée, c'est en raconter mes propres épreuves, c'est Qlonti'er la source et en pressentir les douleurs. • . .
Ce fut une grande joie pour mon cœur, lorsque j'appris Tarrivée du père de Montgazin à F***; il y était envoyé pour professer la philosophie. J'allais me trouver sons la direction immédiate de cet aimable Père, que j'avais tant aimé à Saint-Acheul.
Le Père de Montgazin avait trente-huit ans; il était daii9 tout l'épanouisseinent. de la force physique €t de la force inteilectuelle. Sans fiônte, Gfae2 fin religieux, les avantages eKténeurs aont cconptés paur fen de chose; cependant des sopérievnr^ ne sont pas fâchés quand leurs orateurs jcif^iîcnt au talent 4e la parole une belle tète, un ^organe sonore et de belles^ mains sachant porter aa front, avec grâce ^ le mouchoir blanc destiné à étaneher la sueur. On a beau répéter des Utrnx communs sur le peu de valeur de là bea»té physique, il n'en -est pafi moins vrai qu'elle «est nà moyen de fascination. Or^ ée 4oos les Pères do la Compagnie, le Père de Montgazin était cerlaî*
wmewk le plac héiu. Il fÉt été impmmhl^ k
Yeii le fka sèvôre ;<!• ^oaver iifi :déhiut, une imperfection phvttqee dans eet bonnie. CTétâil quelque «chose d'MéaL, q«e le pinieeau ne pouvait rendre, parce 4pM ses traits se transfiguraieiit selon les différentes impressions de rftme qu'Ha avaient à refléter.
lie Père de Mont^zin était d'une taille peu a<Hdessu8 4!e la moyenne ^.l%abit reËgieux le hi'^ sait paraître plus grand qu'il ne Tétait en réalitéi Ses maûas étaient admirables, et je suis bien 6er«< tain qu'il . n'y apportait d'autre soin que celui d'une miïHiiiense propreté. Sa hd\e chevelure noire, fine^ abondante, ondée, encadrait un visage UB peu pâle, mais d'une régularité, d'une pureté de lignes irréprochables. Ses yeux bleu-foncé étaient, au repos, d'une douceur inGnie. Causait-» il, s'aninait-il , ks Gammes du génie y resplen^ dissaient Le Père de Montgazin était beau dana la chaire du professeur et dans la chaire chré** tieime; il était beau, causant avec nous, et se livrant à une douce gaieté; plus beau peut-être encore dans la douleur, quand des larmes rares et brûlantes coulaient une à une sur son mâle visage^ et que, levant vers le del un long regard il semblait lui demander conirage et résignation.
0 Père de Montgazin , vous êtes un de mes plus chers souvenirs! Je suis fier de vous avoir aimé, fier ^'avoir été aimé de vous. Vous ave» été |iiii8 grand, malgré tos iaiUesses^ que pas un;
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des hoBinies qui étaient là. Os avait pn enserrer quelque temps votre esprit dans ces Uens, inextricables et multiples, que créent les Constitotions de rOrdre; mais votre cœur leur avait échappé; et c'est par le cœur que l'homme est véritablement grandi
On se demandait, à F**^, ji^ourquoi le Père de Montgazin, qui avait eu, à Paris et dans les principales villes de France, un succès incontes* table comme prédicateur, était tout d'un coup arraché à ce ministère de la parole, qui étaR plus que tout autre dans ces goûts et dans ces aptitudes, pour être employé, en Suisse, aux labeurs du professorat des jeunes religieux.
En général, ses élèves lui étaient sympathiques; mais nous pouvions nous apercevoir que les Pères profès Taimaient peu, et que son envoi parmi nous était une disgrâce. Pourquoi cette disgrâce ? Il fut impossible aux plus fins et aux plus habiles d'entre nous de rien deviner.
Pour moi, je ne cherchai même pas.
Nos Pères qui ne manquent' jamais de faire retentir toutes les trompettes de la renommée quand il s'agit de prôner, devant le public religieux, une médiocrité quelconque, n'avaient pas manqué d'exalter le magnifique talent du Père de Montgazin pour la prédication. Cette fois, leur orateur fut accepté de tous. Et, pendant les années que j'avais passées sans voir le Père, son nom avait retenti bien souvent autour de moi. U
PAR liàmé f** ^.
entie dapfi h UMiqm dd VOrdre âe&tn&^tttrftT. voir aupx jeuaes ig^ns qiOji vQuknt s.*y engagent aveic: quel ^te il sait v^Atcir et aoutenir oew quîr lui appartienDe^;. et €Q. n'est pas là, potuf ceivrt tains «sf)ril3,. une séduetion- médiocre. On le sait, d'avance.: pcMV peu que I'ob possède quelque vat?: leur et nul ne doute de la sienne^ eUe jae. sera, ni méconnue ni enfouie. Par cela» même qu'on eal. JéstfUe, on est graad; dans la Compagnie, la lur mière ne reste jamais sous le boisseau.
J'avais toujours reconna dans le Père de Mont* gazin une disposition à la mélancolie; cette disr position me sembla plus, marquée encore que par le passé. Je me gardai Jbien de le dire à> meg. condisciples;, ils auraient tiré de mes paroles cette, conséquence que te Pèce.de Montgazin regretlail la carrière à laquelle en, l'avait arraché. Je gaur* dai, pour moi mes obsenvations.
Nous étions au mois de juillet 1^3â« Leseaux de *^* se trouvent à peu de distance de. notre maison. Cette aanée-là» il y avait une afr flueqce exti'aordiaaire d'étrangers. C'étaitl on ne peut plus favorable à nos intérêts. Notre chapelle était vaste et hèâe récemment, dans le style gotbique le pks pur et de la meilleure époque* On organisa, des^ exercices religieux dans le but à*f attirer la foule. . On ne .négligeait rien pour donner aux cérémonies le f^us de pompe et d'ér clat possible^ Tout servais de prétexte: neuvainei pour la fête du. Saeré'Gmwr, neuyain^ pour ceUn n 8
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da Saint'Oawt de Marier neavaine pour h fête da Mont-Carmel, neuvaine enfin pour la fête de saint Ignace. Cette dernière surtout fut splendide. Le jour où elle se termina, notre église était irieine: jamais on n'avait prodigué un tel luxe de fleurs, de lumières, d'encens, de musique religieuse, de riches draperies, de dentelles. La garniture en point d'Alençon de l'autel de la Vierge avait, disait-on, une valeur de plus de 6,000 francs. C'était une des philothées de notre Provincial qui avait fait ce magnifique cadeau à la Vierge, au grand déplaisir des enfants de la donatrice.
La fouie fut attirée, ce jour là surtout, par la nouvelle que le célèbre Père de Montgazin prêcherait le panégyrique de notre saint fondateur £n effet, le jour même de la fête, le Père reçut Tordre de prêcher à Vêpres; il parut trèssurpris, et répondit qu'il n'avait pas le temps de se préparer.
Un Jésuite, dit sèdiement le supérieur, doit toujours être prêt à obéir.
Le Père de Montgazin s'inclina en disant:
— Je prêcherai.
Il monta en chaire, à l'issue des Vêpres. Jamais il n'avait été si brillant; jamais sa parole n'avait été plus vibrante, plus sympathique. Il raconta la vie de saint Ignace, et il me semblait que j'entendais cette vie pour la première fois, fout à coup un mouvement se fait vers la grande porte de l!égiise; plusieurs p^ersonnes arrivent et
PAR l'abbb *** 36
cherebent k se faire une place dans les rangs pres-^ ses de l'auditoire. Le Père de Montgazin nous représentait saint Ignace dans la grotte de Manrése... Mais sa yoix s'altère, il porte ses deux mains à son front, comme s'il eût voulu y rappder la pensée : bientôt il achève sa phrase ; mai» sa pâleur est extrême, sa voix n'a plus la même force; il s'affaisse enfin sur le bord de la chaire et il s'évanouit. On l'emporta dans la sacristie, et cet incident, qui produisit une grande sensa* tion, dans le monde religieux des eaux, s'expliqua naturellement par la chaleur extrême qu'il faisait ce jour-là.
Le lendemain, le Père de Montgazin nouspa-. rut complètement remis de son indisposition ; mais, mélancolique par nature,- il sembla le devenir encore plus. Son visage était tous les jours plus pâle; il maigrissait, et, dans l'espace de quinze jours, il me sembla qu'il avait plus vieilli que pendant les cinq années de notre séparation. Quelquefois je le questionnais sur sa santé. 'j\ .
— Je suis bien, très-bien, mon cher enfant, me disait-il; il y a peut-être chez moi excès de travail, et le corps ressent un peu de fatigue; mais le travail est bon à l'âme, surtout pour un religieux.
En effet, le Père de Montgazin donnait à l'étude tout le temps dont il pouvait disposer entre les heures de sa classe de philosophie et celles,
tt LE mSDlTEt* •
bien plus loBgues., qu'il pà»aîl au «ottfeasûHiiml ; ear^ surtout depuis le paDégjirique dosaitit Ignaoet t'engouement ppuf le beau, ^re* de Ibotgfa^o^ comme on dirait dans le oionde, était à. soQ comble. 0» citait des coQversionsi; et jamais: Jién suite ne fut plus à h> mode que ne le fut alor^ mon cher professeur. Les supérieucs de nptra maison recommençaient à le vantée et- même àile flatter; C'était un véritable triomphe, dont il était loÎB de paraître enivré.
Le Supérieur voulut le iaire: prêcher pour la fête de TÂssomption ; mais, le Pèrq de Montgazin déclara que sa santé ne lui permettait pas, de nfonter en chaire. Le Supérieur n'in$ista pas. Un regard jeté sur le Père lui apprit qup çettq ex,cuse n'était pas un vain prétexte, et il Iq çrîa, ^n termes presque affectueux,, de soigner une s^té si chère à l'institut.
Vers la fin du mois d'août, il y eut, au sujet du Père de Montgazin, quelque chose d'étrange. n régnait, autour de lui, je ne sais quelle atmosphère de suspicion, de défiance. Les supérieurs redevinrent froids pour lui. On prononçait son nom avec des inflexions de voix particulières. — Ce pauvre Père de Montgazin! — disaient les mystiques, les saints de la maison; et ils soupiraient en levant les yeux au ciel. — Ah ! le Père de Montgazin, disaient les moins parfaits, est un excellent professeur de philosopÛe; mais pour-, quoi donc eatTil-si triste?
'ttiiéMf& mB-ijmufi^i» 'f eliteiiâi»'ininllîbnir*aBi-
' M* 'Ii« »i^ètiè • 4e Moavt^aatt iqpitter» la Canif pagDÎe. ; - ... , .
lue i^r»fde Udatgaain- qvilter ila* Cèmpalniel eeiei"ii|e -itoei svtnUiit pas possible. R«Qonoer >à \sà >gIoir8 ,)fe ifeive-^aptie (k l'Ordre ipiiit&nfttqtç ^ptô sur 'isoii «Iràpeau 'If^-iMnn même ilu Chl?ik4 hà >peiiséç.s9eiile serait nn cnoiie, et; ce nUtaif pu >)e Père (de Meriltgasiii , une »des glonres ^e «otre -Seciété, qui p^?ait la 'cooeevcrir..
Mon amitié enthousiaste pour ce Père B'étifit un secret pour personne. Ma nature spontanée trahissait toutes les impressions, tous les sentiments de mon cœur. Beaucoup plus âgé que moi, mon cher professeur savait mieux, ce que tout Jésuite finit toujours par apprendre, dissimuler. Malgré cela, sa prédilection pour moi n'avait pas échappé aux yeux scrutateurs qui nous épiaient, et j'avais été souvent dénoncé comme coupable d'avoir trop manifesté le penchant qui in'^ntratnait'Vers lui; nuais, je pm le dire, l'ensenble ëe ma «conduite ^ eôlnme k*eligieBx, étalit ^s0e£ bonne pour que nés supérieurs se moà^ traflseftit îbM^éIs à mon égard.
INolis avwms un vaste et magnifique .jardin pjanté 4'arbres <(|m nous donnaient de 4éhcieuSL embrages. On sait qu'il noms est sévèrement défendu de lions prottiener deux 'ensemtle; il faut être aa miolBS trois^ Mais aussi il a'est pas éé^
léodiLidîteeiMiilv etl'a(»aÎ8iu«f8«Bi VliièîèiiAi de m'éloigner de mes condisciples et d'aller révtir. à l!6Z!tréixiitÀ.du.j«rdiBv dans un ipetit ^osqtiet ))our lequel j'avais une prédilection.
Le 24 août, jamais €eUa date ne sèrtùoa de «noft esprit, fatigué de la dialeur de la joupoée, je m'étais assis là, sur un banc rusl^ue, pendant, la récréation, lorsque tout à coup j'entendis fOn bruit de pas, derrière le massif auquel j'étais adossé et qui me cachait à. tous les regards. On s'arrêta, et je reconnus la voix de trois de nos Pères.
Lias espions.
Deux de ces révérends m'inspiraient une fliédiocre sympathie. J'avais bien adopté le splème de dénonciation mis en usage dans tous les ordres religieux, et singulièrement perfectionné dans le nôtre. Si je le pratiquais peu, je trouvais fort naturel qu'on en usât, même contre moi. Mais, sur •ce point de nos règles, le zèle me paraissait inu«tile. Les Pères Yermont et Ruffin trouvaient, au contraire, que le zèle n'était jamais de trop ; ils
«iuleQi€iqt,.|es Uvfl^ fajienffiSi/mm eiieore, sekn l'art 20 de nos Èegulœ communes, les tentations ^^os ^e leum fnsres^ C^s tentations grayes^sont, etttfe ao(|)es9 «la désir 4/^ rei^r^er dam 1^ iDfHide,, )e dësidr de ip faire renvoya de l'ot^ dn^ eti^, etc.,.^ta'' On. coqi(>r^nd que, pour «béîr i cette règle, il. but ^riiter la eonsci^^nce de ses irères, prendre^ act<e d'Mne ;parole imprudeate, taire de véritables procès de tendance»* tout interpréter, tout eoiniBenter, pratiquer, sur une large édielle, ce que la. théologie enseigne pourtant être un péché graye, le jugement téméraire. De tous les espionnages, celui qui poursuit yotre pensée jusque dans le {dus intime de votre cœur est le plus odieux; et tous vous sentez cruellement froissé, lorsque, dans la direction de conscience, vous recevez des avis, des reproches sévères, au sujet de tentations que vous n'avez jamais éprouvées, mais que quelques-uns de vos compagnons ont cru deviner par. votre conversation, quelquefois par votre silence. Vous vous trouvez, grâce à leur zèle {»eux, ^suspect sans savoir pourquoi. Vous êtes sûr que vos actions ont toujours été irrépréhensibles; mais vous avez oublié qu'un jour vous avez- parlé de ceux que vous ave^ laissés dans Je monde avec trop de sensibilité; donc vous avez la tentation de retourner daays le siéde. Si vous êtes prêtre et que vous ayez témoif^é quelque estime, pour le clergé sécu-*
46 Ie «ÉSUiTt
lier, ^118 âvèz la lèftiëfftm» Ite 4tiitter'»»ffthfête, êi, la rè^kf' 20 à la 1nariYr,iôn Ta ^mis >â«^
iè ^ëVnîs <fii« les Pères Atfffti Met ¥6iWo«t tevahstii afi takftit tout ptarifculier pottr ce i^MiAre tfihHrestIgations iiitîrtfeô. Bs ^profeiBSrfient te culte de 'là lettre de h të^y^^ e^prit^ \^ ^modiAdit*ttons qtiê !e iemfpui a^»H éû lui a^porrtei^ , ^é&feip^ friewt à lëuris ititelligéiices t^fédës, tuais -étoiiré^ ^nfn véritable talent pour troùv** Vle& vti»èfe;'téefe stratagèmes, portr ywis erribarrafsser^alrdes tftte»tîons captïeii^es, et 'âfrriver, à Mdè ^e tes p*titfe imoyetfs, à connaflre lotité* V6s^ »pëWséÉfs. O» à ïJWtidmitiié les Jésuites les Pères êe la tusB, Hélas! »cel& éfetti-ai; et «èràt trti aussi -qu'il m ftlut pas titi grattd génie pw«r pi*àtiqâfer cet urt^ il suffit d\inè certaine aptHiide, déve(t>ppée ^par rédireatfcfn , à ^at^tir du moment ^à on Aiét le pied dafirs ««h collège de 1a€mnpagniè,}<isq«i'après las quf n2ie ^n seize années 'qui sépatt^ent '1è «ovi^ ciat iJe la dernière probafdon. Pour thofr, 'cette liptîl?adfe Wa toujours manqué.
îiC Wsufte tïui »éfait en ti^r& avec les Pères Vwmoftt et Rtfffra se nonïmafrt Typhon. CMtait Un «eKcelleiil jeône homme, d'une 'ettr^e- Méfd^èfcrilé: il le comprenait fet «è se permettait jainafe 'd'avoir une opinion qui Itii jfût propre. €*était une miachtoe entre les mwns de iceufx '^ ô'empârtfifent «de sa volonté. H y tt^ait ^ lui b^àueau]^ de nafveté et de bcmhôtâle. QusfM d<*tt
'Mreii TétiMent «hti^r ekï^DiMèi ifl#' prenaient a?ec eux k iNrcr^qTytilibm Gtéttfit Miiùbftn ith ^Él»&ieflt #èsd<ftiirdèr la rè^ie ^iri prètofîf âe ne ijttmiii étre^ molli* dé tmti^tefidêiiibl^: '«ar, dëVarit iHi'Père ^f>hôb,oii pesait tout dîv^; le PfWfe Typhon ne comprenait pas, Â'^téMdait m^Wè )MhI, on ne se souvenait pas #e8 -pdrrbtes qu'oti ne lui Aintlt^aB dii^eifteMétat ff^essées^ Pendbit qu'où causait, lurrérait et méditait. Il avait du pèMMiffrft ponir lèis idées tn)>«leiqties, créait, >âHiiië foi aveugle, toutes les légendes, véyafit datis lêl^ faits lêb 'phis «ibiples des mit^cles écl^tsflits, études isaints ^tis tous les meifibtttfs de la Cortipftgtoie de Jéfifti^, M «xtepffé , car te bénlibnMMe , biêW '^e ^sul^, éttiit hiMMe. Le Père Typiioin n'élait pa^ sfttlë doute d<9Siiné ^ ji^er tfD. grand éclat isûr la 8è^ iniité. Sa nainsâfnM éfaît oèsc^re, mois «a ve^cètfeé était des plus sincères. Peut-être 6a «siivi^licité, c(à cèÉdefur, sa nullité avaient-elles fecilité soà admis- Mem lies beimtnes cotnnite lui peuvetit dèvêiÉfîl* 4m ^éidéft, 9m% s^en 'dotiter.
-^ Pèpe IRtaffin, dk uti dî^s trèis, je ^ois qiïe nous pouvons causer ici, en toute liberté, de ce miâheurëojt PItt'e de Mon^aziti.
O^ nett , luette -épilbète , le %on dont t<ait oda tac pronefdcé, M^e 'dotrèt^ent à la place que j'allais quitter après avoir entendu appiidcfaêr les trois religieux. Je foe Hié^idai *à écouter tine conversation dans laquelle le Père, objet de ttioh ïrffection, éwitiiitéféssé. '^
18 iB «tom
T^ AYillt tMt» Bèw .Tivihon, Y<9eK..im |Mli al'û n'y- a p«B quelqu'un, duos le «Missîf.
J*ét9i« très- petit et très-mincei ; lie sue Uetlii «pus Je b9nc, et le Père Typhon^ après aveîr j0té un rapide regard dans le Gà>inQt„rerâtTef8se9,ct»m^ pAgn^oa et leur dit;
«^ Il n'y a perBoiue.
— Si nous allions nous y asseoir, dit le Père Vermont
— Non, on pourrait se placer où nous sommes, et jentendre notre conversation*
— Vous m'avez prié, dit le Père Typhon, de venir me promener avec voua, afin de ne pas être en contravention avec nos saintes règles; mais vous me permettrez bien de continuer un chapelet; j'en dis trois par jour en dehors de celui du règlement: c'est une neuvaine que j'ai commencée hier.
— Bien, bien, faites des neuvaines. Père Ty* phon; la règle veut que nous soyons trois, mais nous ne sommes pas obligés de causer tous les trois ensemble; et ce qu'elle ne défend pas, eUe le permet.
— Oh ! cela est vrai, il faut que notre obéissance soit exacte; nous ne sommes tenus à rien de plus, et je vous assure qu'après deux Ave Marià^ je ne vous^ entendrai même pas.
— Vous êtes si fervent. Père Ty[Aonl
— 0 Père Ruffin! vous tous trompes, je suis un pécheur; mais Dieu et la sainte Vierge
fonttibn»! dw-grAcéft,! et j'ai «éMM'-oe mo- «ne «fande^, fatrenr à^dmaander à la sainte Vierge, j • ■
— Demandez et vous recevrez.
El pendant que fe mystique Père Typhon represait la récitation de son rosaire, le ISSre Vermoiit dit à Tautre Jésuite:
— Vous savez donc quelque chose de plus suf le Péris de Montgazîa?.
— Oui, dit le Père Ruffin, que j'avais tou^ jours seupçQDfié d*étre un ennemi de mon «cher naître.
— Quelque chose de grave?
— De très-grave.
— Ce que nous avions soupçonne, en voyant arriver ici cette belle comtesse de Flaviac, serait vrai?
— Ah bahl il s'agit bien de la comtesse de Flaviac! Qu'elle soit éprise du beau Père de Mentgazin, cela est possible; on en a causé, dans le temps, à Marseille et même un peu à Paris; mais pour lui, d'après ce que j'ai vu, je crois que le misérable pense à toute autre chose.
— Vous avez vu. Père Ruffin ?
— Vu et entendu..
— Vous avez donc une certitude?
— Une certitude complète.
— Et la comtesse de Flaviac n'est pour rien là-dedans?
'^.. .-H.r>Mwfcei<>ipttite!.^<tecwhiiiamfepfa!t>t s:.
; 'f^t.iAlorB: «!• se 'me ivste pkM'*^fe'à lééclmir le rapport que j'avais écrit pour notre Père^fiié^ néral. ^ ... 1
-'i;^iNè«tîPèré VeriHoiits gaff4®2-^*^eu84*en bieiL JBhi uaa6nilrâbiti :'vou8 le<8iHre£^ qiilmd te idéÉmi 6'empare du cœur d'un honmief il '4)eot y «metlife 'pla»:d'iin:>yi0i4>- > ; *
— Mais enfin, Père RuIÉii) que s^t-^îl floBè jMnÉé'T Qii'ave^YOUs.vti?
• Je* n?ai^s besoin de dioeciembîen je eaufiraç pendant cette conversation , dont pas un nrat wt m'échappait J'eiKlendris le Péée lVpb«à aller et venir dans un espace de six à èoit piedeet muriMmrr là dené^Toix ^lee Fater et le» Avè de sou toiaire.
— Vous vous le rappelez , répondit le Père Aufia: «en véyakit èe îPère <]e Molit^aria ««levé «u miflfÎBtère de <la prédication, a|Mrès y avoir ^eb^ tenu an si brillant eueeés, poir venir id piiefetf •er la philosophie-, nous avoue «upposé éè «uilè ^'il avait dû se passef queique «hose ^^xtraiMN- 4ini«re.
— Et nous ne nous sommes pasjrompésw
— Ce qui "prouve son 'ifiawq ne d'hftmiKté, c'est que cette mesure des sup^ieurift a excite en lui un vif mécontentement ; le jouk* eu il n pt*éché ici, je l'ai entendu qui murmurait en sortant de la «hambre du 9apérieu^:
— Allons! on me défend de prêcher à Pâriss
PAR li!ABtB tf* ^
p^M0 que nîes sucoès, dimiiittit*ila« m'im| dôMé iw oi^eil capable de^pef^re noibème; et idioii «b 1^ feice mMifor en. diaire pout* lN|Ur9< mwh me lur ma cépiitatiou.. On mattra loé. cbafsea do Dotre chapelle à trois francs, puis, on feca la quél^i (M^ moforem Dei gloriaiin. On peut bien risquer Tâme A'm Jésuite çpur qjuelques milliers de fî:ançs.
— Ces propos- là étaient peu édifiants ^m^, \^ bouche d'un religieux ; mais le fait est que la spéculation a été bonne, car chaises et quête ont rapportée près de quatre mille francs. Mais continuez, père Ruffîn.
-rrr 4e veu:^ , Père Vèrajout.,. faire ici appel. ^ tpn^. nos souvenir;», afin de bien établir les fait^ sur lesquels nçus devons fainç notre rapport. Vous vou^ souvenez d^ l'accident arrivé en chaire au Pçre dp Montga^ia
-rr- Oui, il s'esti évanoui; il est vrai que la chaleur était* exlrèine.
— Depuis, il est devenu triste et sombre; vous avez remarqué cela le premier. Père Vefiiiont« et ce fut le jour où il nous dit que Taîr de la. Suisse était mortel pour lui. Sur voire obser-t i^ation, que nous» autres Jésuales, nous ne • noua appartenions piusi, et qu'on pouvait, sans nauft consulter, noua envoyer aux extrémités de laiteiuref il a répondu en baissant la tête et comme se .par-, lant à lui-même: „I1 serait peut-éta*e bomqu^un
49 LB JmUTE
Jésuite pût user quelquefois de son iibre arbitre;^ et il ajouta avec un profond soupir: „Plût a« ciel que je ne fusse jamais Tenu ici, et qu'on ni'eât permis d'aller partager les dangers de nos frères dans les missions!'*
— C'est bien cela, dit le père Vermont; et il a même ajouté ces mots, ^ue je n'ai compris qu'au mouvement de ses lèvres: „J'aurai8 été moins malheureux."
— Grâce au ciel, nous avons été fidèles à la règle, et nous n'avons pas manqué d'avertir. Vous avez parlé au Supérieur, et j'ai écrit au Général une lettre dans laquelle je lui consignais vos observations et les miennes. Il était de la dernière évidence que le Père de Montgazin n*avait plus l'esprit de l'Ordre, qu'il regrettait d'y être entré, qu'il avait la tentation d'en sortir. Je crois que notre Général Ta compris ainsi ; car il nous a fait écrire de continuer à le mettre au courant de ce qui concernerait le Père de Montgazin, et de le-» nir compte, dans nos rapports, des, plus légers indices.
— Aussi, père Ruffin, quand la comtesse de Flaviac arriva ici, nous écrivîmes de suite à Rolne. EHe a feit demander le Père de Montgazin pluneuf s fois au parloir; il a refusé de s'y rendre sous des prétextes très -futiles. Pourquoi cela? Seraient^iis brouillés? T aurait-il une autre intrigu^T
PAR L'ABttB *** tt
— Hébsl ptee YeraiMt, il y en a en eflbt) une autre.
— Eh bien! parlez donc, ^e s'eat^il patôé?
Une Eèvélation.
Je dois ici m'arrêter. J'éprouve le besoin de* déclarer que, si le Père de Montgazin ne fut pas exempt de faiblesses de cœur, que si quelques fautes ont terni cette existence dont l'ensemble fut si honorable, Tâme resta noble, élevée: elle ne pouvait pas se dégrader. Il n'est pas vrai que les natures d'élite, comme était celle de mon ami,pnisBent tomber dans le dernier degré de l'avilissement Je ne veux pas que mon lecteur conçoive une pensée outrageante du Père de Montgazin. Cette pensée, il est vrai, est entrée un ins-* tant dans mon esprit; et j'en éprouverai, toute ma vie, un profond repentir. Ceci posé, je contintie le récit de la conversation qui se faisait- àquelques pas de moi.
— Vous souvenez-vous, continua le Père Ruffin, qu'hier nous rencontrâmes dans l'escalier unjeune homknë de dix-huit à vingt' ans, de petite taille» (fui mit son chapeau presque sia* ses ymx,
tt " BE mpmni. i
etfi fBmM ftiiprè$i d^ «w», • ofmm^ «»'A n^ait eu peur d'être reconnu?
' «1^. BiujEûteiBOiL
— Ce jeune homme entra chez le Père de Montgazin.
— Il y allait sans doute pour se confesser.
— Non, ce n'était pas pour cela ... Hé ! vraiment... je n'ose achever.
— Que voulez -vous dire?... B se pourrait que le Père de ilbmiffiim.».
— Non -seulement cela est possible, mais ocla 0aU
L0 pèi?e Ruffin.acceotua lentement ces paroles, <pii entrèrent dans ipon^ cœur comme la. lameiaî^ gud d'un po^;aard» M£»i aus^i, j'afais oompnisl Mais, je ne. croyais pas, je ne voulais pa» croire. Jl'allais me montrer, dire au Père RuCBb:; Vou^ ^tes. un' infâme impostaur. Mais je contins ma doukinreuse* indignation. Je voulais entendue juar qu'au bout cette conversation étrange.
-r^ Vous ne vous trompez pas? disait, le Pèse. Yermont Yous étefs bien ^r. de> oe que vo«a. avancez?
— Parfaitement sûr. Vous le savez, j'allais naoHmème chiez le. Père Sain val, mon. direcitear.. Le Père Sainval n'était pas cbe% lui. Je pris un livrer, et je me n^a à lire en. l'attendant. Voyez, non cher Vermont, comme la. Ifrevidence se sert' deft cifoonstanoes les plus frivples en. apparence,, pfiu£ arrive^, à. ^^.&a§^ 4e feooai; m^ft iivKe».
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afia d'en preadra un autre; et aies yeui, par h9ê9cà, se portèrpAt sur ub tableau^ VAsgompiùm de la Vierge, Il ne me parut pas solidemeat attaché. La corde qui retenait le cadre était usée. Vous savez que j'ai la passion de l'ordre. J'avaû un cordon assez fort dans ma poche; je montai, sur une chaise pour décrocher le tabkau. Quelle ne fut pas ma surprise ! Uu des coins du cadre déchira la tapisserie et me laissa voir une ouverture creusée dans l'épaisseur du mur. La chambre, du Père de Montgazin a été prise, comme celle de tous les professeurs, dans un ancien dortoir. Évidemment l'ouverture pratiquée dans le mur était là pour faciliter l'inspection du dortoir. Du côté du Père de Montgazin, cette petite lucarne était cachée, comme chez le Père Sainval, par le papier qui tapisse sa chambre. J'allais redescendre avec le tableau, lorsque j'entendis distinctement le bruit de plusieurs baisers donnés avec passion. Par un mouvement spontané, je brisai légèrement le fréie obstacle qui m'empêchait de voir dans la chambre de ce malheureux, et je regardai. Le Père de Montgazin ouvrait sa porte à ce joU petit jeune homme, dont je ne pus voir les traits: il me tournait le dos; mais, avant de s'en séparer, le Père le serra dans ses bras, l'embrassa en lui disant d'une voix émuQ*. — Adieu, nayon anget adieu, ma vie! adieu, mon amour!
— U paraît, dit le père Vennont, avec un rire cynique, que cet ange n'est pas un de oeox II 4
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qae Loth fut obligé de soustraire aoi empressements des habitants de Sodome : ceux-là desêendaient du ciel.
— Non, sans doute; l'ange de ce misérable me parait, au contraire, venir directement de l'enfer. Je me retirai, continua le Père; j'arrangeai tant bien que mal la tapisserie, je remis le tableau à sa place, et j'attendis avec impatience Fheure de la récréation, pour vous raconter tout cela et vous demander votre avis.
— J'avoue que la culpabilité me parait évidente. Il est donc vrai que ce n'est pas en vain que nos Regulœ communes multiplient les prescriptions au sujet de nos relations de frère à frère : c'est afin que de semblables désordres soient évités. Je n'avais jamais si bien compris l'importance de la règle XXXIV, De nemine tangendoy etc.
— Et vous souvenez-vous, père Vermont, que, dans la règle XVII, De non loqueTidOj etc., il est rapporté que saint Carion quitta un monastère avec son fils Zacharie, encore imberbe, de peur d'offenser et de blesser les moines de ce désert, qui auraient supporté péniblement le séjour de ce tout jeune homme, ne monackos ejtia eremi adolescentiUi commoratîonem cegre ferentea offenderetf
— A présent, père Vermont, il s'agit de la marche que nous devons suivre. Notre supérieur est absent, il ne reviendra qu'après-demain
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fant-il attendre son retour, ou devons-nous écrire aujourd'hui même au Père Général?
— Je. croîs, Père Ruflfin, que nous devons parler d'abord à notre supérieur.
— C'est bien ; voi>s vous chargerez de ce soin. J'écrirai, immédiatement après, à Rome.
La cloche, qui annonçait la fin de la récréation, se fit entendre. Le père Typhon interrompit aussitôt son rosaire.
— Allons, dit-il, voici l'heure du cours de philosophie. Quel admirable professeur nous avons ici dans notre cher Père de Montgazin 1 C'est bien la Providence qui nous l'a envoyé; et puis il aime tant ses élèves!
— Oui, sans doute, dit le père Ruf6n en riant méchamment A propos, Père Yermont, que dites-vous de la prédilection très-marquée du professeur pour le petit Frère de Sainte-Maure? n est trè8*joli, le Frère de Sainte-Maure, et comme Zacharie, le fils de saint Canon, il est encore imberbe.
— Je dis, répondit le père Yermont, qu'il est bon d'avoir les yeux ouverts.
— Ouverts! Ehl pourquoi? dit le bon Typhon.
— Nous vous dirons cela une autre fois. Et les trois Jésuites s'éloignèrent.
Quant à moi, je restai là, immobile, atterré. Je n'estimais pas le caractère du Père Ruffin;
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unis je le eroyris incapable d'inventer une iuh lomnJe. Ce cpi'il disait avoir tu, il l'avait bien vu.
Le trait grossier qu'il s'était permis contre moi en me comparant au jeune Zacharie, n'avait fait qu'effleurer mon âme; mais les attaques contre le Père de Montgazin, contre cet homme que j'avais tant aimé, que j'aimais eiipore, me broyaient le cœur. Elles m'ôtaient mes plus saintes illusions. Si celui-ci était tombé si bas, quelle raison avais-je de croire que les autres Pères ne cachaient pas aussi les plus viles passions sous la robe du religieux? Si cet homme, à la physionomie si loyale, si ouverte, était un monstre d'hypocrisie, que devais-je penser de tant d'autres dont le regard oblique, les poses mystiques et affectées m'avaient toujours inspiré une invincible défiance?
Je me le représentais, mon cher professeur, depuis le moment où, élève à Saint-Acfaeul, j'avais eommencé à le connaître, jusqu'à celui où i\ était ^ venu dans cette maison. Il me semblait Voir passer, dans les temps écoulés et dans le tenjps présent, cette grande et noble figure devant. moi; je la voyais toujours la même, calme, quelquefois souillante, le plus souvent inélancolique ; mais je n'y voyais pas la trace du remords et des m^ qm'études dont le criminel doit être dévoré. Non, ces fréquentes tristesses n'avaietit pas une cause hideuse!
Puis je me rappelais quelques conversations
d'IuBunts liu amide,' que j'awB. eiiteiid)uie», à la dérobée, chez iboa pèr& On disait là d'étriinges cfaofies; OD plaiaantail sur raffectioa que les M*sttiftes aYaient pour leurs élèves. Quelques vieilr lards de Tancienne cour racontaient des anecdotes dont ils donnaient Voltaire pour garant Les enfante ne comprennent pas toujours ce qu'ils ei^ tendent, mais ils n'oublient rien; et si parfois de filiales luHHères se font plus tard dans leur e^ prit, c'est qu'ils se souviennent J'atteste que pas nn fait, quelque léger qu'il fût, n'avait pu^ peur dant le temps que je passai au collège, déchirer le voile que l'innocence mettait encore sur mes yeux. Si, dans le cours de mes études, j'avais appris quelque chose de plus sur les turpitudes honteuses auxquelles notre pauvre nature peut s'abandonner, rien n'avait pu me donner la pensée qu'elles se rencontrassent dans nos maisons. Et Toîlà que, tout à coup, j'entends accuser un Jésuite, un supérieur, bien plus que tout cela, le Père de Montgazin, l'homme que je vénérais, flioniine qui me paraissait le type le plus parfait de la grandeur morale 1
Oui, je le répète, j'étais atterré!
0 vertu 1 me disais-je, toi que j'ai tant nmée, puis^je me flatter de conserver toujours ton culte au fond de mon âme? Cet homme n'a pas ton^ jours été un infâme; et si lui est tombé, puis^je «spérer de ne jamais chanceler?
Mais Qopi ! j^en étais sûr, il y a des degf es danp