‹ Le jésuiteChapitre 8 sur 32 · LM · texte numérisé non relu

LM

^Mlfoit, IJM failihsMB do pané; UiatM» devatol la longue durée de ce règne, la patience leur nan- 'qimi, k eux si patients autrefois; et des essais de rapprochement, des tentatives pour fiatter le tteuveau poiivmr étaient commandés par le Général ^de Aome.

J'ai sous les yeux une note de la asain nBéous du Général, qui porte ceci à la date du... 1849:

„ Puisque notre Père de Ravîgnan aura dans quelques jours roccasion de prêcher à Saint- Roch devant la reine des Français, il est important qu'il fasse un pompeux éloge de la reine, qu'il vante sa piété, Tinfluence heureuse qu'elle exerce sur le souverain son époux. Qu'il n'épargne rien pour nous rendre la reine favorable. Qu'U s'étende longuement II ne faut pas un éloge banal, quelques mots tombés par convenance de la bouche du prédicateur, mais un morceau bien préparé et assez saillant pour qu'il frappe la reine, et que celle-ci, travaillée d'autre part par les influences dont nous pouvons disposer, parle au roi de nos dispositions vis-à-vis de son gouvernement. Vous me rendrez compte, dans le plus grand détail, de ce qui se sera passé à Saint-Roch."

Tout se fit selon les ordres du Général. Le Père de Ravîgnan fut élogieux au plus haut point, et remplit parfaitement le programme. On se regardait dans Faudkoire, et on se demandak ce

qui se passait, pour que la girouette des Jésuites se tournât tout Ji coup yers le gouyeruement qui, par 80D origine même et les conditions de son existence, était impuissant à rien faire pour eux. J'ai une autre note du même Général et à peu près du même temps:

JPaites tout pour que les feuilles politiques

?ui nous sont dévoués en France, en particulier Univers^ se montrent tout à fait favorables au gouvernement de Louis-Philippe. C'est important pour nos desseins. La Compagnie ne peut rien attendre de la démagogie, qui voudrait renverser ce gouvernement, et qui ne s'en cache pas. Forcé de chercher un appui contre la Révolution, Louis-Philippe sera obligé de revenir à nous. Dans ce sens, M. *** nous seconde trèsbien. Qu'il continue à attaquer le parti légitimiste ; c'est une bonne manière de flatter le pouvoir actuel. Il sait que vous le désavouez auprès des amis de la royauté déchue; mais comme cela est nécessaire, il ne nous en est pas moins dévoué. Dites-lui tout mon attachement'*

Hais j'anticipe sur les événements.

Ma seconde probation était terminée. Mes vœux de religieux étaient prononcés. J'étais de la sainte Compagnie. Ce que j'avais vu, dans mon imagination égarée, comme l'idéal, s'était réalisée: j'étais Jésuite, et je l'étais comme très-peu l'ont été, à part les vertus.

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