‹ Le Jésuite: par l'abbéChapitre 10 sur 29 · SCENE TERRIBLE AVEC UNE MERE · texte numérisé non relu

SCENE TERRIBLE AVEC UNE MERE

J'avais près de dix-huit ans : mes humanités étaient finies. Saint-Acheul ne pouvait plus m'of- Irir de cours que je dusse suivre encore. Mon confesseur, qui savait, par le Père de Montgazin, ce qui se passait en moi, ne me parla plus comme à un jeune homme qui allait courir les dangers du monde; mais, prenant un ton prophétique :

— Mon enfant, me dit-il, vous êtes appelé de Dieu à autre chose qu'à la vie vulgaire, dans ce siècle. Votre âme pure, votre simplicité de cœur, votre ardeur pour le bien vous assignent une vocation plus parfaite. Sortez des voies battues ! N'allez pas vous traîner dans les chemins souillés du monde. Dieu vous appelle : soyez à Dieu!

Je n'étais plus un homme, en sortant de ce dernier entretien avec le prêtre qui m'avait dirigé

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