DE M. A. DE LA FOUGE. XXXV
Presse de toutes les opinions el dans le monde parlementaire. A la Chambre, à droite comme à gauche, on s'en remet volontiers, pour la décision définitive, à Tautorilé du Président. Au Sénat, par différence de tempérament, on prépare des lois contre lo duel.
La meilleure de ces lois, mon cher Jacob, c'est votre excellent et classique enseignement.
On ne recherche pas volontiers les affaires quand on sait qu'elles seront sérieuses, et ceux à qui vous avez appris à manier une épée n'oublient pas que l'escrime est mieux qu'un simulacre, et plus qu'un amusement destiné à la récréation des désœuvrés de la galerie.
Les écrivains qui vous ont eu pour maître adoptent comme devise la fière parole d'Armand Carrel qui, parlant de sa plume et de son épée, disait : « Je suis prompt à Vune et prêt à tautre^ »
XXXVI LETTRE-PRÉFACE
Quant aux hommes du monde élégant qui assiègent votre salle d'armes, ils n'ignorent pas que ce titre : élève de Jacob^ est un porte-respect. Et comme tous les hommes sûrs d'eux-mêmes, ils ne manifestent aucune puérile exigeance. A peu près certains de ne pas recevoir^ ils ne tiennent point absolument à donner, réservant leur libéralité pour d'autres occasions meilleures qu'une rencontre.
C'est ainsi, mon cher Jacob, et je vous en félicite, qu'on pourrait dire, sans trop de paradoxe, que votre salle d'armes est le vestibule du congrès de la paix perpétuelle.