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mais que peu osent avouer. Dé sorte que le législateur! obligé, malgré lui, de légiférer sur le jeu, passe’ ra pidement, il n’a pas le courage d'apportér une solution radiçale;dans un sens où dans un autre, il à peur de trop agiter ke cloaque: il ne veut pas tout voir où même il ne:yent pas tort faire voir; et A'des réclamations préssantes, à:des besoins imiédiats, à'des intérêts mauvais et puissants, il apporte un texte sans valeur, provisoire et qui laisse, ce qu'il voulait en théorie supprimer, l'administration maîtresse de régler à sa guise les autorisations et tout ce qu'elles comportent. Nous avons dit, au début de la seconde partie de ce livre, que la loi de 1907 était nécessaire, non seulement au point de vue juridique, mais encore et surtout au point de vue économique; nous disions encore que sans elle plus de cent villes disséminées sur quarante-neuf départements auraient été irrémédiablement perdues.
En disant maintenant que la même loi n'a servi à rien, nous paraissons nous. contredire; et cependant il n’en est rien. Au moment où cette loi à été votée, nous persistons à penser qu’elle était nécessaire, parce que une circulaire ministérielle, sans crier gare, était sur le point de ruiner nombre de gens intéressants (1). Mais si nous mettons de côté son utilité immédiate, mise en évidence par la fâcheuse circulaire, nous Sonimes bien obligés de dire, à l'heure de la critique, qu'elle n'a rien innové et qu’elle a laissé les choses en l’état; et nous
avons le droit de nous demander s'il ne valait pas
(4) Voir cette circulaire en Appendice, p. 129.
mieux maintenir le statu quo pendant quelques mois encore afin de laisser au Parlement le temps d'élaborer une loi vraiment digne de ce nom, qui tout en tenant. compte des vices inhérents à la nature humaine, aurait epdigué davantage le fléau, et n'aurait pas permis à certains privilégiés sans scrupule, de s'enrichir grâce. à la sottise et à la passion de leurs contemporains.