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: Bille At enspite ses préparatifs pour retourner à Hohenbourg, Au moment des adieux, les deux jeunes demoiselles fondirent en larmes. Agnès voulut donner à son amie un souvenir. Souvent Emma lui avait. témoigné le désir d'avoir une colombe apprivoisée comme la sienne. Agnès prit donc sa evlombe, la baiss et la donna, quelque chère qu'elle lai fût, à sa jeune amie. Emma ne voulait point l’accepter ; il s’ensuivit une contestation d'amitié. Bafin Emma fut obligée de céder. Agnès lui donna aussi la jolie cage, et lui recommands la colombe avec autant d'instance qu’une bonne mère recommanderait son enfant en le confiant à des mans étrangères, et lui fit promettre de ne jamais s’en séparer.
Quand Emma fut partie, Agnès se repentit presque d’avoir donné sa petite colombe. ‘ J'aurais dû plutôt lui donner mes boucles-d’oreilles,” disait-eite à sa mère en lui confiant son chagrin. Cellé-ci répodit : * Tu pourras lui offrir ce cadeanquand elle reviendra nous voir ; mais actuellement tu ne pouvais rien offrir de plus convenable à ta jeune amie. Un:plus riche présent ne lui aurait pas été aussi agréable, et l’eût peut-être humiliée ; tandis qu'en lui donnant ce que tu avais de plus cher, quoique ce fût en soi une chose de peu de valeur, ton cadeau l'a flatté et lui a prouvé ton attachement. Ainsi, ma fille, ne t'en repens pas. Vois ton père, il a été prêt à exposer sa vie pour défendre la veuve opprimée ; pourrais-tu regrelter d’avoir sacrifié l'objet qui te plaisait le plus pour faire plaisir à une jeune orpheline ? J1 faut, ma chère fille, s’accoutumer de bonne beure à faire des sucrifices pour procurer du bonheur ‘
à ses semblables, de pareils sacrifices sont infiniment agréables à Dieu, et il les récompense toujours.”
PS