ET
langue française, par le nom d'Humanités, évidemment, parce qu'elle contribue à developper en nous les facultés humaines, celles qui forment le plus glorieux apanage de l’homme : l'intelligence le cœur, la volonté. C'est dans le même sens que les Latins de qui, du reste, nous n'avons fait qu'emprunter notre expression d'Humanités, les ont appelées d'une manière encore plus significative “ Æumaniores Lattere ” ; comme s'ils avaient voulu dire que les belles-lettres rendent—permettezmoi l'expression—l'homme plus homme, en perfectionnant ces nobles facultés dont nous venons de parler.
Sans autre préambule, développons un peu notre thèse, en considérant la littérature sous le double point de vue que nous avons indiqué.
Et d'abord, comme sczence—mais le
mot science pris dans un sens un peu large
ee
mm tn,
ET LA LITIÉRATURE 13
—-la littérature, avons-nous dit, nous fait connaître les meilleurs ouvrages que l'esprit humain a produits, chez les anciens comme chez les modernes. Considérée comme telle, quelle vaste carrière n'ouvre-t-elle pas devant nous ! Quelle moisson de gloire !
Quelle mine riche et féconde !
Cependant, puisque l’occasion s’en présente, qu'il me soit permis d’écarter ici une équivoque devenue trop facile en ces jours de littérature mêlée où l’on voit les revues les plus autorisées faire complètement abstraction de la portée morale des œuvres et accueillir avec faveur les écrits les plus pernicieux pourvu qu'ils soient rédigés selon les règles du bon goût et qu’ils portent une signature bien cotée au pays des lettres.
Qu'importe qu'on blasphème, semble-t-il, pourvu qu'on le fasse avec cette grâce câline qu'apporte M. Renan à tout ce qu'il dit.
Non, Mesdames et Messieurs, la litté-
LS
erreur nn ee
RE