‹ Le jeune Latour [microforme]Chapitre 25 sur 34 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

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Le Pere, Rocer, RicHarn Tr Ravmonn..

LE PERE

Reste avec moi, Roger, et qu’énfin ta paro.e

Bannisse mes chagrins, me charme et me console,

Tu voudrais t’en aller 0 mortelles douleurs !

Quoi! dédaignerais-ta de voir couler mes pleurs? RicHarD.

Ah! laissez-le partir, père trop misérable !.

Re PER “m0 2 pe

Ainsi que vous je pleure et la douleur m'accable, Rien, rien n’a pu fléchir le cœur de votre fils ; Je suis las d’essuyer les dédains, les mépris. Jai fait tous mes efforts; pleurs, prière, menace, Oui, j'ai tout épuisé ; ma bouche enfin se leese. Je vois que tout est vain. Votre cœur paternel lerait peut-être plus sur cet enfant cruel, Je le laisse en vos mains et je vous l’abandonne. Le PERE.

Que tant de cruauté me chagrine et m'étonne Infortuné mortel que vais-je devenir ?

Grand Dieu ! dois-je espérer un meilleur avenir ? Non, son horrible aspect me glace d’épouvante ; Sur Us je sens peser sa main dure et sanglante, Ah! viens donc, Ô mou fils, viens me donner la [mort.

Délivre-moi, Roger, de mon malheureux sort.

O mon fils, vois combien de peines tu me causes Perce-moi donc le sein.....non, cruel, non tu [n'ôses. sr Mon sang devant tes yeux te ferait-il frémir ?... Détouine tes regards et laisse moi mourir 7... Tu ne veux pas, Roger, Eh bien! je vais moi- [même Me ‘ranspercer le cœur, Roger, ce cœur qui t'aime. (Le Père tire son épée) UucranD. (Saisissant l'épée du père)

Non, Seigneur, gardez-vous d’un sombre désespoir: Quoi! vous voulez mourir et ne jamais revoir Vos amis, VOS parens, votre épouse si chère Qui ne pourrait survivre à sa douleur amère !.. :E PERE.

Ah ! ce n’est qu’un vain mot que la félicité ! L'homme court vainement vers la prospérité.

Quand il pense l'avoir, sa faveur inconstante S’envole tout à coup, et bientôt sous £a tente Vient régner des malheursle cortége fasal.

RicuaAnrD.

Mais violer les lois de l’amour filial, Roger est-il bien vrai !

ROGER. Que ma peine est cruelle ?

Mon père veut mourir ou me rendre infidèle.

RicHarD.

Non, livrez-lui ce fort, il scra satisfait,

Jan. un pm

Rocer.

Puis-je le satisfaire aux dépens d'an forfait ? Le Pen, QU L Non je ne mourrai point... insolent,tu blasphèmes!

are , cl Fu ris de ma deman le se lJassc.

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accable, fils ;

>Cttu dis que tu m'aimes, Lâche, faisemoi sortir, ou bien retire toi

onne.

j , Res nne ! à (loger sat) 5 5: ET) mme ue SCENE VII avenir ! ne nte ; sh : Le pcre Ricuarp er Raymoxn.

» ME pie, Le Penn, LA r la À | ; . EU cad ke Je ne puis le dompter, je suis encor défait, | 14 ort, FA ANA C + Ha LE Ur is i [ préfère toujours l'honneur à l'intérêt, PEUT ne ee Coupable fils, 51 faut que ma main le chatie. [a ’auses | Le “ + Fe:

de : C'est l’unique moyen de conserver ma vie. l'A ion tu , ti 5h : ICITARD. FU is L s ou : . À : "x Où, parlons-lui, tantôt pour la dernière fois, Le + Le Pere, I htoies

: ÿ Ce cap ou le combat, je lui laisse le choix. ais IMOi- a ètre ; RayMoxp, même nr ner Oui, scigneur, dev

| Î l'aime. 1e >vant lui faites encnte entendre F | ia épée) ; La prière, la voix du père le plus tendre, | | fouchez-le......., mais enfin s’il persiste à amas À (4

Que votie épée alors serve vos intérêts. ‘4

SObibes at von 162, sa tête tron altière | ;sesSpoir'; “4 Courbez SI vous pouvez, sa fête trop aiticre, ;

roi : Et montr22 lui, seigneur, que vous êtes son père

e £ Le Pere. ni re LL. ja Amis, vers mon Épouse allons portons nos pas. ‘à 0 : },

é! À 7 (Le Ridcau tombe.

Fin du second Acte.

CHANSON

Sr L'Arn: = Adieu, charmant pays de France

met

Adieu rivage de la Loire,

O doux berceau de mes aïeux,

Je n'en vais mou ir pour ta gloire, 'rance, jete fais mes adieux, Si loin de to, chère patrie,

A peine ai-je ceintun laurier,

Et déjà je quitte la vie... (bis.)

Hélas! trop malheureux guerrier...

Mais je ne suis qu'à mon Aurore Comment affronter le trépas 1

Ma nation n’a pas encore

Connu la valeur de mon bras, Guerrier, quitteras-tu |A terre Sans y laisser un souvenir !

Non, non, je m’arme pour la guerre, (his

Pour ma patrie il faut mourir,

Que mes amis près de ma cendre

Laissent échapper un soupir !

Et que mon roi daigne s’y rendre

Je succombe pour le servir.

Enfin, puisque c’est pour la gloire,

Que j'ai voulu vivre et mourir,

Ah ! que mon nom, que ma mémoir Traverse aux siècles à venir. (bis.)

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