‹ Le jeune Werther;Chapitre 7 sur 17 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Précédens, NICOLE, entrant en liant. NICOLE.

Ah! mon Dieu! esti'farce, esti'farce!

ROBERT

Qu'est-ce que c'est donc ?

NICOLE

Tiens, moi qui ne voyais pas l'bourgeois. C'n'est rien, not'maître \ c'est un grand efflanqué qui a l'air d'un télégraphe que j'v'nons d'voir chez l'marchand d'nouveautés , là en face , ous'qu'il fait donner toutes les demoiselles de boutique au diable , à force dieux faire ouvrir tous les paquets et déplier toutes les marchandises , qu'on ne s'y reconnaît plus ; c'est des voiles de dentelles , c'est des évantails c'est des mélinos, des cachemines*, est-ce que j'sais moi' tant y a qu'on dirait d'un événement à voir l'inonde qui* s'amasse d'vantla porte.

ROBERT, à Charlotte.

Je te parie que c'est mon fou de tout-à-1'heure, notre futur gendre, qui s'occupe déjà des présens de noce.

NICOLE

Des présens de noce ? ça m'en a tout l'air , car , lorsque j'y pense...

Air : de la Catacoua.

Au milieu de c'grand e'talage , Ou , pour mieux dir' , de c'boulvari, Y avait un'corbeille d'mariage Qu'avait ben l'air d'être pour lui.

Nous allons le voir reparaître.

NICOLE

Qui peut épouser c't'e'chalas?

CHABL.OTTE.

Quel embarras !

ROBERT, à Charlotte.

Tu ne vois pas , D'où peut venir ? quel est cet homme-là ?

charlotte, embarrassée.

Non , je ne sais ce qu'il peut être.

NICOLE , à part.

Et moi j'sais ben ce qu'il sera,

ROBERT

Ah ! ça , il se fait tard ; j'ai passé la nuit dans la diligence,

} ai à courir demain , je crois que je ne ferai pas mal de vous

souhaiter le bonsoir ; tu ne m'en voudras pas de te quitter

sitôt, n'est-ce pas, ma petite Charlotte?

FIFINE

Bonsoir, papa.

CHARLOTTE

Bonsoir, mon ami.

ROBERT , les tenant embrassés* Bonsoir, mes enfans, bonsoir!

( Fifine se sauve en voyant entrer Werther x ) *

FIFINE

"V là encore ce vilain laid /

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