‹ Le jour sans lendemain: Olivier. Hélène VaillantChapitre 5 sur 6 · IS · texte numérisé non relu

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vie. Dieu laisse' à la folie l'instinct de la conservation. Il se lova et me suivit.

— Où allons-nous ? demanda-t-il, quand nous fûmes dans la voiture.

i— En Russie, répondis- je sans hésiter.

Il poussa un profond soupir, appuya sa tête contre les coussins, et s'abîma dans Tespèce de léthargie àSoù je Tavaîs un instant arraché.

La chaise de poste qui nous emportait au galop des chevaux, roula, sans s'arrêter, pendant trois nuits et trois Jours. J'avais placé des vivres dans le coffre, afin de n'avoir pas à descendre dans les auberges.

Nous allions comme un ouragsgi. Tant qtic dura le trajet, Gaston no m^'adressa pas ime question ; il ne jeta pas un regard sur les

Paysages qtie nous traversions. Une seule fois il otiTrit la boudie pour médire, en grelottant :

— Il fait froid ici... nous arrivons.

Et il s'enveloppa dans son manteau.

Vers le milieu de la tpiatrième nuit, par

un temps sombre, la voiture s'arrêta devant une habitation où l'on n'apercevait pas une seule lumière. J'invitai Gaston à descendre et le conduisis à tâtons. Comme j'ouvrais la porte d'une chambre obscure :

— Où sommes-nous ? me dit-il.

— Dans un village, près de Moscou.

Et comme il s'étonnait des ténèbres où* toute la maison était plongée, je lui répondis qu'on nous avait peut-être suivis, et que je craignais d'éveiller les soupçons. Satisfait

de ma réponse/ brisé par la fatigue, il se coucha sans lumière et s'endormit d'un ptofond sommeil.

Ir-

Il faisait jour depuis longtemps, lorsque Gaston se réveilla. Un gai soleil d'automne entrait à pleins rayons dans sa chambre. La bpse, imprégnée de la senteur des bois, se glissait par la fenêtre entr'ouverte, et apportait jusqu'à lui des émanations embaumées qui le pénétraient à son insu, et dont il subissait, sans chercher à s'en rendre compte, la douce et mystérieuse influence.

Ebloui par le vif éclat de la lumière, ses yeux s'étaient refermés presque aussitôt ; il

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resta quelques instants plongé dans cet état qui n'est ni la veille^ ni le sommeil, bercé par les mille rumeur» qu'il entendait jadis à son réveil. C'était le chant des pâtres, le rou» coulement des ramiers, le fracas lointain des écluses, le caquetage du moulin, et, plus rapprochés, de joyeux cris d'enfant qui par« taîent, comme des fusées, dans l'air sonore et frais du matin. Ces bruits, ces mélodies agrestes le reportaient vaguement aux jours

* heureux do sa jeunesse. Il murmura d'une vpix étouffée le nom de son fils et celui ào/ , sa femme ; une larme gonfla sa paupière et mouilla ses cils abaissés. Cependant lespensées orageuses, un moment assoupies, com-

. mençaicnt à gronder dans son sein. Il s'accouda brusquement sur sa couche^ et pro-

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ini»ia autour de lui un regard étpnné. Il était chez lui| sous le toit de ses pères, sous ce toit qui avait si longtemps abrité son bonheur. Il reconnaissait un à un tous les objets qui l'entouraient) ses livres, ses tableaux, ses meubles, ses tentures, et tous les riens charmants qui donnent la vie au3£ Jieux que nous habitons. Il passa sa main sur son iront, comme un homme qui se demande s'il n'est pas le jouet d'une illusion ou la dupe d'un songe. Eu tournant la tête, il aperçut, debout au chevet, sa femme et le docteur qui l'observaient tous deux en souriant.

— Eh bien, mon cher comte, dit gaiement le < vieillard, il me semble que nous n'allons pas mal ce matin. Nous voilà tiré

il ' .

d'affaire ; mais nous Tavons échappe belle.

Nous pouvoùs nous \anter, comme Thésée, d'avoir vu les sombres bords.

— Âh ! s'écria madame de Valgrand, c'est vous, docteur, qui l'avez sauvé !

— Moi, madame !... Monsieur le comte s'est, pardieu ! bien sauvé lui-même. Il n'a pas voulu se laisser mourir comme un sot, et, quand je pense à toutes les bonnes rai* sons qu*il a d'aimer la vie, j'estime que monsieur le cojoite a bien fait.

— Cher Gaston ! s'écria madame de Valgrand avec l'accent d'une tendresse passiont née... Savez- vous, mon ami, que vous nous avez inquiétés ? Savez-vous que dans votre délire, vous ne reconnaissiez plus votre

f emme ?. . . Tu me reconnais bien, n'est-co

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pas, maintenant? Je ne te fais plus peur?

C'est moi, moi qui t'aime, moi qui ressuscite avec toi!

— ^Voyons un peu ce que dit cepouls, ajouta le docteur en prenant la main de Gaston.

— Eh bien, docteur ? demanda la jeune comtesse.

— Eh bien, madame, ce pouls ne craint das d'affirmer qu'avant huit jours monsieur , le comte sera sur pied, et qu'en attendant il prendrait volontiers un bouillon offert par votre blanche main.

En ce moment, Germain entra. Il s'approcha du Ut de son maître et s'infonha de sa santé, absolument comme s'il l'eût vu la veille. Gaston regardait tour à tour sa femme

et le docteur. Il croyait rêver. Tout à coup il

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tmensailUt et se dressa sur son séant... Il avait entendu une voix eatanline qui gazouillait sous sa fenêtre. Madame de Valgi^and alla vers la croisée, souleva le rideau, et prononça oos simples paioles :

-^ Olivier, viens donc dire bonjour à ton père.

La porte s'ouvrît, un beau petit garçon entra vfvement dans la chanibre. H sauta sur le lîtj jeta ses brae blancs autour du coa de Gaston, et lui dît :

— Bonjour, papa...

€'éi»it lui, c'était Olivier. L'<»il même d'une mère aurait pu s^y tromper. C'était Olivier, tel que nous l'avions vu le jour fatal où son père l'avait amené chefz moi. C'étaient , les mêmes yeux, Meus et limpides, la même

bouche, fraîche et souriante, les mêmes cheveux, blonds et Ans. Il avait, près du sourcil droit, le même signe brun, et, à la naissance du nez, sous la transparence de la peau, la même veine azurée, pareille à la moitié d'un anneau de lapia. Immobile, éperdu, ssuis voix, Q^stoa le dévorait des yeux et promenait sur lui des mains avides et tremblantes. Enfin, par un mouvement brusque, il déchira plutôt qu'il n'ouvrit la blouse de l'enfant, et, en voyaat blanche et unie comme une feuille d'ivoire cette poitrine sur laquelle il cherchait vaûnement la tracé du coup qu'il avait cru mortel, frappé de stupeur, trop faible pour des émotions si violentes, il tomba évanoui, avec le petit dans ses bras.

Lorsqu'il reprit ses sens, madame de Valgrand et le docteur étaient assis à son chevet ; Olivier jouait sur le pied du lit.

— O mes amis, dît-il enfin, que s'est-il passé ? que se passe-t-il ?

— Ce qui s'est passé, mon cher comte ?

répondit le vieux docteur. Vous avez été très -malade. Vous avez eu ce que nous autres, gens de la Faculté, nous appelons^ une méningite, ni plus ni moins, mon cher enfant. Ce qui se passe ? vous le voyez. Avec la santé vous avez retrouvé la raison, et aveo

la raison le bonheur. Ce n'était pas plus difficile que cela.

— Papa est guéri, papa n'est plus malade... je suis bien content, moi ! dit Olivier, qui feuilletait un livre d'images que Gaston., se souvenait d'avoir un jour rapporté de Nantes à son fils.

— Une méningite!... murmura Gaston, comme se parlant à lui-même... Mais, docteur, j'ai donc été fou? ajoutait-il en attarjiant sur le vieillard un regard inquiet.

— Dame ! mon cher comte, entre nous, vous n'aviez pas la tête en fort bon état.

Vous avez, pendant six semaines, passablement battu la campagne ; sans quitter votre lit, vous avez fait beaucoup de chemin, en compagnie de votre ami Mario.

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— Six Semaines! s'écrîa Gaston. Il me semble que des siècles se sont ^ulés depfois le jour.,. ^

— Depuis le jour ûà tous êtes tombé ma^ lade, dit la jeune femme adievant la phrase qu'il avait commeneée. Oh! mon ami, ces six semaines ont été, pour nous aussi^ des siècles d'angoisses et de doaleurs.

— Six semaines ! répétait Gaston.

' — Unmoisetd^tnidefièvreetdedâire...

monsieur le comte ne se tient pas pour satis* fait ! s'écria le docteur en riant.

— Mais comment tout o^ est«il donc arrivé ? demanda Gaston avec une curiosité hésitante.

— Je vais vous le re^peler, mon ami, dit la jeune comtesse en travaillant à un ou*

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vn^ de tapiaBdrie mterrompu depu^ quatre ans et oomineBoé sons les yonx de Gaston.

Vous étiez allé ayec Olrtier dîner chez notre cher voisin. L& temps âbdi i Tùrage depuîa plui^eurs jours } votre tête sou£trait déjà* Après le repas, qui, dit-on, avaitété fortgai.*.

— Beauooap trop gai, dit le doetear en manière de réfleadcNi.

— Vous étiez passé âor la terrasse, et 1&^ vos amis s'amusaient^ amus^tnent cfud^ à tirer ks oiseaux du boa Didil. Mario assure que déjà vous avi^ la figure en f «L

— Monsieur le comte, ajouta le docteur, avait bu, au deiMert,tcop do vin de Vouvray.

— Malgré la promesse que voua m^aviez faite la vdlle, vous prîtes un fusil. .. lo fusiji de Mario..*

— Ouï, ouï, c'est bien cela ! s'écria Gaston qui sentait se réveiller en même temps et sa raison et sa folie.... J'avais pris le fusil de Mario... Olivier était à vingt pas de moi. Je relevai brusquement mon arme. . . Le^ coup partit. , .

— Et monsieur le comte tomba, dit tranquillement le docteur ; monsieur le comte tomba foudroyé. Voilà ce que c^est que de boire trop de vin de Vouvray au dessert, . .

— Et de désobéir à sa femme, ajouta madame de Valgrand ; mon ami, Dieu vous a puni.'

— Et alors, que se passa-t41 ? demanda le jeune homme en essuyant la sueur qui perlait sur son front.

— Ce qui devait se passer, répondit le

vieillard. -On vous rapporta chez vous sur un brancard. Vous jugez quelle agréable surprise pour cette bonne petite comtesse qui vous avait vu partir dispos et bien portant ! Deux heures après, j'étais assis, comme à présent, à votre chevet. Pour parler franc, je vous croyais perdu. Vous ne savez donc pas, mon jeune ami, ce que c'est que le vin de Vouvray ? C'est de la méningite en bouteille. Le lendemain vous aviez une fièvre ardente, et le plus joli délire qui ait jamais fait extravaguer la cervelle d'un galant homme.

Gomme vous y alliez, vertu Dieu ! Quelle imagination ! Quel galop effréné dans les champs delà fantaisie ! Vous souvient-il des beaux rêves dont vous nous avez régalés ?

— Oh ! des rêves affreux, docteur ! s'é»

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cria Gaston en cachant son visagte entre ses mains.

— Oui) mon enfant, dit le docteur, oui^ des rêves épouvantables,.* Mais regardez un peu œ gaiUaid-là, a|outa«t-il en montrant Olivier : a^t-îl l'air d'avoir reçu une charge de plomb dans la poitrine ? Et cette bcmne et charmante femme, tous fait^elle VeSét de vouloir v^us livrer au boureau ?

La figure deOasUm s'était éclairée comme

par enchantement Les fantômes, qui l'obsédaient depuis quatre ans, venai^it de s'éva*

nouir, emportant avec j^xx le spectre saa<>

glant de la réalité. Il ouvrit ses bras à sa

femme, à «hx fils, et, les rtonissant tous

deux dans une m&sia étreinte, il les incmda

de baisers.

OLiriBR f5»

J'arrivai sur ce& ^itnrfaites. Je venais d'abattre le bttissMi de barbe que j'avais bossé pousser pendant la voyage, et qui, la veille encore, me donnait L'aapeèt d'un bandit italien. Quelques coups de rasoir m'avaient ia« jeuni de quatre ans. J'étais •vêtu comme le jour ou Oaston avait dîné ches moi. Il eut, en me voyant, un moment de trouble et d'hé« sitation. Je n'eus pas Tair de m'en apercevoir ; je le fâieitai de sa guérison^ et plaisantai de mon mieux sur les voyages que nous avions «faits ensemble, à si peu de frais.

— Décidément, ajoutal-joi je te ax)yaia la tête plus forte. Quand tu viendras diner chez moi, je jure bien, que tu ne boiras que de l'eau.

Cola ^dit, j'embrassai Olivier, que j'avais caressé dans la matinée, et qui me traitait déjà comme une vieille connaissance.

— Tu connais ce monsieur? lui demanda Gaston.

— C'est le bon ami à papa, répondit sans hésiter le cher petit être, qui n'avait pas oublié sa legon.

C^est ainsi qu^Oiivier m'appelait autrefois, La mare, que la question adressée à l'enfant avait fait frissonner, retint à peine un mouvement de joie qui pouvait la* trahir : elle courut à lui et le baisa.

— Allons, allons, dit le docteur, assez d'émotions dans un jour ! monsieur le comte a besoin de repos. Faites-moi l'amitié-de déguerpir et de laisser mon malade en paix«

 cos mots, il nous entridna.

— Sauvé ! il est sauvé !

Et nous nous ombrassions en pleurant.

— Maman, demanda le petit, qui tirait madame de Valgrand par sa robe, ai-je dit comme il fallait dire ?

— Oui, cher trésor perdu et retrouvé, oui, cher ange envolé que m'a rendu le ciel !

s'écria la comtesse en l'enlevant entre ses bras.

Gaston était sauvé. Au bout d'un mois à peine, il avait repris les habitudes de sa vie heureuse. Tout le monde autour de lui, amis, serviteurs, connaissances, se prêtait pieusement à la ruse innocente qui venait de lui rendre la raison. Entretenir, prolonger son erreur, était notre étude constante, notre unique préoccupation. Olivier lui-même, grâce à la vigilance de sa mère, grâce aussi à je ne sais quel merveilleux instinct, semblait s'appliquer à reproduire tous les gestes,

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toutes le» inflexioiui de Toix, tOQtet les lo cutiona familièves qui poumtieDt abuser la tendresse du ocmvalaneiit^ Quatre aoaiées de deuil et de veuvage ovMent laissé des tracée profondes sur le visage de ma* daoïe de Valgrand; mais Gastim était si changé lui-même^ qu'il ne soageaft guère à s'en étonner, et la pâleur de la jeune feanne, ses traits flétris, ses yeux brûlés de larmes, s'expliquaient d'ailleurs par les nuits sans sommeil qu'elle avait dû passer au chevet de son mari.

•Cependant, à mesure qu^ll retrouvait les forces et la santé de la jeunesse, une sourde

inquiétude grondait au fond de sa destinée.

Déjà le vague sentiment de la réalité, qui nous potursuit au sdn des rêves, commençait

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à se glisser sous l'illusion qui le berçait. En dépit de nos soins, de subites lueurs éclairaient l'abime où s'étaient englouties quatre années d'épouvante et de désespoir : penché sur le bord, il y plongeait un regard effaré, et se demandait si c'étaient bien, en effet, la fièvre et le délire qui avaient enfanté tous les monstres qui l'habitaient.

Depuis quelques semaines, il manifestait le désir de venir me voir. Nous avions imaginé vingt prétextes pour l'en détourner. Un matin, il sortit seul et se dirigea vers mon petit manoir. Arrivé sur la terrasse, il s'arrêta à la place fatale et n'alla pas plus loin.

A partir de ce jour, son humeur, si facile naguère et si bienveillante, était devenue inégale et presque farouche. Il avait^des

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heures de sombre mélancolie que rien ne' parvenait à distraire, où la présence d'Oli* vier rirritait. Il se surprenait quelquefois à Tobserver d'un œil défiant. Parfois aussi il le contemplait avec bonheur ; mais, dans ce bonheur même, pour ceux qui en étaient témoins, il y avait un côté douloureux, presque aussi poignant que la folie. Nous redoutions sa clairvoyance, et son aveuglement nous navrait. Nous sentions bien que sa guérison ne serait complète que lorsqu'il aurait soutenu, sans faiblir, le sinistre éclat de la vérité; mais quelle main oserait arracher le bandeau qu'il avait sur les yeux?

Il avait fini par remarquer que sa femme sortait tous les soirs, quelquefois seule, plus

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souvent avec Œhâer, saos jamais dire ou elfe allait.

Ub 8oir, Gkastoa^ à leur insa, s'arisadeles âtnvre. Après une lieore de mardie sur lo flanc de la colline, û les p«!dit dd vue as toarnant du sentier. Parvenu loi-mâme aa sommet du coteau, il les diordia vainement des yeux, et, décidé à les attendre, s'asi^ sur un mur à hauteur d'appui, tapissé de mousse et de Kene. Au bout de quelques instants, il s'apergut que le mttr dont il s^était fait un lit de repos servent de clôture au cimetière du viBage. II passa dans Fen* ceinte, et, marchant à pas lents, se prit à regarder une à une les tombes rustiques, presque toutes enfouies sous les fleurs et la verdure. Il allait se retirer, lorsqu'il décou*

vrit, à demi cachée par des buissons de ^èvrefeuille et de rosiers, une plaque de marbre surmontée d'une croix, qu'en cet instant frappaient les derniers rayons du aoleil. Il s'approcha et lut cette inscription :

OLIVIER DE VALGRAND,

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