‹ Le journal d'un évêque, publiéChapitre 11 sur 37 · PREFACE XIX · texte numérisé non relu

PREFACE XIX

le catholicisme professe au contraire que l'opinion individuelle doit céder et se conformer aux exigences de la conscience sociale.

Mais l'auteur n'avoue pas moins qu'à un autre point de vue, la parole citée plus haut du* Spectator l'a ravi. Car, si les anglicans reconnaissent qu'il serait facile de s'entendre avec le curé de Saint-Julien, ils :reconnaissent par là même qu'il est facile de rentrer au giron du catholicisme. Et, lorsque le journal de la Haute- Église, The Guardian, écrit que ces Lettres peuvent servir aux vicaires anglicans comme aux curés catholiques (1), lorsque divers journaux suisses, par la plume de M. Ch. Secrétan, de M. Petavel-OUif, de M. Ernest Naville (2), c'està-dire des plus nobles et larges esprtts que le protestantisme ait produits dans ce temps, disent que les pasteurs protestants peuvent y puiser d'utiles conseils, l'auteur ne peut encore que se réjouir. Il a conscience de n'avoir en rien diminué la vérité catholique. Il n'a rien abandonné des rites, des pratiques, des sacrements, des dogmes, de l'autorité, et les sympathies du dehors cependant se sont éveillées en présence de ses personnages. Il a eu l'intime joie de sentir convenir avec sa pensée toutes les âmes sincè-

(1) 21 août 1895, p. 1242, coi. 3.

(2) Voir à V Appendice^ Tarticle de M. Ernest Navillb sur le jQUi'nal d^un évéque.

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