‹ Le journal d'un évêque, publiéChapitre 22 sur 37 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Les pages qui vont suivre n'ont pas la prétention de prophétiser. L'auteur n'a rien qui lui permette ce rôle. Elles n'ont pas davantage pour but de pousser à la rupture du concordat. Nous sommes au contraire partisan convaincu du maintien de ce contrat respectable et de son exécution loyale. Mais enfin^ hors de V Église^ les sectaires s'agitent pour détruire l'œuvre de Napoléon^ etj dans VÉglise mêmCy un petit nombre d imprudents^ séduits par le mirage de la liberté^ accepteraient volontiers de voir déchirer Vcmvre de Pie VII.

Bien que la sage politique de Léon XIII ait éloigné pour longtemps de redoutables éventualités, la dénonciation du Concordat n'en est pas moina une hypothèse qui mérite qu'on s'y arrête.

Il a donc paru bon d^ examiner cette hypothèse et de faire voir en quelles inextricables difficultés VÉtat et r Église se trouveraient engagés ; par quelle sorte de nécessité VÉtat se verrait amené à se faire persécuteur et au prix de quelles souffrances et de quels travaux V Église pourrait arriver à conquérir sa liberté. Parlant donc de la rupture du Concordat comme d!un fait accompli^ loin de vouloir plaider en faveur de cette rupture^ nous croyons au contraire parler de façon à la prévenir comme le médecin veut prévenir les imprudences de son malade en lui déroulant la série des conséquences funestes qui pourraient résulter de la réalisation de ses fantaisies-

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