‹ Le journal d'un évêque, publiéChapitre 4 sur 37 · PREFACE VII · texte numérisé non relu

PREFACE VII

d'une injustice ou d'un ridicule : « C'est moi ou les miens que Tauteur a voulu peindre? » je n'en veux pas décider; mais j*ai le droit d'affirmer que toutes ces malignités sont sans fondement. Les types représentés sont formés de l'assemblage de mille traits divers dont plus d'un est inventé, et l'on a dû plus d'une fois accumuler en un seul endroit une foule de traits plus ou moins répréhensibles pour montrer l'unité cachée de plusieurs actions. Rien ne prouve mieux combien tous se trompent que la diversité des lieux où Ton croit se reconnaître : c'est, en effet, de trois départements, l'un du Nord- Ouest, le second de l'Est et le troisième du Sud- Ouest, que sont venues à l'auteur et presque en même temps les mêmes correspondances: « C'est notre paroisse. Monsieur, que vous avez voulu peindre, tous vos personnages sont pris chez nous. » Ce qui établit, si l'on ne se trompe, que l'auteur s'est tenu à la fois hors du réel singulier et très voisin delà vérité générale.

Empêcher, en effet, que ces personnages ne rappelassentpersonne, l'auteurn'ypouvaitatteindre. Il ne pouvait faire qu'un marquis ne fît pas penser à un marquis, un curé à un curé, un médecin à un médecin, un avocat à un avocat, un maire à un maire et un collège à un collège. Il a été humilié que, dans une œuvre pareille, on ait pu croire qu'il avait eu seulement une pensée de

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