‹ Le journal de Québec et le tombeau de Champlain [microforme]Chapitre 8 sur 13 · Î.—CHAPELLE DE · texte numérisé non relu

Î.—CHAPELLE DE

J'ai soutenu dans ma brochure du 20 décembre, pages 17 et 18, que la Chapelle de 1615 n’était pas la même que celle de Champlain proprement dite, puisque la première fut détruite en 1632 par les Anglais; mais le Journal de Québec dit :

« Pour preuve, M. Drapeau nous cite un passage de M. l'abbé Faillon, qu'il a pris pour le texte d’un manuscrit des archives du Séminaire, où il n’est pas plus question de la Chapelle de la Basse-Ville que de M. Drapeau lui-même.»

Eh bien! c’est ce que nous allons voir. Quoi qu’en disent M. Cauchon et ses amis, voici comment s'exprime M. l'abbé Faillon sur la Chapelle de 1615, avant de parler de celle de Notre-Dame de Recouvrance, dans son Histoire de la Colonie Française en Canada, vol. E pp. 272 et 273 :

«Le premier objet de la sollicitude religieuse de Cham- «plain [en 1633], fut de procurer aux colons un lieu de ré- «union pour les exercices du culte public. Les Anglais, avant « le retour des Français, avaient brûlé ou détruit la Chapelle «desservie autrefois par les Récollets, qui avait servi d'église « paroissiale ; &, en attendant qu'on pût en construire une « nouvelle, on dressa un autel dans le Fort, où les colons se «réunissaient les dimanches & fêtes, tant pour la célébration « de la sainte messe que pour les autres exercices religieux. « C'était là que les PP. Jésuites allaient leur administrer les

| «sacrements (1), quoique, dans leur maison de Saint-Charles,

«ils eussent une petite chapelle, dédiée sous le titre de Notre- | « Dame des Anges (2), où plusieurs allaient faire leurs dévo-

«tions (3) Champlain, quelques jours après son arrivée, s’y «rendit pour assister à la sainte messe, & pareillement le «dernier jour de juillet... . pour gagner l'indulgence «attachée à ce jour (#. Mais, avant la fin de cette année 1633, «ilexécuta un pieux dessein, qu'il méditait depuis longtemps, «pour le bien spirituel de la colonie. Après la prise du pays «par les Anglais, il avait fait vœu de bâtir à Québec une «chapelle en l'honneur de Marie, si les Francais rentraient «en possession du Canada, & de la désigner pour cela sous le «titre de Notre-Dame de Recouvranre, Voyant donc ses désirs , heureusement accomplis, il fit construire près du Fort, aux «frais de messieurs de la SU es de la NA NARMRES «la chapelle dont nous parlons. ter «Enfin la maison des PP. Jésuites étant à une demi-lieue de «Québec, ces to établirent uue résidence près de la « Chapelle de Notre-Dame de Recouvrance, tant pour desservir ‘plus commodément la Chapelle, que pour ne pas obliger les «colons d'aller les trouver si loin.»

Eh bien! en face de pareilles preuves authentiques, offertes par M. l'abbé Faillon pour appuyer son raisonnement, mes adversaires auront-ils le triste courage d'accuser ce vénérable auteur d'avoir falsifié l'histoire en donnant de faux textes ou de fausses autorités ?

Sur quoi s'appuie le Journal de Québer, où ceux qui écrivent dans ses colonnes, pour dire ee ce manuscrit de 1645 des archives du Séminaire de Québec, cité par M. l'abbé Faillon, ne renferme pas un seul mot, pas un me qui ait le moindre ‘apport avec ce que je soutiens? et qu'il n’est pas plus question dans ce manuscrit de la chapelle de la basse-ville que de ma personne ? Avez-vous consulté ce document pour parler ainsi ? Si telest le cas, où est-il allé depuis que vous vous en êtes servi ?

Désireux de m'éclairer sur la question contestée, et surtout

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