‹ Le journal philosophique de BerkeleyChapitre 16 sur 55 · Discuter avec soin Locke, Liv. 4» c · texte numérisé non relu

Discuter avec soin Locke, Liv. 4» c

138. Citer et expliquer sans cesse la théorie de la réalité des choses, la rerum natura, etc.

159. Ce que j'expose est une démonstration, une démonstration parfaite. Chaque fois que des idées fixes et déterminées sont attachées aux mots, on ne peut guère se tromper.

Tenez-vous-en à ma définition du « semblable », et il est démontré que les couleurs ne sont pas des idées simples, tous les rouges sont semblables, etc. De même, en d'autres questions. Insister beaucoup sur ce point. (p. 25)

160. L'idée abstraite d'être, ou d'existence, n'est jamais une idée du vulgaire. Il n'emploie jamais des mots qui représentent des idées abstraites.

(p. 436). — 161. Je ne devrais pas dire que les termes a chose, substance », etc., ont été des causes d'erreur, mais plutôt, le fait de ne pas réfléchir sur leur sens. Je veux encore conserver ces mots. Je désire seulement qu'on réfléchisse avant de parler et qu'on détermine le sens des mots.

162. Je n'approuve pas ce que dit Locke, à savoir que la vérité consiste dans la réunion ou la séparation de signes.

163. Locke ne peut expliquer la vérité en général, ou le savoir, sans traiter des mots et des propositions. Cela est en faveur de ma théorie contre les idées générales abstraites. (Voir Locke, L. IV, ch. 6.)

164. On a montré beaucoup d'activité dans la marche en avant. On est allé fort loin, mais personne n'a reculé au-delà des principes. De ce côté s'étend une vaste terra incognita que je dois explorer et découvrir. Vaste champ de découvertes.

165. 12 pouces et 1 pied ne constituent pas une même idée, car un homme peut concevoir parfaitement un pied, sans avoir jamais auparavant pensé à un pouce.

166. Un pied est égal à douze pouces, vaut douze pouces, en ce sens qu'ils contiennent le même nombre de points.

167. En tant qu'on doit s'en servir (cela suffit pour les besoins de la pratique).

(l) Var., éd. 1871. Texte obscur.

168. — Dire quelque chose qui puisse être un encouragement pour l'étude de la politique et certifier que je suis bien disposé en faveur de cette science.

169. Si Ton n'employait pas des mots au lieu des idées, on n'aurait jamais songé aux idées générales abstraites. Assurément les genres et les espèces ne sont pas des idées générales abstraites. Les idées abstraites enferment une contradiction dans leur nature. V. Locke. L. 4, c. 7, s. 9.

170. Une cause variée ou mixte doit nécessairement produire un eft'et varié ou mixte. Ceci peut se démontrer par la définition de la cause. Je dois faire un usage fréquent de cette méthode de démonstration dans mon Traité et, dans ce but, prendre souvent les définitions comme point de départ. D'où il est évident que les couleurs, suivant la théorie de Newton, ne peuvent être des idées simples. (p. 26.)

171. Je suis plus éloigné que tout autre du scepticisme. Je connais, par une connaissance intuitive, l'existence des choses, aussi bien que celle de mon âme. C'est ce que ni Locke, ni tout autre philosophe qui pense, ne peuvent guère prétendre.

(p. 437. — 172. La doctrine de l'abstraction a des conséquences funestes dans toutes les sciences. Remarque de Barrow. Entièrement l'œuvre du langage.

173. Grande erreur de Locke qui met le rappel de nos idées par les mots au nombre des usages et non des abus du langage.

174. 11 serait très utile et de la plus grande importance de contempler un homme doué de facultés admirables, jeté seul dans le monde, et de voir ce qu'il connaîtrait, après une longue expérience, sans l'aide des mots. Un tel homme ne se préoccuperait jamais des genres et des espèces ou des idées générales abstraites.

175. Ce qui étonne chez Locke, c'est qu'il ait pu, dans sa vieillesse, voir (pielque peu à travers le brouillard qui s'était formé depuis si longtemps et par suite épaissi. Je suis bien plus surpris de cela (jue de ce qu'il n'ait pas su voir plus loin.

176. L'identité des idées peut être entendue dans un double sens, comme comprenant, ou excluant l'identité des circonstances, telles que le temps, le lieu, etc.

177. Je suis heureux que les personnes avec lesquelles je vis ne soient pas toutes plus riches, plus sages cjuc moi. C'est conforme à la raison ; ce n'est pas un poché. 11 est certain que si le bonheur de mes amis augmente et si le mien n'augmente pas en proportion, le mien doit décroître. L'ignorance de celle vérité et la doctrine sur la relativité du bien discutée avec French, Madden, etc , doivent être notées comme deux causes d'erreur dans le jugement des idées morales.

178. Faire observer, quand on parle de la division des idées en idées simples et complexes, qu'il i)euty avoir une autre cause de la nature indéfinissable (h' certaines idées, outre celle que Locke indique : c'est le manciue de noms. (p. 27)

179. En commençant le premier livre, ne pas parler de la sensation et de la réflexion, mais, au lieu de la sensation, se servir de la perception ou de la pensée en général.

180. Je défie qui que ce soit d'imaginer, ou de concevoir la perception sans une idée, ou une idée sans perception.

181. La simple supposition de Locke, d'après laquelle la matière et le mouvement devraient exister avant la pensée, est absurde, enferme une contradiction manifeste.

182. La harangue de Locke au sujet des discours pleins de logique et de méthode, mais dont la portée est nulle, applicable aux mathématiciens.

183. Ils parlent de déterminer tous les points d'une courbe à l'aide d'une équation. Que veulent-ils dire par là ?

Que voudraient-ils signifier par le terme " points " ? S'en tiennent-ils à la définition d'Euclide ?

(p. 438.) — 184. Nous croyons ne pas connaître l'âme, parce que nous n avons aucune idée imaginable ou sensible attachée à ce vocable. C'est l'effet d'un préjugé.

185. Certainement nous ne la connaissons pas. Cela devient clair si nous examinons le sens du mot : « savoir ». Ce n'est pas non plus un défaut de notre connaissance, et, du fait de notre ignorance, il n'y a pas de contradiction.

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