Question. Pourquoi ne pas goûter et sentir l'étendue
628. Pourquoi ne pas considérer les étendues tangibles et visibles comme hétérogènes, comme les perceptions de goût et d'odorat sont jugées hétérogènes ? ou pourquoi, du moins, ne sont-elles pas considérées comme aussi hétérogènes que le bleu et le rouge ?
629. La lune à l'horizon ne paraît pas plus grosse, quant à son étendue visibU% qu'à d'autres moments : d'où les difficultés et les querelles, à propos d'objets vus sous des angles égaux, cessent.
(p. 477). — 630. Toutes les /^o/e/i/Za? sont également indifférentes.
631. A. B. Que veut-il dire par sa polenlia ? Est-ce la volonté, le désir, la personne, tout cela à la fois, ou rien de tout cela, ou tantôt l'une, tantôt l'autre de ces choses ?
632. On ne peut concevoir aucun agent comme indifférent à la peine ou au plaisir.
633. Ce n'est pas nous, à proprement parler, et au sens philosophique strict, qui rendons les objets plus ou moins agréables, c''est l'œuvre des lois de la nature.
634. Une intelligence finie aurait pu prévoir, il y a quatre mille ans, l'endroit et les circonstances, même les plus minutieuses et les plus triviales, de mon existence présente ; cela est vrai, si Ton suppose que le malaise détermine la volonté.
635. La doctrine de la liberté, de la prescience, etc., expliquée par des boules de billard.
636. Quel jugement porterait-elle sur le haut et le bas, la personne qui aurait toujours regardé à travers un miroir donnant des images renversées ?
637. Toutes les lignes sous tendant le môme angle optique sont semblables, (cela ressort d'une expérience facile), donc elles sont égales.
638. Nous n'avons pas des idées simples et pures du l)leu, du rouge, ou de toute autre couleur, excepté peut-être du noir, parce que tous les corps réfléchissent une lumière hétérogène.
639. Y aurait-il, en ce qui concerne les sons, (et d'autres sensations), des sortes de rayons d'air qui ne fournissent ({uun son particulier, comme les rayons de lumière ne fournissent qu'une couleur particulière ?
640. Les couleurs sont indéfinissables, non parce qu'elles sont des pensées pures, sans mélange, mais parce que nous ne pouvons facilement distinguer et séparer les pensées qu'elles renferment, ou parce que nous manquons de vocables pour désigner leurs idées composantes.
641. Le terme âme n'indique qu'une idée complexe, faite d'existence, de vouloir, et de perception, dans un sens large : c'est pourquoi il est connu et il peut être défini. (p. 69).
642. Nous ne pouvons concevoir d'autre pouvoir actit que la volonté.
613. Dans les questions morales les hommes croient (il est vrai) qu'ils sont libres ; mais cette libei'té est seulement la liberté d agir comme il leur plaît. Celte liberté est consécutive à la volonté, à l'égard seulement des facultés actives
(p. 478). — 644. Nous nous attribuons nos actes, parce que nous les avons voulus, et cela, non par ignorance, mais en connaissant leurs conséquences, bonnes ou mauvaises.
645. Cela ne prouve pas que nous soyons indiU'érents à l'égard des désirs.
646. Si la poleniia de A. IL a un sens, ce doit v\vc \v désir; or j'en appelle à chacun de nous : est-ce que notre dcsr rst indifférent ou (pour aller plus droit au but), est-ce que nous sommes indifférents à l'égard de ce que nous désirons, jiis(juà ce que nous l'ayons désiré .^^ Car, pour ce qui estdu désir Iiii-niênie, ou de la faculté de désirer, cela est indiU'ércnt, comme toutes les autres facultés.
647. Les actions qui conduisent au ciel sont en mon pouvoir, si je veux (les accomplir) : c'est pourquoi je veux les vouloir. (/ will will I hem).