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Question sur la série des volitions in infinitum

649. Sur un point les mathématiques remportent sur la métaphysique et la morale: c'est que leurs définitions ayant trait à des mots encore inconnus du lecteur, ne sont pas discutées; mais en métaphysique et en morale, les termes étant, pour la plupart, connus de tous, il peut arriver que les définitions qu'on en donne soient controversées.

650. La méthode brève et sèche des mathématiques ne suffit pas en métaphysique et en éthique : car on n'est imbu d'aucun préjugé sur les propositions mathématiques, d aucune opinion préconçue à combattre ; on n'a pas encore eu, en effet, le temps de réfléchir à ces questions. Il en est autrement dans les deux autres sciences. Là, il faut non seulement démontrer la vérité, mais il faut aussi la défendre contre les scrupules, contre les anciennes opinions établies qui la contredisent. En un mot, la mélhode sèche, maigre, rigide, ne suffit pas. Il faut être plus ample et plus abondant, faute de quoi, notre démonstration, quelle que soit son exactitude, ne sera pas acceptée par le plus grand nombre.

651 . L'étendue paraît consister en une variété de pensées homogènes coexistant sans mélange. (p. 70).

652. Ou plutôt, rétendue visible paraît être la coexistence de la couleur dans Tesprit.

653. Examiner et juger sont des actes qui dépendent des facultés actives, lesquelles dépendent de la volonté qui est déterminée par quelque malaise : donc... supposez un agent dont la nature est finie qui soit parfaitement indifférent, et qui ne soit pas, quant au désir, déterminé par aucune perspective ou considération de bien ; je dis que cet agent ne peut faire une action moralement bonne. D'où il est évident que les suppositions de A. B., sont insignifiantes.

(p. 479.) — 654. L'étendue, le mouvement, le temps, le nombre, ne sont pas des idées simples, mais renferment Tidée de succession qui me paraît une idée simple.

655. — Faire des recherches sur Tangle de contact et sur les fluxions.

656. La sphère visuelle est égale que je regarde dans la main ou au vaste firmament, car, en premier lieu, dans les deux cas, la rétine est remplie ; deuxièmement les rayons des deux sphères sont égaux ou ne sont rien pour la vue; troisièmement, il y a un égal nombre de points dans Tun et dans l'autre.

657. Dans le cas cité par Barrow, un aveugle jugerait avec exactitude.

()J8. Pourquoi la lune à l'horizon (paraît-elle) plus grande ? 059. Pourquoi les objets sont-ils vus droits ?

660. Dans quel hut (trouve-t-on) certaine figure ou conteilure liée à d'autres perceptions ?

661. Nous jugeons des grandeurs à la fois par les angles et par la distance. L'aveugle ne pourrait tout d"abord connaître la distance ; par la vision pure, en faisant abstraction de Texpérience de la connexion des idées visuelles et tangibles, nous ne pouvons connaître la distance. Par conséquent, par la vision pure, nous ne pouvons pas percevoir ou juger l'étendue.

662. Questions. Est-il possible d'agrandir notre vision, de nous faire voir davantage à la fois, ou plus de points que nous n'en voyons, en diminuant le a piinchim visibile » au dessous de 30 " ?

663. Le langage a plus de métaphores que nous ne l'imaginons, car les choses non sensibles et leurs modes, circonstances, etc., étant la plupart exprimés par des mots empruntés aux choses sensibles, il en résulte beaucoup d'erreurs.

664. La grande erreur consiste à croire que nous avons l'idée des opérations de notre espiit. Assurément ce langage métaphorique est un argument en faveur du contraire. (p. 71).

665. Comment notre idée de Dieu peut-elle être complexe et composée, lorsque son essence est simple, non composée ? (')

(p. 480). — 666. L'impossibilité de définir ces choses, ou de disserter à leur sujet, vient des défauts ou de la pauvreté du langage, autant peut-être que de l'obscurité et de la confusion des pensées. De là vient que je peux saisir clairement et complètement mon âme, l'étendue, etc., sans être capable de les définir.

667. La substance appelée « bois », collection d'idées simples, (voir Locke, L. II, c. 26, s. 1 )

668. Mem (orandumj. Au sujet des lignes droites vues, les regarder à travers un treillis orbiculaire. (,-)

669. Est-il possible que les idées qui sont maintenant associées à de grandes étendues tangibles aient pu être associées à des étendues tangil)Ies moindres, vu qu'il ne semble pas exister de connexion nécessaire entre ces idées ?

670. Les spéculums paraissent diminuer ou agrandir les objets, non pas en changeant 1 angle optique, mais en changeant la distance apparente.

671. D'oLi la question suivante : L'aveugle croirail-il (pie les objets sont diminués par des verres convexes, ou agrandis par des verres concaves ?

(1) V. Locke, L. II, c. 23, s. .35. Oames reaies rerum jtroprietales contineniur in Deo. Que veut dire Le Clerc par ces mots ? Log. 1, cli. S. ^Note marginale de rautcur).

(2) Sens très douteux (loupe avec treillis ? fenêtre avec carreaux convexes?)

672. Le mouvement n'est pas une seule idée. Il ne peut être immédiatement perçu.

673. Accorder Fexistence aux couleurs dans l'obscurité, aux personnes qui ne sont pas en train de penser, mais non une existence actuelle. Il est sage de corriger les erreurs sans changer Je langage. Cela permet à la vérité de se glisser insensiblement dans les esprits.

674. Les couleurs existent dans l'obscurité réellement, c'està-dire s'il y avait de la lumière : aussitôt que viendra la lumière, nous les verrons, pourvu que nous ouvrions les yeux et cela, bon gré, malgré.

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