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Le Commonplace Book (1705) et la Siris

Le Commonplace Book et la Siris marquent les deux points extremes, le point de départ et le point d'arrivée de Berkeley dans sa carrière philosophique. Il existe, comme on peut s'y

(1) Defence, s. 15.

(2) Ibîd., s. 19.

attendre, un contraste frappant entre le cahier de notes de Trinity College et le dernier ouvrage publié du vivant de l'auteur, fruit des lectures et des méditations de sa vieillesse.

Notre premier devoir est de relever les différences les plus saillantes ; nous rechercherons ensuite les analogies entre le Commonplace Book et la Siris. (•)

lo Si nous exceptons un ou deux passages où Berkeley paraît hésiter entre Descartes et Locke (-), le sensualisme domine nettement dans le Commonplace Book : Tauteur réagit contre Descartes, essaie de réhabiliter la connaissance sensible. Les sens ne nous trompent pas. Ils font connaître tout ce que nous pouvons savoir des choses extérieures. Il n'y a rien de réel, en dehors des sensations. Il n'y a pas de substance matérielle inconnue. Descartes nous met en garde contre les erreurs des sens. Berkeley nous invite à prendre les sens pour guides.

L'esprit lui-même n'est qu'un amas de perceptions. Enlevez ces perceptions et Tesprit disparaît.

Enfin le plaisir est le souverain bien et doit être recherché du sage. Combien les mathématiciens ont tort de mépriser les sens !

En même temps, Berkeley laisse percer son mépris pour rintellect pur, contre les clernae verilales. Il aboutit ainsi au phénoménisme,

Dans la Siris au contraire, l'expérience sensible n'est regardée que comme la première étape de l'esprit vers la connaissance intellectuelle des choses. Les sens ne nous donnent que l'ombre de la réalité que l'esprit peut atteindre en s'élevant à la contemplation des principes universels de l'intelligence, des Idées divines.

« Les sens d'abord assiègent l'esprit. Les apparences sensibles sont tout en tous ; nous raisonnons sur les sens; nous limitons

(\) Cf. G. Lyon, Idéalisme cuif/lais au XVlll^ siècle, où raiilour établit un parallèle entre la philosophie des Principes et celle de la Siris. (7. aussi Fraser, Life of Berkeley, vol. IV, p. 21)6, éd. 1871.

(2) CmpL Book, p. 27.

nos désirs aux sens ; nous ne nous occupons pas des réalités et des causes, jusqu'au moment où Taurore de Tintelligence apparaît et éclaire ce paysage obscur. Nous apercevons alors le vrai principe d'unité, d'identité et d'existence. Les choses qui d'abord nous semblaient constituer le tout de l'Etre, ne sont plus que de vains fantômes, (section 294).

(( De la forme extérieure de touts grossiers, l'observateur pénétrant passe à la structure intérieure et aux corpuscules, et

des mouvements naturels aux lois de ces mouvements Ce

travail est le but de l'expérimentateur, du physicien qui veut utiliser les forces de la nature et réduire les phénomènes à des règles.

(I Mais si, poussant plus loin ses recherches, il s'élève du monde sensible au monde intelligible, il contemple les choses dans un nouvel ordre et sous un nouvel aspect ; il change de système et s'aperçoit que ce qu'il prenait d'abord pour des substances et des causes, n'est plus que des ombres flottantes, que l'esprit enferme tout, est l'auteur de tout, et constitue pour tous les êtres créés, la source de l'unité, de l'identité, de l'harmonie, de l'ordre et de la stabilité, (section 295).

« Les sens et l'expérience nous font connaître le cours et l'analogie d'apparences ou d'effets naturels ; la pensée, la raison, l'entendement, nous font pénétrer dans la connaissance de leurs causes. Quoique les apparences sensibles soient de nature changeante, instable et incertaine, comme elles ont d'abord occupé notre esprit, elles rendent, grâce à cette prévention

première, la tâche de la pensée plus ardue Elles sont

préférées dans l'opinion de la majorité des hommes à ces principes supérieurs qui croissent tardivement dans l'esprit de l'homme arrivé à sa pleine maturité et perlection.

(( Le sensible et le réel sont jugés une seule, et môme chose par les esprits ordinaires, quoiqu'il soit sûr que les principes de la science ne sont objets ni des sens ni de l'imagination. (^)

(1) Cf. aussi sections 30i, 305, où l'auteur distingue entre l'opinion et la science, d'après Platon, et 348, S-IO, où il traite de l'idée de devenir, de la connaissance sensible et intelligible.

« L'intellect et la raison sont nos seuls guides vers la vérité. »

(sect. 204.)

2° Une des conséquences du Principe proclamé dans le Commonplace Book^ de ce principe simplificateur des sciences, d'après lequel toute existence consiste à percevoir, ou à être perçu, et par suite toute réalité véritable est réservée à Tesprit, c'est qu'il n'y a pas d'intermédiaire entre Dieu et Fliomme, les idées perçues par chaque esprit fini, formant une sorte de discours cohérent, véritable langage de la Divinité prévoyante. De là les théories du symbolisme visuel dans V Essai sur la vision et dans VAlciphron. Dieu nous parle par chacune de nos sensations : il est visible dans chaque phénomène. Il n'y a pas de place pour les causes secondes dans ce système, où l'on rend manifeste le voisinage et l'omniprésence de Dieu. )) (*]

Or tout cela change dans la Siris. Soit que Berkeley se préoccupe de l'enchaînement des phénomènes naturels, abandonnés au vouloir divin dans sa première doctrine, soit qu'il se laisse entraîner à ses spéculations de métaphysique platonicienne, il croit avoir découvert, ou retrouvé, un intermédiaire entre l'Agent Suprême et la Nature : ce medium, est le feu intellectuel. Chose curieuse ! Il avait écarté cette même cause instrumentale, dans une note du Commonplace Book. «Anima mundi, forme substantielle, feu original, omniscient ; vertu plastique, principe hylozoïque, tout cela s'évanouit. » (-) Or voici que tout cela renaît à propos des vertus merveilleuses de l'eau de goudron.

« Cet éther, ou ce feu pur et invisible, le plus subtil et le plus élastique de tous les corps semble pénétrer tout le système de l'univers.

« Si l'air est l'agent ou l'instrument im.médiat dans les phénomènes naturels, c'est le feu pur et invisible qui est le premier

(I) Cmpl, Bool,\ dernière note, pp. 02, 17, oie.

(:i) lôid., p. 31. Cf. aussi Alciphron (L. VI, s. li), où il est question du feu créateur.

moteur naturel d où l'air tire son pouvoir. Cet agent puissant est toujours près de nous, prêt à agir, s'il n'était gouverné par la plus grande sagesse. Etant toujours agité et en mouvement, il vivifie la masse visible toute entière, est également propre à produire et à détruire; il distingue les divers degrés dans la marche de la nature, entretient un ordre perpétuel de généraration et de corruption, étant rempli de formes qu il produit et résorbe sans cesse. Il est si rapide dans ses mouvements, si subtil et si pénétrant, si universellement agissant, qu'il ne paraît pas autre chose que Tâmej végétative ou Tesprit vital du monde. » (sect. 152)

Il ne faudrait pas se méprendre sur la nature véritable de ce feu intelligent : ce n'est pas, à proprement parler, une cause, au sens philosophique du mot. Fidèle à sa doctrine générale, Berkeley réserve en effet la causalité aux esprits.

(( Il n'y a pas de preuve d'une cause corporelle ou mécanique étendue qui soit réellement et proprement agissante et le mouvement lui-même n'est qu'une passion. Voilà pourquoi, bien que je parle d'une substance active, le feu, il faut supposer seulement que c'est un instrument, ce qui est vrai de toutes les causes mécaniques quelles qu'elles soient... Lors donc que nous parlons de force, de pouvoir, vertu, ou d'action, comme existant dans des êtres étendus, ou corporels, ou mécaniques, cela ne doit pas être pris dans un sens vrai, naturel et réel, mais seulement dans la triviale acception populaire qui s'attache aux apparences et ne remonte pas jusqu'aux premiers principes des choses, (sect. 155).

« Sans causes instrumentales ou secondes, il ne pourrait y avoir de cours régulier de la nature et, sans régularité, la nature ne pourrait jamais être comprise... Aussi, dans le gouvernement de l'univers, les agents physiques, improprement appelés ainsi, ou causes mécaniques, secondes, instrumentales, sont nécessaires, pour aider, non le gouverneur, mais le gouverné. » (sect. 160j

(( . . . Dans le système du monde, un esprit préside, mais la cause immédiate qui meut ou anime toutes ses parties, est le feu pur élémentaire ou esprit du monde. La pai'tie la plus fine et la l)lus subtile, ou esprit, est supposée recevoir les impressions du

premier Moteur et les communiquer aux parties plus grossières de ce monde sensible, (sect. 161).

(( Un feu puissant gouverne tout sans bruit. Ce que nous nommons chaud, dit Hippocrate, me paraît quelque chose d'immortel, qui comprend tout, voit et connaît le présent et l'avenir. » (sect. 174).

3° Berkeley aborde le problème de Torigine des idées et adopte une position intermédiaire entre l'empirisme et le réalisme : Il se rallie à Tinnéité de lintelligence elle-même.

Nihil est intellectu quod non prius fuerit in sensu, nisi ipse inlelleciiis.

On se souvient que dans sa première philosophie, il n'avait admis que la sensation, les idées, dans la formation de Tesprit.

On peut mesurer le chemin parcouru du Commonplace Book il la Siris par le passage suivant de ce dernier ouvrage :

ff Ce philosophe (Aristote) croyait que Tesprit de Thomme est une table rase el qu'il n'y a pas d'idées innées. Platon, au contraire, croyait à ces idées premières^ c'est-à-dire à des idées qui ne sont et ne peuvent jamais être données par les sens, telles que les idées d'être, de beau, de bon, de semblable, d'égal. Quelques personnes, peut-être, croiront que la vérité est celle-ci : qu'il n'y a strictement pas d idées, ou objets passifs dans l'intelligence autres que celles qui dérivent des sens, mais qu'il y a aussi outre ces idées, les actes, opérations propres de l'esprit, telles sont les notions. » (') (sect. 308).

Du rapprochement que nous venons de faire, il résulte que les diiïérences fondamentales que l'on peut établir entre le Berkeley de 1705 et celui de 1744 se réduisent à celles que nous avons énumérées. Un fait essentiel se 'dégage de cette comparaison : l'esprit de notre philosophe a évolué du sensualisme de Locke au rationalisme de Platon.

Rien n'est plus aisé que d'apercevoir ces différences : il suffit de lire quelques pages au hasard pour les constater.

(1) Siris, sect. 308-310.

11 nous reste une tâche plus délicate à accomplir : c'est de suivre jusque dans cette exposition finale du système les doctrines de jeunesse qui sont restées dans la Siris. Car il y a des points de contact nombreux entre cette œuvre de maturité, les Principes et le de Motu et, par suite, entre elle et Fopuscule dont nous achevons Fétude.

Ce serait en effet une erreur de croire que Berkeley a renié ses théories favorites. Nous avons montré ce qu'il y avait de nouveau dans la Siris: il s'agit de retrouver maintenant ce qui persiste, ce qui n'a pas subi de changement. Nous prouverons ainsi que le lien qui rattache la philosophie de jeunesse à la philosophie de Tâge mûr, n'a pas été rompu. Nous atteindrons ce but, sans forcer le sens des mots, sans analogies trompeuses; nous suivrons la méthode que nous avons appliquée dès le début de ce travail qui consistée faire parler Berkeley lui-même.

1° Une des grandes préoccupations de notre philosophe, dès ses premiers écrits, a été d'écarter, de ruiner môme, toute idée de substance matérielle^ incréée et indépendante de Fesprit, de nier Fespace et le mouvement absolus, et de ne reconnaître qu'une réalité, un agent véritable, Fesprit.

Le philosophe de la Siris n'a point abandonné ces doctrines, seulement il produit le témoignage des anciens en leur faveur ('). « Ni Platon, ni Aristote n'entendaient par matière, une substance corporelle, quel que soit le sens que les modernes donnent à ce mot. » {^)

(( Suivant ces philosophes la matière n'est que para potentia^ une simple possibilité. (')

« Puisque la matière est conçue comme privation et simple possible, puisque Dieu est la perfection et Faction absolues, il suit de là qu'il existe la plus grande distance et opposition imaginables entre Dieu et la matière. (^)

(1) Siris^ sect. 311, 312, 317, 318, 319.

(2) Ibid., s. 317.

(3; Ibid., s. 318.

(4) Ibid., s. 319.

« En ce qui concerne l'espace absolu, on fait observer, dans le Dialogue Asclépien, que le terme espace, ou lieu, n'a pas de sens par lui-même, et Plotin ne reconnaît d'autre lieu que l'ame ou Tintelligence, car il affirme expressément que Tâme n'est pas dans le monde, mais que le monde est dans Tâmo. (^)

(( A l'égard de Fespace absolu, ce fantôme des philosophes physiciens et géomètres, il suffit d'observer qu'il n'est perçu par aucun sens, prouvé par aucune raison, et par suite qu'il était considéré par les plus grands philosophes anciens comme chose purement visionnaire. De l'idée d'espace absolu naît l'idée de mouvement absolu et sur ces idées se fondent les notions d'existence extérieure, d'indépendance, de nécessité et de fatalité. {')

(( Consultons nos propres idées et notre raison, aussi bien que l'expérience, sur l'origine du mouvement et la nature, les propriétés, les différences respectives de Tâme et du corps, et l'on s'apercevra clairement, si je ne me trompe, qu'il n'y a rien d'actif dans ce dernier. (^)

(( Sir Isaac Newton demande si les particules des corps ne possèdent pas certaines forces ou pouvoirs, par lesquels elles agissent les unes sur les autres ainsi que sur les particules de lumière, pour reproduire la plupart des phénomènes naturels. Mais, en réalité, ces particules ne sont mues que pr»r certaines lois naturelles, par quelque autre agent où réside la force qui n'est pas en elles-mêmes, parce qu'elles-mêmes n'ont que le mouvement : ce mouvement dans le corps mû, les péripatéticiens le jugent avec raison comme une simple passion, alors que le moteur est la source de Taction. (^)

« Bien que des fantômes tels que les forces corporelles, le mouvement absolu, l'espace réel, passent en physique pour des causes réelles^ ils ne sont vraiment que des hypothèses et ne peuvent être l'objet de vraie science (^). . . »

(i; Siris, sect. 270.

(2) Idid., s. 271.

(3) Ibid., s. 248.

(4) Idid.^ s. 250

(5) I5id., s. 293.

2** Nombreux sont les passages de la Siris où nous pouvons en tendre, CO m me dans ceux qui précèdent, un écho des Principes et du de Motii^ sur la passivité de la matière et Finefficacité des causes physiques. Non moins nombreux sont ceux où l'esprit est considéré comme le seul agent véritable. C'est la contrepartie de la théorie, la partie constructive. Cette dernière est prédominante dans la Siris : on dirait que, prenant pour accordés les résultats de la discussion dans ses ouvrages antérieurs, auxquels il se contente parfois de renvoyer le lecteur, Berkeley donne libre carrière à son idéalisme, et n'envisage plus que ce qu'il regarde comme la réalité dernière, Tesprit fini ou l'esprit divin. La matière est passive, et toute passivité est imperfection. Il n'y a aucune imperfection en Dieu, esprit pur, qui ne connaît rien par les sens, mais par l'intellect. Est-ce que Berkeley n'avait pas auparavant repoussé l'idée d'attribuer l'étendue à Dieu, comme une hypothèse dangereuse et contradictoire? (^)

Dieu ne peut être qu'un esprit (^) ; il est aussi le Moteur suprême (^), le premier Agent. « La force qui produit, l'intelligence qui ordonne, la bonté qui parfait toutes choses, est l'Etre Supreme. » (^)

Enfin il est immanent au monde, tout en étant distinct du monde (^). « Aristote déclare que la force ou influence divine, pénètre l'univers entier : ce que le pilote est dans le navire, le conducteur dans le chariot, la loi dans la cité, le général dans l'armée. Dieu l'est dans le monde )) {^). Mais il faut expliquer la pénétration de l'univers par Dieu au moyen de la force et non de l'étendue. [')

S'' Le monde est soumis à la volonté divine ; mais cette volonté est raisonnable et ne dépend pas du caprice. Elle a établi des

(1) Cmpl. Book^ p. 52.

(2) Ibid.^ p. 10; Siris, sect. 320, 321, etc.

(3) Siris., s. 291

(4) Ibid., s. 320.

(5) Ibid., s. 324 et 330. — Cmpl. Book, dernière note. — Alciphron^ L. IV, etc.

(6) Ihid., s. 328.

(7) Ibid., s. 239.

lois générales, un cours de la nature, qui permet aux esprits finis, de prévoir les effets naturels des phénomènes.

« La nature, dit le Commonplace Book,{^) n'est que Tordre des choses établi par la libre volonté de Dieu. D'après mes principes, il y a une rerum naliira. {'^) — Un agent incorporel, relie, meut, dispose tout suivant les règles et les fins qui lui paraissent bonnes, répond le philosophe de la Sir:s ; on ne sait pas quelles sont les autres différentes règles ou lois du mouvement qui auraient pu être établies par l'Auteur de la nature. » C')

Malgré cette contingence relative du monde sensible, il y a des lois qui, (( si elles n'étaient fixes et constantes, cesseraient d'être des lois. C'est pourquoi il y a dans les choses une certaine constance appelée le cours de la nature.» (^)

Nous pouvons nous borner à ces différences et à ces analogies essentielles entre le Journal de jeunesse et la Siris. Nous pourrions aisément faire porter le parallèle sur d'autres points secondaires et noter, en terminant, les différences de forme et de ton qui frappent l'esprit du critique, au premier abord. On verrait comment l'amour des spéculations métaphysiques, critiqué dans le Journal inspire le philosophe dans la Siris^ comment il en est arrivé à repousser l'opinion de la foule à laquelle il se ralliait autrefois ; comment enfin le sens du mystère de la nature, le sentiment de la faiblesse de l'intelligence humaine, lui ont fait perdre l'assurance fière de sa jeunesse et sa confiance excessive dans le « Principe. »

Mais pendant que nous multiplierions ainsi les différences, nous perdrions de vue les points de contact entre les deux œuvres.

(1) Cmpl.Book, p. 49 et 58.

(2) Ibid., p. 83.

(3) Siris., sect. 237 et 235.

(i) Ibid., s. 234.

bepuis le Commonplace Book, Berkeley n'a rien oublié des théories de jeunesse, mais il a beaucoup appris, il a présent à Tesprit, ce qu il a écrit autrefois, mais il le domine, il le rectifie, il le complète. Il Fatténue parfois, car il est plus calme, et la sérénité de la vieillesse a remplacé Tenthousiasmc des jeunes années.

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