Au nombre de cinquante-quatre, toutes aux armes de Louis
3. D'après une note de Gaignières {Coll. de P. orig., dossier Bueil, 1, 51), le tombeau se trouvait à gauche et au milieu du chœur, du côté des chaises des chanoines. Gaignières dit seulement « grand tombeau, sur « lequel est représenté un seigneur que l'on croit être Louis de Bueil, « baron de Mermande. » La note est accompagnée d'un croquis. Sur la face antérieure, trois écussons aux armes de Bueil et de Sancerre, brisées d'un lambel qui rend l'attribution de Gaignières très vraisemblable. Dessus, un chevalier étendu et armé, les mains jointes, la tète sur un coussin. Au-dessus de sa tête, un édicule gothique, flanqué d'un côté d'un casque et de l'autre d'un carquois rempli de flèches. Ce croquis est reproduit par M. Hucher {Monum. funéraires de la famille de Bueil, p. 10). D'après la tradition, ce tombeau aurait été le plus remarquable de ceux de la collégiale. 11 est assez probable que l'une des cinq têtes, conservées au musée de Tours et provenant de la collégiale, est celle de la statue de Louis. Toutefois, il serait difficile de préciser davantage. — En février 1471 (Compiègne), le roi Louis XI, à la requête de Jean le Texier, amortissait la terre et maison du Chesne (paroisse de Neuvy, près B«eil, barounie d'Amboise), donnée par Le Texier au prieuré de Bueil, pour la fondation de trois messes par 'semaine, destinées au repos de l'àrae de feu son maître Louis de Bueil. La requête est accordée à la demande du sire de Bueil, comte de Sancerre, fondateur du prieuré. — Reg. du Trésor des chartes, 201, p. 84 r". — Texier figure dans l'enquête faite sur J. de Daillon, en oct. 1446 (P. Just., à cette date, et plus haut, p. cxl), comme un familier des Bueil.
4. « Et pour ceste maie fortune, dit Escouchy (I, 109), le Roy et gene- « rallemenl tous les nobles hommes là estans et aussy les dames et damoi- « selles furent moult desplaisans, non pas sans cause; car, selon la rela- « cion de ceux qui bien le cognoissoient, estoit l'un des escuiers de tout « ce party le mieux et le plus renommé de plusieurs haultaines et bonnes « condicions. »
5. Chronicte of Fabyan, l. c. — En février, le Roi achète onze aunes
cliv INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [1431
Louis de Bueil laissait deux fils naturels, Jacques et Thomas, qui furent plus tard légitimés par Louis XI ^ L'aîné, Jacques, sire du Bois et de Fontaines 2, devait être, dans la maison de Bueil, la tige de la branche de ce nom. Quant à Jean V, il se trouvait, par la mort de son frère, être le seul mâle adulte de la famille'.
Jean IV de Bueil avait légué à son fils, entre autres biens, la seigneurie bretonne de Châleau-Fromont, qu'il tenait de son oncle Pierre d'Avoir '•. Dans l'été de l'année ^ 431 , Yolande, reine douairière de Sicile, toujours soucieuse d'unir la France et la Bretagne, mariait sa fille ^ au comte de Montfort, fils du duc
de velours cramoisi et douze aunes de satin de même couleur a à Guil- (' laurne de Mazollan, marchant suivant la court..., draps donnés à Jehan « de Chaalons, escuier d'Angleterre, lequel estoit venu faire armes à « Tours, audit mois, devant ledit seigneur. » — Escouchy-Beaucourt, III, 252-254, et I, 109.