Vallet de Vir., Hist., III
4. L'on sait que, quelques mois plus tard, au commencement de 1450, Agnès, bien qu'enceinte, accourait de Touraine à Jumièges, pour avertir le Roi des menées du Dauphin. Elle y tomba malade et mourut, d'après Chartier (ch. 213), le 1 1 février 1450 (le 9 févr. d'après la Chron. Martin., fol. 240 et s.). Ainsi que le remarque Vallet de Vir., la scène que nous venons
cU INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. (1449
Cependant, tout en hésitant, le Roi avait concentré ses troupes sur la frontière ^ Aussi, au mois d'août, la guerre étant résolue, (Charles put, sans délai, faire entrer son armée en Normandie2. Lui-même, la suivant de près, traversa Vendôme, puis Chartres et Évreux.
L'on sait qu'à ce moment, quatre armées françaises envahissaient à la fois les possessions ennemies''. Le duc de Bretagne et son lieutenant général, le connétable, entraient au sud-ouest, par la basse Normandie ; le duc d'Alençon venait par le sud. La troisième armée était commandée par Dunois, comme lieutenant général du Roi. Les comtes de Nevers, de Clermont, le maréchal de Jalognes, Pierre de Rrézé, Gaucourt, Floquet, Saintrailles en faisaient partie, outre Jean de Bueil '•. Enfin, les comtes d'Eu
de raconter dut se passer au mois de juillet, à Chinon, où se trouvait la cour (Berry, p. 434). Elle est en tous cas antérieure à l'assemblée des Roches-Tranchelion.