‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 111 sur 321 · Près de la porte des Chartreux · texte numérisé non relu

Près de la porte des Chartreux

l«Lï"*i '*l' ^'■''^î''' ^^^^''"^ «descendus de cheval. Bueil, placé près de •jr 1 Beauvais.s, avec Clermont et Jalognes, ne prit point part à l assaut. - Chartier, II, ch. 201. Escouchy, I, 215.

cixij INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. fl449

consentements L'action terminée, Charles témoigna à ses officiers le mécontentement que lui avait causé cette imprudence, « en remonstrant, par la raison de guerre, que ainsi ne devoit estre fait^. » Cette réprimande prouve que Charles VII était assez compétent, en matière militaire, pour se risquer, tout souverain quil était, à faire, en public et devant ses capitaines, la critique des opérations.

La rébellion continuant, la ville tombait au pouvoir des Français le -19 octobre. Quant au château et au palais^, à l'attaque desquels Bueil contribua, ils capitulèrent quelques jours après ■*. Les Anglais restaient libres de se retirer où bon leur semblerait. En revanche, ils s'engageaient à rendre Caudebec, Tancarville, Honfleur, Arques et Montivilliers. Ils devaient aussi payer cinquante mille saints d'or au Roi et six mille aux négociateurs. Pendant que Sommerset s'en allait à Harfleur, Talbot était laissé comme otage avec plusieurs autres seigneurs anglais, parmi lesquels les fils de lord Bergavenny et du comte d'Ormond^.

1. Charlier (ch. '^02) se trompe donc lorsqu'il dit que le Roi ne vint que jusqu'à Darnclal , ;\ (juelque distance de Rouen. — Basin (1. 4, cil. xix) dit que le Roi, alors a Louviers, donna son consentement à cette tentative, bien qu'il n'ajoutât pas grande foi aux promesses de la dé|iutation rouennaise. — D'après Chartier, Escouchy et Gaguin, l'assaut aurait été ordonné par le Roi lui-même.

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