partie, commencement du ch. m
ccxcvj INTRODUCTION LITTÉRAIRE.
de tous les temps, on pourrait être tenté de taxer de cynique cette façon de séparer la théorie de la pratique. Et cependant, beaucoup de ces hommes, parmi lesquels il faut compter Tauteur du Jouvencel, étaient absolument sincères'.
Après de longues discussions sur la situation militaire, le roi Amydas se résout à attendre l'attaque de l'ennemi qui se voit, faute de vivres, placé dans rallernalive de passer à l'offensive^ ou de battre en retraite. Le Roi lui accorde généreusement la paix, en quoi il est blâmé par l'auteur 3. En effet, le traité est à peine conclu qu'Amydas est attaqué de nouveau '^ et de nouveau vainqueur.
Des envieux apprennent alors au Jouvencel que le Roi possède un fils qui sera son héritier. Cet enfant a été, peu auparavant, caché à l'étranger, afin que le Jouvencel, alléché par l'appât de l'héritage de son beau-père, ait plus de cœur à la besogne^. Le Jouvencel accueille cette nouvelle avec un calme qui nous étonne et déclare hautement qu'il ne portera pas la main sur un héri-
t. Ici (commencement du ch. m) se place une longue digression sur les Gages de bataille qui ne parait guère à sa place dans celte partie du roman. Un messager apporte au Jouvencel les ordonnances faites sur ce sujet par Philipi)e le Bel, ce qui motive de la part de l'auteur (ou du copiste) la très juste réilexionque le Jouvencel a bien autre chose à faire en ce moment ([u'à s'occuper des gages de bataille. C'est sans doute par une interversion du copiste que ce morceau, destiné à servir de justification à la description du combat eu champ clos et du duel {Jouv,, 2° partie, ch. xxi), a été placé ici fort mal à propos. — V. Introd. biogr., p. clj et ss. — Ordonnances des Bois, l, 435 {Ordonnances de Philippe IV datées de 130C). — Cérémonies des gages de bataille. Paris, 1830, Crapelet. — Traité des duels de Savaron, i)lat[., in-8*. Paris, 1610, A. Périer (p. 93 et ss.). — Wulson de la Colombière, le Vray théâtre d'honneur et de chevalerie, Paris, 16i8.
2. Comme nous l'avons dit souvent , on considérait alors l'offensive comme la perte de toute infanterie.
3. Jouv., 3" partie, milieu du ch. m. — V., Introd. biogr., ch. xv, la situation toute semblable du roi Louis assiégé dans Paris.
^. V., chap. XV et xvi de Vlntrod. biogr., les suites de la guerre du Bien Public. — Les faits de ce genre étaient alors si fréquents que l'auteur ne prend pas m<Mne la peine de nous expliquer la c^iuse de celle rupture. Ici se place l'entrevue de Jean llclphy (Falstatl") avec le Jouvencel (Introd. biogr., p. Ixviij et ss.). Kilo est suivie de la détrousse du Capitaine étranger [Ibid., p, xliv et ss.).