Var. : « la vorito do la chose. » Ed. Vérard et Lenûir
2. C'est le sire do Retz, capitaine de Sablé. (Voir Commentaire, XVIII, et la note qui est au commonccmont de ce chapitre.) Crathor est Sablé.
« je vouldroye que vous eussiés les fièvres; car se « vous ne fussiés [venus], nous eussions aujourd'huy « prins ceste place. Il nous en fault aller, puisque le « jour est levé. »
Ainsy s'acheminèrent les ennemys et emmenèrent le Jouvencel et Jehannin l'archier, prisonnyers et firent leur ordonnance en ceste manière. Hz povoient bien estre cent lances et trois cens archiers avec deux cens hommes de pié ou environ. Sy mirent xx lances devant et puis tous les archiers et les gens de pié après et les prisonnyers ; et demourerent quatre vingtz lances pour faire l'arrière-garde. Et c'est une des principalles subtillitez de la guerre. Quant l'en est au retour d'aucune entreprinse, on doit tousjours lessier le plus fort derrière pour résister aux survenans et aux empechemens soudains, pendant que les autres se mettroient en arroy, comme firent ceulx de Grathor à ce retour. Car ilz se doubtoient d'estre surprins et ne s'attendoient pas du tout aux paroUes du Jouvencel, et pour cause. Car, comme dit Virgille, es vaincus n'a pas grant fiance.
Si chevauchèrent tant qu'ilz arrivèrent en la ville de Grathor. Et là furent le Jouvencel et Jehannin l'archier prisonnyers et mis à renchon. Si demourerent au chasteau à tenir prison par aucun temps. Et c'est la fin de ce présent chappitre, qui demonstre évidemment et mect en effect le commencement^ d'icellui.