‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 265 sur 321 · IJouge, petit coflre ou sac servant de valise · texte numérisé non relu

IJouge, petit coflre ou sac servant de valise

que leurs gens s'estoient mys au pillaige et estoient bien aises de gaignier et de prendre partout ça et là sans débat et sans coup ferir. Touteffois, comme Dieu le voult, Gervaise rallia dix ou douze de ses gens à grant paine et vint secourir le Jouvencel au plus tost qu'il peut ; mais le Mareschal fist plus de trois tours environ la ville, avant qu'il sceust riens du bruyt et de la noise. Car il estoit environné de gens, qui là estoient entour lui, qui parloient à lui et lui rompoient toute la teste. Et en y avoit pluseurs qui eussent bien voulu estre tousjours arrière des horions, combien qu'ilz feissent grant manière de désirer le hustin. Neantmoins le Mareschal les fist taire et tellement qu'il ouyt et entendit le bruyt de la bataille. Si s'en vint tout droit au secours et trouva le Jouvencel et Gervaise si fort pressez que à paine se povoient-ilz deffendre ; car ceulx du logis se rallioient de toutes pars contre eulx. Mais le Mareschal et ses gens, qui se boutèrent parmi eulx, rompirent la bataille et en emportèrent par terre sans nombre. Ceulx qui povoient eschapper s'enfuyoient ça et là qui mieulx mieulx ^ ; et leur cappitaine se retray au coing d'une maison et là se deffendit bien vaillamment. Mais neantmoins il ne se sceut si bien deffendre qu'il ne fust prins ; et se rendit à ung nommé Ambroise Jusel, qui le mena au Jouvencel, qui lui demanda son nom; et il respondit que on l'appeloit Guillaume Boucqueton ^. c< Vous estes

Page 1