En marge dans 1p ms. A. : « Qui est Sablé
coux de gens de bien celluy jour, qui firent grant service à la besongne, et les aucuns mors; Dieu leur race pardon ^ !
Quant le Jouvencel fut retourné à Crathor, ses ennemiz murmurèrent fort contre lui, et meismement ses amyz et ceulx de son parti, pour l'envve cju'ilz avoient de ses bonnes fortunes ^ que Dieu lui envoyoit. Mais tousjours son recours fut à Dieu et v avoit sa seulle tyance et espérance. Il n'avoit point d'orgueil et ne reputoit jamaiz les choses venir de soy et ne pensoit jamaiz avoir bien fait; mais disoit tousjours en son cuer que Dieu lui avoit fait grant grâce.
11 advint par une espace de temps que les ennemiz firent une grosse entreprise sur Crathor, et dirent qu'ilz rueroient jus le Jouvencel et sa compaignie. Et ainsi qu'ilz chevauchoient droit à Crathor^, rencontrèrent le Jouvencel, qui, tantost qu'il les advisa, donna des espérons, lui et les siens, au travers d'eux, tellement que, par la voullenté de Dieu, il les desconfit ^.
Et est vray que le Jouvencel ne mettoit jamaiz nulz coureurs devant, sinon gens desarmez, qui alloient en tappmaige et en façon qu'on ne les appercevoit point a leur povoir. Et, se on les véoit, ilz alloient par telle manière que leurs ennemiz ne se effraioient point. Et se d'aventure en avoit aucun priz, on lui deffendoit
tier (ch. 78 et 79) de Ja levée du siège de Saint-Gélerin et de la L^rrixï) "''' ' Beaumont-le-Yicomte. (Voir aussi Commen- 2. Var. : « pour l'onneur qui lui estoit donné. « C
CratW T^T "^r ^" '"''■ ^- •■ ' ^"^ ''' ^'^^' '' '' ^^t«"d pour Ciratùor et pour Luc. »