‹ Le Jouvencel (volume 2)Chapitre 7 sur 321 · Ce surnom a aussi été attribué à La Hire et à d'autres · texte numérisé non relu

Ce surnom a aussi été attribué à La Hire et à d'autres

6. Marchenoir, entre Cbàteaudun et Blois (Loir-el-Cher). — Tringant, VI et vil. — Cet épisode est aussi rapporté en grand détail au Jouvencel devant Jîscalon (2* ]>artie, ch. vu). 11 n'y est i)as question de La Hire, mais du capitaine de Craihor (Guillaume de Brézé) et du sire de lioquelon (Ranclon). Le sire de Ghamblay (Fromcnlièrcs : voir la note un jiou plus bas) était alors blessé. — D'après le Père Anselme (VIll, 270), Guillaume de Brézé était l'oncle du fameux Pierre H de Brézé. Aussi figure-l-il au Jouvencel comme un homme d'âge. Sa mère était Marguerite de Bueil, femme de Jean H de Brézé et su'ur de

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Hire, ayant remarqué que celte garnison, lorsqu'il allait courir devant la place, s'avançait imprudemment, cacha, durant la nuit, une partie de sa troupe dans des fumiers voisins de la porte de la ville ^. Puis il fit secrètement scier, avec une lime sourde, une barrière flanquée de fossés et placée un peu plus en avant. Enfin, il divisa son corps principal en deux détachements, dont l'un devait aller courir devant la place, tandis que l'autre était destiné à rester en réserve et hors de vue. Ces dispositions étaient à peine prises que le jour parut et que les portes de la ville s'ouvrirent. « Et saillirent hors paiges, femmes et chiens, « et allèrent veoir les fossez, les hayes, les buyssons, les caves, « de devant la place, sçavoirs'ilz trouveroient riens. » Puis, c'est le tour des chevaux, que l'on mène sans défiance à l'abreuvoir. Le capitaine de Grathor^ ordonne alors au Jouvencel de faire monter ses fantassins en croupe derrière les cavaliers et de cou-

Jean IV de Bueil. Guill. eut procès, en 1434, contre Pierre Éveille- Chien, et était présent au contrat de mariage de sa nièce, Françoise de Brézé, qui épousa en 1437 Bertrand de Beauvau. Il est mentionné comme écuyer, seigneur de Cherzay et procureur de Jean de Bneil, dans la vente de la seigneurie de Chàteau-Fromont, à la date du 20 juillet 1431 (v. ch. IX et P. Just. à cette date). — Le sire de Raneton nous est inconnu. — Marchenoir fut repris par les Français, dans la môme semaine où ils délivrèrent Montargis sous la direction de La Hire et du bâtard d'Orléans (juillet-sept. 1427), el peu avant le siège du Lude (fin de 1427). La France était alors en trêve avec la Bourgogne; mais cette trêve, plusieurs fois prolongée, fut fréquemment violée (notamment en mai et en juin). La garnison de Marchenoir pouvait donc bien être formée de Bourguignons, d'autant qu'ils s'en étaient emparés en 1424. Les Reg. des Comptes de la ville de Tours (R. XXllI, fol. 114 et v, nov. 1425 à oct. 1426) nous montrent Marchenoir déjà assiégé par les Français en 1426. En 1428, Marchenoir fut de nouveau pris par les Anglais, puis repris par les Français après la bataille de Patay (1429). — Chronique de la Pucelle, par Guill. Cousinot (de Monlreuil), éd. Vallet de Viriv. Paris, 1859, in- 12. La Geste des Nobles, par Guill. Cousinot (le chancelier), éditée dans le même volume par V. de V., mentionne, en 1427, le recouvrement du château de Marchenoir, comme dû à des prisonniers qui y étaient renfermés. — Hist. de Charles VII, par Vallet de Viriv., I, 478, et II, 27 et s. — Id., par M. de Beaucourt, II, 27 et s., et ch. viii.

1 . Comme l'agriculture n'utilisait pas alors les fumiers, ceux-ci s'accumulaient sans cesse. A Marchenoir, ils élaient du moins hors ville; mais, à Tours, ils rendaient la rue Maufumier impraticable. — V Reg. municipaux de Tours.

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