Var. : « dit. » B. — « advisé, » C. F. — Éd. Vérard
les adversaires de nostre souverain seigneur, le Roy. Et, puisqu'il a p]eu à Dieu tant nous advancer, il est expédient et convenable nous y gouverner et entretenir en telle façon et manière que Dieu et le monde soient contens de nous ; c'est assavoir que, premièrement, justice soit gardée entre nous et loyaulté tenue tant à amys que à ennemys, en tant que touche les saulfconduitz et sceuretés S qui seront baillez de par nous ou à nostre asseurance, adfin que les marchans et gens de labeur puissent aller et venir entour nous sans destourbier. Car, se nous voullions destruire et desrober les marchans et bonnes gens allans et venans en ceste ville ou à l'environ ne ou pais, nous destruirions nous-mesmes et mettrions le pais à povreté, qui seroit nostre grant dommaige et deshonneur. Et pour ce, s'il plaist au Roy nostre sire nous bailler ordre de vivres ou souldée d'aucun payement pour nous soustenir, nous le servirons en tous ses affaires et obeyrons à ses commandemens, ainsi qu'il appartient et faire le devons, sans lever ou exiger aucune chose sur les habitans de ce païs icy . Et, s'ainsi est que, pour avoir d'autres affaires ou moyennant le conseil d'aucuns, il soit troublé et desconseillé en manière qu'il ne nous puisse donner provision de payement ou de gaiges *, il nous faudra lever de nous-mesmes vivres et finances, tant sur ceulx de nostre obéissance conune sur nos enne-