Var. : « fuste. » B. Éd. Yénrd
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« qui par orgueil entreprent querelle ou guerre sur « autruy, supposé qu'il vaincque et viengneau dessus, € ne doit pas estre nommé victorien, mais tirant ou € persécuteur. Et c'est quant au premier point que € j'avoye proposé dire devant vous.
€ Au second point, touchant la querelle qui est € menée par envye, vueil procéder en brief, adfin que « mes parolles ne vous ennuyent. Envye à propre- € ment parler est la droitte nourrisse "^ de hayne, € et n'est autre chose fors ire endormye soubz dissi- € mulacion. Et bien vous asseure que la guerre, qui € au commencement se engendre par envye, est la « plus périlleuse, et s'en ensieut plus d'inconveniens « que d'autres guerres. Par elle nous avons veu mainte ^ noble maison déshéritée et mise au néant ; par elle € a esté la noble maison de France en si grant dan- € gier qu'il n'est mestier du réciter^. Et certes ceste € envyeuse guerre a tousjours mauvaiz commence- « ment, pire moyens et aussi très mauvaise fin et € s'engendre entre les princes et seigneurs d'une « mesme auctorité, et le plus souvent entre les parens. « Car c'est sa nature de tousjours vouUoir desjoindre « ce qui est le plus joinct et uny. Et, quant le deable « veoit qu'il ne puet autrement ouvrir la voye de dis- « cention, il mect en termes ceste furie ^ infernalle « par le moyen de flaterie ou d'ambicion. Et vraye- « ment ceux qui sont les plus fors en ceste querelle, € sont en la parfin les plus pugnys, quant ilz ont tort « et qu'ils ont commencié ceste guerre contre raison.
1 . Var. : « le propre nourrissement. » Éd. Vérard et Lenoir.