‹ Le Jouvencel (volume 4)Chapitre 65 sur 324 · Tringant, XXIX · texte numérisé non relu

Tringant, XXIX

5. Tringant, XXX. -«• Entr'autres, sur André Trollop et sur un person-

Ixxxiv INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. [tiêO

prise de la ville et du château de Salnte«Suzanne, dans le Maine. C'était encore un tour joué à Mathieu Gough, qui, bien que commandant la forteresse, était alors absent. Un gentilbomme anglais, du nom de Jean Ferremen, qui avait épousé une Française du Maine, promit de livrer la place. Il devait chanter une certaine chanson, pour indiquer qu'il était de garde aux remparts. Au jour dit, Bueil et ses hommes vinrent jusqu'au pied de la muraille et, le signal étant donné, dressèrent leurs échelles contre le château. En un instant, il fut escaladé. Alors ils se répandirent dans la ville en criant : « Saint-Denis, ville gagnée. » Les Anglais, surpris, ne purent résister. Ils furent feits prisonniers ou durent se sauver en chemise par-dessus les murs. a Ledit seigneur de Bueil et ses compagnons y gagnèrent beau- « coup d^avpir et de richesses ; car c'estoit la plus riche place « et la plus forte de tout le pays et celle qui plus de mal faisoit c et plus nuisoit es pays d^Aniou et du Maine * . » Aussi, lorsque, peu après, les Français durent lever le siège d'Avranches', Bueil^ évacuant Saint-James-de-Beuvron^, vint se retirer dans Sainte- Suzanne et refusa de s'en dessaisir, à la grande colère de son légitime propriétaire, le duc d'Alençon^. Nous pouvons tirer de Taffaire de Sainte-Suzanne la. preuve

nage qui est nommé^ dans certains manuscrits, Jeannequin Bachelier, et, dans d'autres, Pasquier ou Jean Basquet. Le même personnage est employé, en 1447, aux négociations pour la délivrance du Maine. — Escouchy, t III, p. 175. — Bibl. de VÉc. des chartes, 2* série, l. III, fol. 112. Ce dernier trayail, tiré par Vallet de Viriv. d'une chronique anglo-normande inédite, indique à tort l'année 1429, pour la date de la prise de Sainte-Suzanne, au lieu de déc. 1439. — V. Rosier des giterres, fol. 160 ▼•, Chron. du MonUSaint'Michel^ I, 40, et, plus haut, p. Ixxxij, en note.

Page 1