Mém. d'un bourgeois de Paris, p
5. Le 12 juillet, Charles VII était encore à Tours ; le 21, à Orléans; le 6 août, à Troyes ; puis à Chaumont ; le 1 1 septembre, à Épinal ; puis à Nancy (Vallet de V., 111, 33, note). Entre Chaumont et Épinal, Charles dut aussi passer par Langres, déjà abandonné par son fils. — V., aussi, Tuetey, Écorcheurs, II, 517, et, pour l'itinéraire du Dauphin, ibid., 1, 371.
6. Le commandement en était confié à Brézé. — Escouchy, I, U» et, plus bas, fin du chap.
1444] INTRODUCTION BIOGRAPHIQUE. xer^
L'armée du Dauphin devait se monter à une trentaine de mille hommes, parmi lesquels plus de vingt mille cavaliers ^ Le reste n^avait que peu de valeur, à Pexeeption toutefois d'un formidable matériel en artillerie, armes et munitions, évidemment destiné à d'importantes opérations de siège.
Bien qu'âgé de vingt et un ans seulement ^^ le Dauphin venait de faire brillamment ses preuves à Dieppe et dans le Midi, où il avait commandé en chef. Sa nomination à ce nouveau commandement avait un double avantage : donner un élément à Tactivité Inquiète de l'héritier du trône, dont le Roi redoutait l'esprit d'intrigue ^^ et mettre ces bandes, d'origine et de nationalités diverses^ sous une haute autorité, dont la présence suffirait, en outre, à les rassurer sur la destinée qu'on leur réservait. Louis n'était cependant pas en situation de se passer complètement de mentor. On lui adjoignit donc un conseiller militaire dans la personne de Jean de Bueil. « Monseigneur le Daulphin^ dit a Tringant, l'avoit faict son lieutenant et capitaine général sur
1. Ceci résalte de plusieurs indications quasi- officielles : 1* Les nobles autrichiens ayaient promis au Dauphin le logement et l'entretien de 25,000 chevaux. V. Tuetey, 1, 150, et II, 125 et s. {Ambassades auprès du roi des Romains) et Sxcular Schrifl, p. 49, Lettre d'jEneas Sylvius à Jean Guers. — 2<' Le Conseil de Bâle, dans sa lettre du 3 sept. 1444, aux députés des villes allemandes, réunis à Nuremberg (V. l'article de Fechter, Basler Taschenbuch, 1864, p. 135), estime ces forces à 20,000 chevaux de combat, présents sur le terrain. — 3* Enfin, au moment où l'armée du Dauphin prenait ses quartiers d'hiver en Alsace, elle comptait un effectif de plus de 30,000 hommes (v. plus bas, même chap.). — Le seul chiffre qui puisse offrir une base, pour l'estimation des forces du Dauphin en com' battants, est celui des cavaliers. M. Tuetey et, après lui, M; Bemoulli semblent pencher, conformément à l'indication de l'Autrichien Schamdocher, pour un chiffre de 15 à 16,000 cavaliers, évaluation qui nous paraît trop basse. En partant du chiffre officiel de 25,000 chevaux cité plus haut, nous arrivons à la conclusion que le Dauphin aurait disposé de 3 à 4,000 lances (à six hommes), soit 20,000 cavaliers au moins (dont 10,000 archers à cheval, y compris un tiers de valets). Enfin, remarquons que, pour avoir le total réel des forces du Dauphin, il faut ajouter à ces chiffres l'effectif resté inconnu du corps autrichien, qui n'était pas compris dans ces 25,000 chevaux.