Commandés par Saffolk
2. MatUiieu Gough oa Goth, originaire da pays de Galles. Bueil se trouva. constamment en face de ce capitaine anglais, sur lequel il eut presque toujours l'avantage. D'après Tringant (XXXI), Gough est représenté au Jouvencel par Guillaume Boucqueton. Après 1444, il devint, auprès de Gilles de Bretagne, frère du duc François 1*% l'agent secret du
, roi Henri VI. Marié en 1449, il termina sa carrière en France, à Bayeux, où il capitula (1450). Retiré en Angleterre, il fut tué, pendant une insurrection, dans un des faubourgs de Londres (juillet 1450). Gough portait comme armes, d'après une montre de Bayeux (29 mars 1449), Irois sangliers posés deux et un. — V. Lambron^ ifém. de la Société archéol. de Touraine, XI, 323. — Il est curieux de suivre les transformations du nom de Maithew Gough^ devenu Mathieu Goche, puis MatagOy et de là le seigneur de Matago. Les autres noms anglais ne sont guère moins estropiés par les contemporains.
3. Il avait avec lui messire Guillaume Hondchalle (ou plutôt OldhallX W. Glasdale et sir John Popham. D'après Tringant, Ghartier, Raoulet et la Ckron. de la Pucelle, Talbot venait d'Alençon , marche forcée de 50 kil., qui ne pouvait être exécutée que par des troupes montées. En supposant, en outre, que Gough arriva à Alençon dans la matinée qui suivit l'attaque des Français, Talbot ne pouvait être rendu au Mans que le lendemain matin (surlendemain de l'attaque). Au contraire, il est dit au Jouvencel que les secours anglais, conduits par Boucqueton (Gough) et le comte d'Orte (Bedford ou Arundel, et ici Talbot), arrivèrent le lendemain de l'attaque française (d'après Raoulet, à 7 h. du matin). Il faut donc croire, ou bien que Talbot ne venait pas d'Alençon, ou bien qu'il n'arriva que le surlendemain de l'attaque.