‹ Le JouvencelChapitre 10 sur 184 · U est à remarquer que ce soi-disant texte de Végèce a dû · texte numérisé non relu

U est à remarquer que ce soi-disant texte de Végèce a dû

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villes et diasteaulx et fortereises et de œ qui est nécessaire pour oe faire. U faoit présupposer une très forte place estre assise sur mer d'une part o« sur une grosse rivière, et forte et très difficiUc à prendre, comme de telles en sont assez, à laqueDe on veult mettre siège pour iœlle prendre et subjuguer. Et, de neccessité, pour ce faire on doit premièrement avoir regard aux engins qui y sont nécessaires. Et est assavoir qu'il y doit avoir deux grans engins et deux aultres moyens volans pour y getter, gamiz de pierres et prests de toutes choses. Item quatre couillars tous neuÊs, gamiz et prests de toutes choses pour getter, et chascun de deux cables et trois fondes pour changer quant besoing sera. Item quatre grans canons gettans de quatre à cinq cens livres pesant le plus groz, le second gettant environ trois cens livres et les autres deux gettans deux cens livres ou plus. Item ung canon espedd de cuivre^ gettant cent livres pesant. Item vingt aultres canons communs gettant pierres, item autres petiz canons gettans plombées et pierres communes de cent à six-vings livres. Item deux autres grans canons et six plus petis. Item encores deux autres gros canons gettant de trois à quatre cens livres pesant chascun, et quatre pctiz. Item trois aultres canons, ung grant et deux petiz. Item vingt et cinq grans canons à pierre gettans de deux à trois à quatre cens livres pesant, et soixante autres petit.

être singuliéremeot modifié fiar l'âuteur, comme le prou^re lom ce qui regarde les armes à feu.

i. A noter qu*il n*y a qu'un canoo de cuÎTre ou broute eur S48 fHècet ; le» autree devaient être en ht forgé.

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Et dcMbvent tous estre estofiez de piez de bois et de ce qu'il y apfMirtieDt. Et soDt, en somme toute, deux cens quarante huit canons, qui divisement sont nommez comme vous avez ouy cy dessuz, pour ce que divisement doibvent estre assiz selon Fasiette de la forteresse. Pour lesquelz canons garnir de pouldres, diarbon et autres estoffes neccessaires, il en fiuilt ce qu'il s'ensuit. Premièrement, trente mille livres de pouldre à canon ou environ, dont la moitié soit mise en estofies. Item trois milliers de diarbon de saulle, deux milliers de sacz de diarbon de diesne, vingt badnetz, à trois piez chacun et une queue, pour le feu allumer pour ksdis canons, et vingt souifletz. Item pour les grands canons dessuz diz mener d'une place en aultre, à chascun ung chariot renforcié; pour mener les pouldres et habiUemens, vingt et cinq diarretes à deux dbevaulx chascune et garnie de ce qui lui appartient. Item de quatre à cinq cens tappons de bois pour lesdis canons avecques les manteaulx ad ce neccessaires , pierres à canons, plombées, peneaulx, treteaulx, clayes pour couvrir lesdiz treteaulx et faire boUevars, si besoing est, chevilles de bois de couldre, tonneaulx plains et autres choses neccessaires pour servir au siège et à Tost. Et, avec ce, convient avoir du traict à main en grant et bon nombre selon la quantité des gens que vous avez audit siège, comme arii>alestres tant à crocq que à tour, bien garnies de tilloles, baudriers, cordes, fil pour en foire, viretons, dondaines et groz traict, et tours tous neufz à tendre arbalestres, aussi des arcs pour les archiers, et que diascun arc ait plusieurs cordes et des flesches en grand et bon

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nombre à la discrétion du maistre de Tartillerie et des archiers. En oultre, convient avoir grant nombre de pavoiz et de fallotz, tant grans que mo3^eo8 avec tonneauU de gresse pour faire ardre les faDotz dedans, et quatre cens haches de guerre tant à bec de faulcon que autres. Et, se d*aventure vous estes en lieu que puissiez miner, il est de neccessité que vous ayez ce qui s*ensuit, c'est assavoir : bedies, pelés de bois, esquipars pour vuider eaue, ung bon nombre de pyonniers, grans crocz de fer ayans chascun deux boucles, hottes toutes estoffées, lanternes, chevilles de fer d'ung pié et demy de long, un millier et, selon que verrez estre à faire, autant de petites ; item du clou de quatre sortes, dont Tune sera de demy pyé, l'autre de quatre dois, l'autre de trois, l'autre de deux, avecques les forges garnies de ce qu'il leur fault; des cordiers, des charrons, tourneurs à faire tappons de canons et aultres choses ; et que chascun sache son mestier et soyt gamy de ce qu'il luy sera neccessaire.

Instruction pour donner assault à une ville.

c Et, pour donner assault par mine, quant vous € verrez vostre opportunité, vous convient avoir cent c cinquante piez de chièvre, seize joues de pont, vingt c et quatre eschielles doubles grans et fortes à quatre € rencs pour soustenir quatre honmies d'armes de c front, qui ayent de xxxvi à quarante piez de long, c et que chascune eschielle ait trois pouliettes au € bout d'en hault; item de vi à vm vings autres € eschielles de bois de vingt-et^quatre i vingtpet-diiq

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piez de hault et aultres plus petites. Et est à noter que, en tout siège, est expédient avoir certains engins, c*est assavoir : ung chat et ung befiroy^, qui aura de vm à IX toises de long et deux et demye de large. Pour lesquelz faire, convient avoir environ trois cens toises de bois quarré, ung millier d*aisselins^, vingtquatre roolles et grant quantité d*aultre menu bois avecq les clous ad ce neccessaires ; item, six gros arbres de soixante à quatre-vings piez de long, qui serviront ausdis beffroy et chat par la manière qu'il devra estre ordonné. Item, quatre moulins à chevaulx fais en manière qu'il n'y ait que deux roues ; et chascune roue fera mouidre deux moulins; et seront assiz au lieu le plus convenable et prouffitable qu'il sera advisé. Quant aux ouvriers à faire les choses dessus dictes, il v en fauldra selon la discrétion des gens oongnoissans et expers ad ce. Et est assavoir que, pour les habillemens conduire dessus dis et aussi pour les vivres neccessaires pour le soustenement du siège, est expédient ordonner certain nombre de gens de l'ost feables, qui congnoissent le païz, tant pour garder les portz et passaiges comme pour conduire lesdictes choses, et que, en cbascun lieu, en soit mis selon qu'il sera advisé par les chieÊE de guerre. Et aussi, préalablement, on doit ordonner gens pour la garde et gouvernement du si^e et de la bastille, s'aucune en y a. Et, ce fait, fault avoir Tueil à embucher les portz et passaiges

i. Le beffroi était une tour mobile en bois. — Le chat était uoe galerie couverte où l'on pouvait cheminer à Tabri. Voyez JainvilU, éd. de la Société de TUistoire de France, ch. xli.

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