V. le tableau généalogique à la fin de cet appendice
4. V. les prétentions des Bourbons, plus haut, pièces XIII et XXVII, et Raluze, II, 383 et ss.
5. Cela était impossible. En effet, Béraud II était mort en 1400 et Jeanne Dauphine était née en 1412 (v. Baluze). Béraud avait simplement prévu le cas où son fils Béraud III n'aurait pas d'héritier, en lui en subtlituani d'autres.
En ce qui concernait les biens de la famille de Sanoerre, entrés dans la famille des Dauphins par Marguerite de Sancerre, troisième femme de Béraud II, il était évident que les Bourbons n*y avaient aucun droit, puisque leur mère Anne était flUe du premier mariage de Béraud II. Tous les autres enfants de Béraud II descendaient au contraire de Marguerite de Sancerre. Néanmoins, les Bourbons réclamaient leur part de ces biens, disant que, Jeanne Dauphine en ayant hérité, ils y avaient droit aussi bien que les autres héritiers de Jeanne ^
En troisième lieu, Tun des Bourbons, le comte Louis de Montpensier, qui avait été aussi le mari de Jeanne Dauphine (morte en 4430 sans enfants), prétendait obtenir, sa vie durant, la jouissance exclusive des biens de cette dernière, en vertu d'un testament fait par elle en sa faveur peu avant sa mort. Mais cette prétention fut écartée comme contraire à la coutume d'Auvergne^ et sans doute aussi parce que le testament avait été extorqué à une mourante ne jouissant pas de ses focultés par les oHiciers du comte de Montpensier. h' Art de vérifier les dates prétend^ à tort, selon nous, que ce fUt en vertu de la donation de sa femme que Montpensier conserva le Dauphine d'Auvergne. La sentence de iÂo\ ne dit rien de pareil. U est vrai que les Bourbons reçurent une part de la sucoesuon de Jeanne, dans laquelle le Dauphine se trouvait compris. Il est encore vrai que Louis de Montpensier garda le Dauphine et le transmit à ses descendants; mais il le reçut comme descendant de Béraud II, par suite d'arrangements particuliers avec son frère, et non comme mari de Jeanne Dauphine.
La seconde sœur de Béraud III, née du troisième lit et fille (le Marguerite de Sancerre, était Marie Dauphine, femme de
1. Comino on peut le voir, cette prétention ne fut pas admise.
2. V. Baluze, vol. Il, p. 305 et 422, la pièce du 20 mai 1436, coiien proci's-verbal des derniers moments de Jeanne. On relevait contre cette donation le fait que, d'après la coutume d'Auvergne (Jeanne était morte dans celte province, à Arde^}, 1rs é|H>ux ne pouvaient se faire aucune donation ni en propriété ni en usufruit. On peut voir par cette pièce que k comte et sa femme n'avaient pas vécu en parfait accord.